CosmeticOBS - L'Observatoire des cosmétiques

News aggregator : April 2019

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04/07/2019 Yuka décrypte désormais les étiquettes suisses

Diététicien de poche. C’est avec ce concept que l’application mobile Yuka a débarqué le lundi 1er avril en Suisse. Le principe est gratuit, il suffit de scanner le code-barres d’un produit avec son téléphone pour obtenir immédiatement une note sur la qualité nutritionnelle, de 0 à 100, pondérée en fonction des vertus nutritionnelles et de la présence éventuelle d’additifs alimentaires.

En France, elle s’est déjà imposée sur le marché depuis 2017 avec 9,4 millions de téléchargements. Sont déjà référencés 450 000 produits alimentaires et 150 000 produits cosmétiques. Les créateurs tirent des revenus de cette application gratuite en vendant sur leur site des conseils payants prodigués par un nutritionniste, ainsi que grâce à la version payante de Yuka. Celle-ci propose des fonctions supplémentaires et est déjà disponible pour les utilisateurs Android en Suisse, et d’ici au mois de mai pour les utilisateurs iOS.

Mais est-il possible de faire ses courses avec Yuka en Suisse? C’est ce que nous avons voulu tester.

Lire aussi: Yuka, l’application qui analyse les produits alimentaires, arrive en Suisse

Au rayon beurre de la Coop, beaucoup de choix. Le beurre bio de Romandie obtient 47/100. Sans surprise, il est jugé trop calorique et… trop gras. Du beurre, trop gras? Surprise!

Un peu plus loin, le beurre Latta est quant à lui classé mauvais avec 12/100, une note médiocre qui s’explique par la présence de cinq additifs, dont un à “risque modéré”: le sorbate de potassium pur, irritant pour la peau, les yeux et les voies respiratoires. On n’hésite pas très longtemps entre les deux beurres…

Des produits suisses arrivent tout de même à se distinguer. Le yaourt de la marque Milco est peu sucré, peu salé, peu calorique, peu gras, sans additif. Et obtient de fait l’excellente note de 78/100.

On se prend vite au jeu de chercher les produits les plus sains pour remplir son panier. Mais attention aux erreurs possibles. Les galettes de maïs de la Coop obtiennent 45/100 et sont jugées médiocres en raison de la présence d’amarante. Mais Yuka se trompe visiblement en prenant l’amarante (une céréale américaine) contenue dans la galette pour l’amarante E123, un colorant alimentaire rouge certes autorisé en Suisse, mais banni depuis 1976 aux Etats-Unis car suspecté d’être cancérigène. Nous avons trouvé ces informations sur internet. C’est là l’un des défauts de Yuka, qui se contente de relever les additifs sans donner d’information supplémentaire, ni page internet ou lien explicatif.

Lorsqu’un produit suspect est scanné, l’application est censée proposer une alternative plus saine. Fonction encore balbutiante pour le marché suisse, ce qui devrait être corrigé d’ici un mois, nous a confirmé la communication de Yuka. Les recommandations de produits sont faites de façon objective, sans sponsoring des marques ou influence des fabricants, assure l’application.

Si vous êtes client régulier d’Aldi, mieux vaut ne pas trop compter sur l’application. Sur une soixantaine de codes-barres scannés, seuls vingt-cinq ont été reconnus, peut-être parce qu’il s’agit de marques allemandes ou italiennes. Au rayon chocolat, aucun résultat n’est disponible pour les marques premier prix. Pour Cailler, le verdict tombe: trop calorique, trop gras et trop sucré pour ce chocolat au lait. Les amandes croquantes n’y changeront rien. Même résultat pour la version au chocolat noir.

Autre difficulté pratique: la connexion au réseau mobile. Sans connexion, l’utilisation de l’application devient impossible avant l’achat. Il faut attendre d’être plus près des portes d’entrée pour pouvoir scanner. Et s’apercevoir que le baume acheté n’était finalement pas si bon que ça.

Yuka analyse aussi les flacons de votre salle de bains. Des shampoings antipelliculaires obtiennent une mauvaise note à cause d’un fort potentiel allergisant. Quant à la marque Nivea, ses déodorants sont épinglés car ils contiennent des perturbateurs endocriniens, alors que les crèmes de douche obtiennent un bon résultat. Deux dentifrices récoltent 42/100. Ils contiennent du laurylsulfate de sodium, un ingrédient qui peut provoquer des inflammations sur la peau en favorisant le passage de molécules nocives pour l’organisme. On les repose rapidement sur l’étalage.

Yuka change-t-elle le contenu des frigos et des placards? Difficile à dire. Code-barres après code-barres, les courses risquent de devenir fastidieuses et déprimantes. Et, surtout, encore plus chronophages. Mais à l’heure où les industriels font tout pour rendre les étiquettes incompréhensibles, Yuka permet de les décrypter rapidement, et donc de consommer plus sain.

Océane Lavoustet - Le Temps
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04/06/2019 Tata Harper: "La cosmétique naturelle a désormais sa place dans le segment du luxe"

Des teints frais, comme après une balade dans la campagne anglaise au petit matin. C’est ce qui se dégageait des visages en backstage du défilé Stella McCartney, à l’Opéra Garnier de Paris, le 4 mars dernier. Une brume Floral Essence dans la main, l’Américaine Tata Harper vaporisait les mines repulpées des mannequins pour un dernier coup d’éclat avant les projecteurs. “Stella aime que le maquillage soit le plus naturel possible. La qualité de la peau joue donc un rôle”, lâchait la fondatrice de la marque du même nom basée dans le Vermont, chargée des soins de beauté pour le défilé automne-hiver 2019. Comme la designer de mode britannique, Tata Harper compte parmi les figures de proue d’une approche écoresponsable du luxe. Sa marque de cosmétiques, en vente entre autres au Melrose de Genève, à l’hôtel The Chedi à Andermatt et sur le site de Globus, a séduit en une décennie les adeptes de produits anti-âge efficaces, 100% naturels et non toxiques.

Née à Barranquilla en Colombie, dans une famille d’entrepreneurs, cette ingénieure en génie civil de formation a connu le boom de l’immobilier, notamment à Miami, avant de se retirer dans la campagne bucolique du Vermont, en quête de slow living avant l’heure. En 2007, le cancer du mari de sa mère la pousse à s’intéresser à tous les ingrédients controversés qu’elle consomme au quotidien. Elle réalise que même les produits les plus luxueux regorgent de produits chimiques synthétiques potentiellement toxiques. Faute de trouver des alternatives saines à ses soins anti-âge haut de gamme, elle décide d’en développer elle-même, avec l’aide de son mari, Henry Harper.

Lire aussi: Cosmétique: l’envol des produits de niche bio

Cinq ans seront nécessaires pour comprendre l’industrie cosmétique et chercher des botanistes et des chimistes qui partagent ses valeurs. Le domaine familial de 500 hectares devient un pilier du projet, avec la culture de certaines des plantes phares de la gamme - camomille, calendula, bourrache, arnica, reine-des-prés et luzerne, qu’elle intègre dans la majorité des produits qu’elle fabrique - et la création d’un laboratoire de production. En 2008, une première formule est finalisée: le sérum Elixir Vitae, composé de 38 ingrédients de haute performance conçus pour être la solution naturelle au Botox. La gamme compte aujourd’hui une cinquantaine de références. Autant de crèmes, sérums, masques qui ont en commun la richesse olfactive et bienfaitrice des dizaines d’actifs naturels qu’ils contiennent.

Comment évolue le rapport à la cosmétique aux Etats-Unis?

Si on exclut San Francisco ou New York, il reste très conventionnel, par rapport à ce qui se passe dans les pays scandinaves et en Australie. Les consommatrices commencent à s’éveiller au mouvement bien-être qui se diffuse autour du monde. Cela n’a pas encore eu de grandes répercussions, en particulier sur la législation liée aux ingrédients, qui reste nettement moins sévère qu’en Europe. Les marques dites propres émergent depuis deux ans. Pour certaines, c’est sans souffrance animale, pour d’autres sans paraben. Les concepts marketing portent souvent à confusion. Une marque végane peut laisser penser qu’elle est issue du potager, alors que cela signifie qu’elle ne contient pas de dérivés animaux, mais peut-être des ingrédients synthétiques controversés.

Vous êtes en pleine expansion européenne. Quels sont les territoires où votre marque a le plus d’écho?

En France, où les labels comme Ecocert rassurent des consommatrices qui cherchent le bio, le naturel, et ont perdu la confiance envers certaines grandes marques. Les Françaises sont très éduquées et exigeantes par rapport aux Américaines, qui cherchent juste des concepts rassurants sans approfondir. C’est sidérant de voir le nombre d’ingrédients synthétiques encore utilisés en cosmétique qui le sont aussi dans les voitures, comme les huiles minérales dérivées du pétrole ou les PEG (polyéthylène glycol), ces agents émulsifiants ou tensioactifs, parmi les plus polluants de la cosmétique pour l’environnement.

Quelles ont été les plus grandes difficultés pour se démarquer des marques conventionnelles?

Les laboratoires, les dermatologues et les prescripteurs que j’ai sollicités il y a dix ans ont tous tenté de me décourager. Ils étaient convaincus que les alternatives naturelles en matière d’additifs ne fonctionneraient pas et que in fine personne n’achèterait une marque naturelle haut de gamme.

Lire également: Asphyxiée, la peau se soigne entre minuit et 3h du matin

D’où le choix d’assumer toute la chaîne de fabrication vous-même?

Oui. A la même période où mon mari et moi avons eu nos deux premiers enfants, nous avons énormément investigué sur les dernières avancées de la chimie verte dans le monde. Au niveau des conservateurs, nous avons eu recours à des technologies allemandes très en avance pour remplacer les parabens et autres perturbateurs endocriniens. Pour remplacer les agents d’émulsion, nous avons essayé des cires d’arbres ou d’olives. Cela a été très long, mais payant. Seul bémol: nos produits se conservent moins longtemps: dix-huit mois, alors que la cosmétique conventionnelle peut les tirer jusqu’à cinq ans.

Votre approche maximaliste a aussi d’emblée positionné votre marque différemment.

D’une part, je ne voulais pas créer des crèmes bios baba cool, car je n’ai jamais été cliente de ces types de produits. Je cherchais à obtenir autant d’efficacité anti-âge que les marques conventionnelles haut de gamme que j’utilisais avant. D’autre part, j’étais d’emblée convaincue par l’idée de formules hyper-riches. La cosmétique a tendance à se concentrer sur un seul ou sur quelques ingrédients “héros”, un moyen simpliste de raconter une histoire et de vendre un produit. Pour nous, la complexité est synonyme d’efficacité. Je crois qu’un soin doit être multitâche. Ainsi, dans chaque bouteille, nous concentrons plus de 40 ingrédients de haute performance qui ont chacun leurs spécificités.

La distribution à grande échelle est-elle une contrainte pour une marque 100% naturelle et non toxique?

Non, à partir du moment où nos formules sont mises au point, il suffit de gérer l’approvisionnement en actifs et matières premières au gré des commandes. Assumer en interne la totalité des étapes, des formulations à la mise en pot, du sourcing au packaging, permet de maîtriser la qualité autant que les flux logistiques. Nous avons agrandi notre siège de production trois fois ces dix dernières années et employons 170 personnes dans le Vermont. Les seules difficultés résident dans le fait de trouver de bons partenaires et des points de vente qui collent à notre philosophie dans le monde. Nous en comptons 565 actuellement, auxquels s’ajoutent 80 spas d’hôtels.

Quelles sont les pistes d’amélioration que vous aimeriez suivre?

Notre politique en matière de développement durable. A commencer par l’emballage. Le verre de nos contenants est recyclable, mais ce n’est pas le cas des pompes et des couvercles en plastique. Nous planchons sur l’idée de pouvoir recharger les bouteilles et les pots directement sur les points de vente. Je rêve aussi d’emballages en carton, à base de fibres de champignons ou de racines, qui soient compostables. Même si le marché du luxe n’est pas encore familier avec ce genre de gestes écologiques, j’espère montrer l’exemple.

En près de dix ans, vos formulations ont-elles évolué en phase avec les progrès de la science?

Autant que possible. Cet automne, on présentera par exemple la nouvelle génération de notre collection des SuperNatural, la plus concentrée et la plus chère de la gamme. On a fait un grand lifting des formulations qui dataient de 2010, avec une toute nouvelle technologie. On finalise aussi une déclinaison de nos produits exempts d’allergènes reconnus, type huiles essentielles, gluten, miel ou rétinol, dont le lancement est prévu fin 2020. Par contre, je n’ai toujours pas trouvé de solution satisfaisante pour une crème solaire. Cela fait quatre ans que je cherche un filtre minéral qui évite l’effet masque blanc sur le visage. La science de la chimie naturelle est parfois plus compliquée que la synthétique.

A lire aussi Tata Harper, la plus glamour des cosmétiques naturels débarque à Genève

Quelles sont les technologies les plus prometteuses?

Un neurotransmetteur présent dans plusieurs plantes, notamment une lavande d’Espagne, a la faculté incroyable d’imiter l’effet du Botox. Il ne paralyse pas, mais bloque les nerfs dans leur neurotransmission pendant vingt-quatre heures. Les résultats cliniques basés sur un usage quotidien confirment une réduction de la profondeur des rides. C’est révolutionnaire. Un cadeau de la nature. On suit aussi de près une technologie allemande basée sur une sorte d’amidon qui agit sur les cellules graisseuses de l’hypoderme en les redensifiant, ce qui favorise le volume et redessine l’ovale du visage. Travailler avec les meilleurs laboratoires du monde, être parmi les premiers à utiliser ces nouvelles technologies et multiplier les actifs aux effets avérés, cela justifie le prix élevé de notre marque. On ne prend pas de raccourci au niveau de l’efficacité.

Au-delà de l’efficacité des soins, vous cultivez une approche globale de la beauté…

J’ai dans mes gènes la rigueur des femmes latinos culturellement très portées sur le fait de prendre soin de leur féminité, dans toutes les couches sociales. Je crois que pour être belle il faut être disciplinée: bien dormir, bien manger, faire du sport, gérer le stress avec la méditation. Je pense que le plus important tient à une qualité de présence, ici et maintenant, surtout quand on gère une entreprise sans cesse projetée dans le futur. Je vis avec mes trois enfants de 6, 9 et 10 ans dans le Connecticut. Je passe deux semaines précieuses par mois avec eux, le reste du temps est partagé entre le siège de production dans le Vermont et la promotion autour du monde.

Emilie Veillon - Le Temps
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04/06/2019 Cosmétique: l'envol des produits de niche bio

Pour de plus en plus de femmes, les produits cosmétiques de la grande distribution ne sont plus uniquement des promesses de beauté. Conscientes des enjeux et des risques environnementaux, elles tendent vers un style de vie plus durable, porteur de sens, et veulent que leur gamme de soins quotidiens s’inscrive dans cette veine. De façon concomitante, la méfiance à l’égard de l’industrie cosmétique ne faiblit pas depuis la crise des parabens du début des années 2000. Elle cible désormais les ingrédients suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ainsi que les dérivés pétrochimiques.

L’industrie de masse ne couvre donc plus toutes les attentes de cette tranche croissante des consommatrices qui cherchent une cosmétique plus minimaliste, avec des listes d’ingrédients plus courtes, des formules plus propres, des discours plus francs et honnêtes. “Les réseaux sociaux ont changé la donne. Les clients peuvent s’adresser directement aux marques. Ils posent des questions et veulent tout savoir sur ce qu’ils mettent sur leur visage, ce qui est normal”, explique Mathilde Thomas, fondatrice et directrice de Caudalie, la marque française spécialisée dans la vinothérapie.

Emilie Veillon - Le Temps
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04/05/2019 Cosmo Fragrances ferme son usine à Nyon

Clap de fin pour Cosmo International Fragrances à Nyon. Le groupe spécialisé dans les parfums d’ambiance et les produits cosmétiques fermera son usine le 31 mai, a appris Le Temps. Laissant 23 personnes sur le carreau, il délocalisera une partie de ses activités vers son usine de Granollers, dans la banlieue de Barcelone, où se situe la holding du groupe international. Les employés se sont vu proposer des relocalisations sous de nouveaux contrats en Espagne ou en France. Seuls deux ou trois auraient accepté, selon nos informations.

Le groupe espagnol, né aux Etats-Unis, avait racheté la société nyonnaise Renessence en 2007 pour y installer ses propres lignes de production de bougies, bâtonnets de senteurs ou eaux de toilette. “Cosmo Fragrances veut faire sa place entre Givaudan et Firmenich”, écrivait en 2013 le quotidien local La Côte.

Adrià Budry Carbó - Le Temps
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04/05/2019 Les cosmétiques au cannabis fleurissent, malgré un flou juridique persistant

Le cannabidiol (CBD), nouveau “super-héros” des ingrédients cosmétiques? De nombreux petits acteurs se ruent sur le créneau, mais les géants historiques du secteur de la beauté restent attentistes, en raison du flou juridique entourant cette molécule non psychoactive du cannabis.

“La tendance du CBD en Amérique du Nord, c’est énorme”, constate Romain Lemeunier, un responsable de la région pour le géant suisse des arômes, fragrances et actifs cosmétiques Givaudan, interrogé par l’AFP au salon In-Cosmetics, qui se tenait cette semaine à Paris.

“Mais chez Givaudan on n’en fait pas. Nous avons pris une position extrêmement précautionneuse en raison des incertitudes juridiques et réglementaires” sur cette substance, ajoute-t-il.

Les grandes marques mondiales de cosmétiques sont pour l’instant sur la même ligne. Pour ne pas être en reste nombre d’entre elles, de Kiehl’s (L’Oréal) à Origins (Estée Lauder) en passant par Murad (Unilever), ont récemment lancé à la place des produits de soins de la peau à base d’huile provenant de graines de chanvre, dont l’utilisation est plus largement autorisée.

Il est toutefois “probable” que tous les grands groupes du secteur passeront dans les cinq prochaines années au CBD, une fois que les réglementations seront clarifiées, estime le cabinet d’études Euromonitor. Lequel vante ce cannabis light comme “le nouveau super-héros des ingrédients de beauté” avec des vertus anti-oxydantes, anti-inflammatoires et relaxantes.

  • Cadre rigide en France -

En attendant, ce filon émergent dans la beauté est exploité par de nouveaux entrants, qui peuvent partir en croisade contre les contradictions entre la réglementation européenne et les positions plus strictes de certains Etats.

En France notamment, seules les fibres et les graines de chanvre peuvent être utilisées, alors que la réglementation européenne permet d’exploiter toute la plante. Celle-ci doit aussi contenir moins de 0,2% de tétrahydrocannabinol (THC), la principale substance psychoactive du cannabis.

Or “c’est dans la fleur de chanvre que l’on trouve le plus de CBD”, rappelle à l’AFP Laure Bouguen, fondatrice de Ho Karan, jeune société nantaise qui vient d’enrichir sa gamme de cosmétiques à base d’huile de chanvre d’un premier produit au cannabidiol.

En extraire d’autres parties de la plante “est une ineptie économique et écologique”, dénonce-t-elle, contrainte en attendant de se fournir ainsi en CBD ailleurs en Europe.

Même combat pour Fyllde, toute jeune société de droit néerlandais qui a démarré la vente en ligne de ses huiles et baumes contenant un CBD extrait de fibres et graines de chanvre bio cultivé en Slovénie par un laboratoire autrichien, pour un résultat “quasi pur” sans THC, déclare à l’AFP son fondateur français, Reynald Fasciaux, un ancien cadre d’Uber.

  • “Une belle histoire” marketing -

Il est aussi possible de produire artificiellement du CBD sans THC par chimie de synthèse. Mais cela ne colle guère avec la tendance de la cosmétique naturelle, et “le coût de la matière organique coûte dix fois moins cher”, explique à l’AFP Olivier Chauve, président de Spectrums Europe, une société parisienne d’importation de CBD organique américain.

“Le principal problème pour le CBD en France, c’est que (le gouvernement, NDLR) veut 0% de THC dans les produits finis. Mais le zéro absolu, ça n’existe pas”, peste cet entrepreneur, garantissant livrer quant à lui un CBD contenant “moins de 0,01% de THC”.

Paradoxalement, tout en réclamant à l’unisson la “dédiabolisation” du chanvre, les acteurs du secteur profitent aussi du parfum d’interdit qui a longtemps enveloppé toute la plante.

Le boom des produits de beauté au cannabis ces dernières années “semble aussi dans certaines situations avoir été provoqué par leur nature controversée”, relève ainsi Euromonitor.

M. Lemeunier, de Givaudan, est plus tranchant: “Le CBD, c’est du marketing. Cela plaît parce que les consommateurs se disent: +Si c’était interdit, c’était parce que c’était trop puissant+. C’est juste une belle histoire”.

Les bienfaits du CBD pour la peau “restent à démontrer” estime-t-il, arguant par ailleurs que d’autres actifs végétaux peuvent rivaliser avec lui sur le segment de la cosmétique “bien-être”. Avec en plus l’avantage d’être quant à eux parfaitement licites.

Agence France-Presse - Challenges
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04/05/2019 Beauté : Shiseido lance son big bang digital

Le nouveau centre R&D à Tokyo accueillera plus de 700 chercheurs à terme.

Ce n’est pas une machine à remonter le temps. Mais à se projeter dans le futur. Dans le monumental hall, aux poutres de bois clair, on s’installe devant le miroir et on découvre son visage… dans vingt ans.

Bienvenue dans le nouveau centre de recherche de Shiseido à Yokohama, près de Tokyo. Un immeuble de 15 étages, construit en trois ans, avec quelque 700 chercheurs. Le symbole de la dernière priorité du champion japonais des cosmétiques (Clé de peau, bareMinerals, Waso…).

En grande difficulté il y a cinq ans, le groupe a d’abord réinvesti dans le marketing et ses marques de luxe dans le cadre de son plan stratégique à 2020 . Cette fois, c’est au tour de la recherche. Un pilier historique. " Nous devons rebâtir un socle, a indiqué Masahiko Uotani, son PDG, car c’est un réel avantage compétitif. "

Les montants du plan d’économies lancé à son arrivée ont été réaffectés à la R&D. Ce qui a permis de faire passer les investissements, plutôt réduits, de 1,5 % à 3 % des revenus. Le niveau de L’Oréal. Bientôt, ils atteindront les 4 % avec 1.500 chercheurs, soit un doublement. Ce centre vient compléter un réseau de 5 autres dans le monde, dont un en France dédié au parfum. Le dernier a ouvert en Corée en janvier pour capter l’air du temps sur ce marché très créatif de la K Beauty.

L’innovation est au coeur de l’histoire de Shiseido. Comme L’Oréal, le groupe a fait de la science sa vitrine. En 1888, il a ainsi lancé le premier dentifrice au Japon. Son sérum pour la peau, Eudermine, sorti en 1897, est toujours un pilier des ventes !

" Notre principal domaine de compétence, ce sont les produits de blanchiment avec des actifs que d’autres n’ont pas “, détaille Hervé Cantin, responsable du centre de R&D en Europe. Une gamme plébiscitée dans toute l’Asie, surtout en Chine, où éliminer les taches sur la peau est la première demande.” Les Chinois connaissent le savoir-faire de Shiseido en matière de peaux asiatiques. Ils sont rassurés sur la sécurité et la qualité de nos produits ", reprend le dirigeant. En Chine, son premier marché à l’export, la croissance a bondi de 46,5 % en 2018. Les produits solaires sont un autre point fort.

Mais Shiseido a pris du retard sur le digital : le sésame du marché. Le rôle du centre de Yokohama, sera d’associer à la recherche sur les sciences du vivant celle sur les applications numériques. " Les consommateurs sont plus divers, leurs demandes changent, nous devons adapter la technologie pour être plus proches d’eux ", assure Yoichi Shimatani, responsable de la R&D du groupe.

Après avoir décentralisé sa recherche sur chaque continent, le Japonais met le turbo. C’est le sens du partenariat signé lundi avec le chinois Alibaba. Dans ce cadre, Shiseido va co-créer des produits pour les Millennials chinois avec le géant du e-commerce et offrir de nouveaux services. En échange, il bénéficiera d’un accès aux données de quelque 700 millions d’utilisateurs. " C’est un nouvel écosystème. Grâce à la data, nous allons analyser les besoins et changer notre façon de faire du marketing “, a souligné Masahiko Uotani. Un vrai levier, alors que le groupe réalise 30 % de ses ventes en ligne en Chine.” Ce sera 40 % en 2020 ", assure le PDG.

Ce n’est pas tout. Après un incubateur de start-up à Boston, Shiseido a un projet à Shanghai. Le géant nippon a aussi racheté deux jeunes pousses américaines, spécialistes de l’intelligence artificielle. L’une propose d’un clic d’obtenir un fond de teint personnalisé, en fonction de la couleur de sa peau.

En Europe, en revanche, le numéro 5 mondial de la beauté est à la traîne. Il devrait lancer d’ici la fin de l’année le site e-commerce de la marque Shiseido (déjà opérationnel en Asie et aux Etats-Unis). Le groupe ne voulait pas aller sur le digital sans contenu, ni services en plus. Sur le Vieux Continent, il n’exclut non plus de s’associer avec des géants du numérique, comme Amazon. Un gain de temps pour tenir les objectifs du nouveau plan stratégique.

Dominique Chapuis - LesEchos.fr
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04/04/2019 Shiseido vise le podium dans la beauté

Piloté par Masahiko Uotani depuis cinq ans, le géant japonais s’est redressé. Il prévoit de doubler son chiffre d’affaires. Il a inauguré un centre d’innovation et investit pour augmenter ses capacités de production.

Le Japon a dévoilé cette semaine le nom de sa nouvelle ère impériale, baptisée “reiwa”, qui signifie “harmonie”. Proclamée en pleine floraison des cerisiers, elle fait espérer aux Japonais de tourner la page des années sombres de l’ère précédente, celle du tremblement de terre de Kobe et de Fukushima. Hasard du calendrier, le groupe Shiseido, géant japonais de la beauté (8,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018), inaugurait simultanément son nouveau centre mondial dédié à l’innovation, à Yokohama. Dans cette ville portuaire, le bâtiment de 15 étages a vocation à être un phare qui incarne le changement d’ère du groupe.

“C’est le symbole de notre investissement en recherche et développement pour préparer Shiseido à sa prochaine étape”, indique Masahiko Uotani, président du numéro cinq mondial des cosmétiques. Son objectif? Faire de la recherche scientifique un avantage compétitif. Il en a déjà doublé les investissements, pour les porter à 3 % du chiffre d’affaires. …

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04/03/2019 Jean-Louis David, l'entrepreneur qui a construit un empire

Entrepreneur de la première heure et homme d’affaires redoutable, le pionnier français de la coiffure franchisée a bâti tout au long de sa vie une entreprise d’envergure.

Le monde de la coiffure est en deuil. Le pionnier français de la coiffure franchisée et inventeur du “dégradé” s’est éteint mercredi 3 avril, en Suisse, à l’âge de 85 ans. En démocratisant la coiffure “à la chaîne”, le coiffeur star et homme d’affaires a construit tout au long de sa vie un véritable empire du style chic et tendance. Des centaines de salons de coiffure abhorrant son nom dans le monde aux innombrables produits de cosmétiques vendus dans les salons et les supermarchés, cette étoile de la coiffure laisse derrière lui une image d’homme d’affaires redoutable.

" LIRE AUSSI - Jean-Louis David, as de la coiffure chic en série, est mort

Après plus de 50 ans passés à chérir le groupe Jean-Louis David, l’homme vendit sa marque en 2002. Retour sur le succès fulgurant d’un artisan coiffeur.

À l’aube de ses 25 ans, le jeune entrepreneur ouvre dans les années 1950 le premier salon de coiffeur à son nom dans le 17e arrondissement de la capitale. Quelques années plus tôt, Jean-Louis David s’était fait un nom en coiffant l’actrice hollywoodienne héroïne de Sueurs Froides d’Alfred Hitchcock, dans le salon Gabriel Garland détenu par le propriétaire de la revue de cinéma Cinémonde. “À 20 ans, j’ai eu la chance de couper les cheveux de Kim Novak”, racontait-il en 2013 au journal suisse Bilan.

Propulsé par le succès de la coupe “dégradée”, qu’il crée en 1970 et qui fut considérée comme une véritable révolution dans le monde de la coiffure, le système Jean-Louis David adopte son rythme de croisière, les ouvertures de salons dans l’Hexagone et en Europe se succédant au fil des ans. Le businessman se distingue également par différentes innovations telle que la résille, technique particulière de décoloration. Après avoir coiffé les plus grandes stars qui défilent sur la Croisette au festival de Cannes, le coiffeur s’essaye aussi à la photographie dans les années 1970 auprès des plus grands tel que Helmut Newton.

Mais c’est en 1974 que l’empire du businessman prend un nouveau tournant. Alors que Jean-Louis David quitte la France pour s’installer aux États-Unis, il y découvre le modèle de la franchise. Deux ans plus tard, l’entrepreneur crée le groupe Jean-Louis David et invente le premier système de franchise de salons de coiffure. Le groupe est positionné sur le créneau “abordable”, avec des coupes proposées pour une vingtaine d’euros. L’opération est un grand succès et Jean-Louis David supervise la publicité, les décors et les vidéos de formation de ses franchisés. La marque reste ainsi sous la coupe de son fondateur, volontiers autoritaire et qui de son propre aveu “n’aime pas travailler en groupe”.

En 1994, plus de 1.000 devantures de salons dans le monde affichent l’enseigne Jean-Louis David. L’entrepreneur français multiple alors les conférences rémunérées à travers le globe, pour prodiguer ses conseils de gestion et de style. Et outre ses centaines de salons, ses gammes de produits cosmétiques, et plus particulièrement de produits capillaires vendus en grande surface, alimentent le portefeuille du groupe qui s’associe notamment avec L’Oréal afin d’étendre sa conquête des supermarchés.

En 1993, le businessman se retire et cède les commandes à son fils aîné, Jean-Christophe. Mais face à la multiplication de chaînes de coiffure concurrentes, la marque décline. De fait, le créateur français cède, en 2002, son empire au géant américain Régis Corporation. L’américain revendra cinq and plus tard le groupe à Provalliance, dirigé par Franck Provost.

Depuis, Jean-Louis David coulait une retraite dorée entre la Suisse et les îles Caïmans, paradis fiscal caribéen dont il avait obtenu la nationalité, Selon le journal Bilan, le patrimoine de Jean-Louis David est estimé entre 100 et 200 millions de francs suisses.

Agence France-Presse,Claudia Cohen - Le Figaro.fr
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04/03/2019 Le coiffeur Jean-Louis David est mort à 85 ans

Le coiffeur Jean-Louis David est mort à l’âge de 85 ans des suites d’une longue maladie. Selon nos informations, le créateur des salons de coiffure qui portent son nom s’est éteint ce mardi 3 avril en Suisse, pays dans lequel il vivait depuis 2002 après la vente de son empire au groupe américain Régis associé à Franck Provost.

“C’est un homme visionnaire, avant-gardiste, créateur et businessman hors-norme qui a marqué la coiffure”, confie Franck Provost à BFMTV.

Né en 1934 à Paris, Jean-Louis David a grandi dans une famille de coiffeurs. Mais le jeune homme se destine au départ à une carrière dans la mode avant de se diriger vers la coiffure.

C’est dans les années 50, qu’il ouvre son premier salon à Paris, rue Matignon, rapidement fréquenté par les actrices stars de l’époque. Des vedettes internationales aussi, comme l’héroïne de Sueurs Froides d’Alfred Hitchcock. “A 20  ans, j’ai eu la chance de couper les cheveux de Kim Novak”, racontait-il en 2013 au journal suisse Bilan.

L’inventeur de la coupe dégradée

Mais c’est dans les années 60 qu’il devient une star de la coiffure grâce à l’invention de la coupe de cheveux dite dégradée considérée comme une révolution dans le monde de la coiffure, puis par différentes innovations comme la résille (décoloration légère, partant de la racine jusqu’aux pointes des cheveux). Il devient alors le coiffeur officiel du festival de Cannes et coiffent toutes les stars qui défilent sur la Croisette. Dans ces années folles, il côtoie aussi les grands artistes de l’époque comme Andy Warhol, Coco Chanel ou Pierre Bergé. En 1974, le coiffeur devient aussi photographe auprès de grands noms de la photo comme Herb Ritts ou Helmut Newton.

Le groupe Jean-Louis David se constitue en 1976 puis crée un système de franchise de salons de coiffure. En 1994, près de 1000 salons affichent l’enseigne Jean-Louis David. Il lance également une gamme de produits cosmétiques, et plus particulièrement de produits capillaires vendus en grande surface parmi lesquels shampoings, chouchous, barrettes, masques et laques.

Il cède en 2002 son empire au géant américain Régis Corporation associé à Franck Provost, l’autre coiffeur star français. Il faisait partie des 50 plus grandes fortunes françaises installées en Suisse avec un patrimoine compris entre 100 et 200 millions de francs suisses (entre 90 et 180 millions d’euros) selon le journal Bilan.

Côté vie privée, Jean-Louis David a été marié quatre fois et a eu quatre enfants. Son fils Jean-Christophe David a dirigé l’empire créé par son père avant de créer dans les années 90 Body’minute, un réseau d’instituts de beauté.

Frédéric Bianchi - BFMTV
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04/03/2019 Shiseido embauche dans ses laboratoires pour rattraper L'Oréal

Shiseido singe les start-up de la Silicon Valley. Le géant japonais des cosmétiques a inauguré, mardi 2 avril, un centre de recherche et développement à Yokohama, port situé au sud de Tokyo. Dans ce quartier de Minato Mirai gagné sur la mer, le PDG de Shiseido, Masahiko Uotani, a dépensé gros - 40 milliards de yens, soit 320 millions d’euros - pour construire ce bâtiment de 56 000 m².

Le site remplace des laboratoires vieillots exploités à proximité depuis 1968. Il doit achever de convaincre les meilleurs scientifiques de rejoindre le groupe. Salle de yoga, bar à boissons énergétiques et showroom dernier cri sont installés au rez-de-chaussée. Au dessus, dans huit des 16 étages de ce bâtiment de verre, l’ambiance sera moins zen : devant les paillasses flambant neuves, 650 biologistes, dermatologues et autres toxicologues travailleront dur pour breveter les antirides, les textures et les crèmes solaires qui, espère le PDG, demain feront mouche.

L’industriel a décidé de consacrer désormais 4 % de son chiffre d’affaires à la recherche, contre 1,5 % voilà cinq ans. Il rejoint ainsi les standards en vigueur chez ses concurrents, dont le numéro un mondial, L’Oréal, qui emploie 3 900 chercheurs dans le monde. " En 2020, nous aurons embauché 1 500 chercheurs ", assure le patron de Shiseido, lors d’une interview avec la presse, en marge de la cérémonie d’inauguration à laquelle Le Monde a été invité.

A l’étranger, ses services de recherches se voient aussi allouer de nouveaux budgets. En France, à Ormes (Loiret), l’équipe de son laboratoire va doubler en 2021, pour atteindre 60 chercheurs, assure Hervé Cantin, directeur de l’innovation en Europe.

Cette offensive en amont va de pair avec une salve d’investissements dans ses usines. Pour la première fois depuis près de trente ans, le groupe fondé par un pharmacien, Arinobu Fukuhara (1848-1924), en 1872, inaugure de nouveaux sites au Japon. Trois sont dans les tuyaux, à Nasu, Osaka et Kurume. En tout, le groupe consacrera plus de 1,3 milliard d’euros pour augmenter ses capacités, automatiser davantage sa production et faire tourner à plein régime cet arsenal. Un rythme nécessaire.

Les ouvriers des usines Shiseido - onze dans le monde dont deux en France - ne suivent plus la cadence de ses ventes. En magasin, les ruptures de stock se multiplient. Le groupe affiche 14 % de croissance sur son dernier exercice, à 8,67 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Juliette Garnier - Le Monde.fr
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