CosmeticOBS - L'Observatoire des cosmétiques

News aggregator : April 2019

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04/02/2019 Perturbateurs endocriniens : les lacunes de la réglementation européenne

Les perturbateurs endocriniens ont été identifiés dès 1996 par l’Union européenne comme un risque pour la santé et l’environnement.

Le chemin est encore bien long pour limiter notre exposition aux perturbateurs endocriniens (PE). Un rapport présenté ce mardi à Bruxelles souligne les lacunes de la réglementation européenne sur le sujet.

Réalisée à la demande de la Commission des pétitions du Parlement européen - qui indique avoir reçu 19 pétitions de citoyens européens sur le sujet -, l’étude pointe les incohérences de la réglementation actuelle sur ces microsubstances, pourtant identifiées dès 1996 par l’Union européenne comme un risque pour la santé et l’environnement.

Sur les secteurs surveillés, tout d’abord : " une définition légale des PE existe pour le secteur des pesticides , mais pas pour dans d’autres secteurs clés ", écrivent les deux auteurs français de l’étude, Rémy Slama, directeur de recherche en épidémiologie environnementale à l’Inserm, et Barbara Demeineix, endocrinologue au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Parmi les secteurs " oubliés “, les auteurs citent les substances chimiques, les cosmétiques, les additifs alimentaires , les matériaux au contact de l’alimentation, l’eau potable ou encore les jouets. Autant de produits qui exposent de manière” très probable " les Européens à des perturbateurs endocriniens, ajoutent les deux chercheurs.

Pour illustrer cette incohérence, Barbara Demeneix souligne, dans un entretien à " L’Humanité " que " l’Europe a banni le bisphénol A des biberons. Mais les femmes, y compris celles enceintes, sont exposées au BPA partout, donc le foetus peut être exposé. "

Mais même dans les secteurs des pesticides, " la réglementation est imparfaite ", pointe le rapport. S’il existe bien une définition et une gestion du risque des perturbateurs endocriniens, il manque en effet de nombreux tests permettant d’identifier leur présence.

Ainsi, malgré le " consensus scientifique sur leur définition et leurs risques, […] on ignore le nombre de perturbateurs endocriniens dans les produits actuellement sur le marché ", a ainsi déploré Rémy Slama lors de la présentation du rapport à Bruxelles.

Les deux chercheurs appellent notamment à une définition des perturbateurs endocriniens " applicable à tous les secteurs " et un classement en trois catégories selon leur dangerosité (avérée, présumée, suspectée). Il recommande également d’enrichir les tests obligatoires pour identifier la présence de ces microsubstances, qui " peuvent agir à des doses extrêmement faibles ".

Les coûts des perturbateurs endocriniens, mis en cause dans des maladies neuro-développementales et la perte de QI, " sont énormes, de l’ordre de milliards d’euros par an ", a souligné Barbara Demeneix devant la commission du Parlement européen. Une étude américaine, citée dans le rapport, les estime à 163 milliards d’euros par an uniquement dans l’Union européenne.

Sur ce dossier complexe et lourd d’enjeux économiques, la Commission européenne a, de son côté, indiqué qu’elle prévoyait de réaliser un bilan complet de la législation sur le sujet et qu’un peu plus de 50 millions d’euros était dédié à des projets de recherche sur les PE dans le cadre du programme " Horizon 2020 ".

Sophie Amsili - LesEchos.fr
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04/02/2019 L'Oréal investit 15 millions d'euros dans l'une de ses usines près de Paris

Le géant mondial des cosmétiques L’Oréal a annoncé aujourd’hui un investissement de 15 millions d’euros dans son usine d’Aulnay-sous-Bois pour la spécialiser dans la production de parfums haut de gamme de sa division L’Oréal Luxe, en plein essor. Jusqu’à présent, cette usine de quelque 220 salariés était spécialisée dans la fabrication de tubes de fonds de teint, de soins visage ou encore solaires, a précisé une porte-parole du groupe.

Ce projet illustre “la volonté de L’Oréal d’adapter agilement son industrie aux enjeux du marché, tout en valorisant les savoir-faire de chacun de ses sites industriels”, selon un communiqué du groupe. Aulnay va ainsi devenir le quatrième site du pôle industriel de L’Oréal Luxe en France, aux côtés de l’usine de Gauchy, spécialisée dans les parfums de grande série, Caudry centrée sur les soins et fonds de teint, et Lassigny, fabriquant des produits de maquillage.

Au total, L’Oréal compte 40 usines dans le monde, dont 11 en France représentant 26,5% de sa production mondiale.

Agence France-Presse - Le Figaro.fr
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04/02/2019 L'OREAL investit 15 millions d'euros dans la production de parfums en France

(AOF) - Afin d’accompagner la forte croissance de L’Oréal Luxe dans le monde, L’Oréal a annoncé le projet de renforcer ses activités industrielles en France en dédiant son usine située à Aulnay-sous-Bois à la production de collections de parfums et parfums d’exception. Avec un investissement de 15 millions d’euros, l’usine d’Aulnay-Sous-Bois deviendrait ainsi la deuxième usine de la " Manufacture du Parfum " de L’Oréal Luxe.

Ce projet permettrait de renforcer l’ancrage industriel et les capacités de L’Oréal Luxe en France avec 4 usines spécialisées par technologie : collections de parfums et parfums d’exception, à l’usine d’Aulnay-sous-Bois (93) ; Parfums de grande série à l’usine de Gauchy (02) ; Soins et fond de teint à l’usine de Caudry (59) et Maquillage à l’usine de Lassigny (60).

  • Leader mondial des cosmétiques, créé en 1909, avec 37 % du marché mondial des soins de peau et 19 % de celui du maquillage ;

  • Croissance annuelle moyenne supérieure à 4 % du marché mondial de la beauté, tirée par l’enrichissement des populations des pays émergents et leur vieillissement dans l’OCDE ;

  • Groupe organisé en quatre branches : les produits grand public pour 47 % des ventes, les produits de luxe (33%), les produits professionnels (13 %) et la cosmétique active ;

  • Position internationale puissante, avec plus d’une trentaine de marques mondiales , et un chiffre d’affaires équilibré entre l’Europe de l’Ouest (31 %), l’Amérique du nord (27 %), et les " nouveaux marchés " (numéro un en Chine) ;

  • Stratégie fondée sur 5 piliers : R&D élevée de 1 MdE, l’innovation contribuant à 15% des ventes annuelles, sortie de nouveaux produits (15 à 20% par an), positionnement dans les produits " premium ", marques phares aux niveaux mondial et national, focus sur les plateformes digitales ;

  • Montée des positions dans le luxe avec les marques Lancôme, Yves-Saint-Laurent, Armani et Kiel’s ;

  • Historique de croissance des ventes supérieure au marché depuis 8 ans ;

  • Politique d’acquisitions de petite taille mais à fort potentiel, développées par des investissements lourds en marketing ;

  • Structure financière exceptionnellement saine, d’où une distribution de près de 55 % du résultat et des rachats d’actions importants.

  • Activités américaines moins margées que dans le reste du monde et situation difficile en France ;

  • Absence de guidances chiffrées dans les objectifs annuels ;

  • Valeur proche de son plus haut historique sanctionnée à tout ralentissement de la hausse des ventes.

  • Sensibilité boursière aux annonces du japonais Shiseido et de l’américain Estee Lauder ;

  • Poursuite de la hausse des ventes digitales et de la branche soins, dopée par l’acquisition de Cerave ;

  • Evolution à long terme de la participation au capital de Sanofi ;

  • Spéculations sur une sortie du capital de Nestlé ;

  • Capital caractérisé par les positions fortes des familles Bettancourt et Meyers-33,13 %- et de Nestlé - 23,17 % qui ont rompu, début 2018, leur action de concert, l’Etat français détenant 0,53 %.

Luxe et cosmétiques

Les partenariats entre les géants du luxe et les acteurs du digital se multiplient, les premiers cherchant à s’adapter aux évolutions du comportement des consommateurs, notamment en Chine. Le cabinet Bain & Co prévoit que les achats en ligne, qui représentent aujourd’hui 9% du marché mondial du luxe, représenteront 25 % d’ici à 2025. Ynap, la plate-forme de commerce en ligne de Richemont, va lancer deux applications mobiles avec Alibaba pour cibler la jeune clientèle locale en Chine. Il y a quelques mois, le groupe avait annoncé le rachat de Watchfinder, un site d’achat et de revente de montres de luxe d’occasion. Il avait auparavant pris le contrôle de la plate-forme Yoox Net-a-Porter. Chanel, est, lui, entré au capital du britannique Farfetch, une plate-forme de vente de produits de luxe. Quant à LVMH, il a pris une participation dans Lyst, un moteur de recherche dédié à la mode, après avoir ouvert la plate-forme internet 24 Sèvres.

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04/02/2019 Comment le numérique bouleverse le business de L'Oréal

Bien sûr, l’événement s’est déroulé sur la Seine dans un décor de carte postale ; d’accord, un défilé de mode a de quoi surprendre pour une marque de cosmétique ; certes, Eva Longoria ou Andie MacDowell étaient de la partie… Mais, malgré tout cela, on peine à comprendre comment le défilé L’Oréal Paris du 30 septembre dernier a pu totaliser 4,3 milliards de vues sur Internet. Oui vous avez bien lu : plus de 4 milliards de vues ! Besoin de décryptage ? Non seulement L’Oréal Paris avait invité les influenceuses stars du Net originaires de 34 pays. Mais la marque a aussi retransmis le défilé en direct sur tous ses réseaux, d’Instagram à Facebook en passant par Tmall ou JD.com en Chine. Selon nos estimations, pour obtenir un tel bruit médiatique, elle aurait dû investir près de 100 millions d’euros en publicité là où elle n’en a pas dépensé cinq.

Ce seul événement donne la mesure de la nouvelle puissance que procure le numérique chez L’Oréal (voir la vidéo ci-dessus). La mue du leader mondial de la beauté est désormais totale. Les ventes en ligne représentent déjà 3 de ses 28 milliards de chiffre d’affaires, 42% du budget média est investi sur internet, plus aucun produit n’est lancé sans passer dans les mains des “youtubeuses” (ces spécialistes des tutos beauté en ligne). Même les usines utilisent l’intelligence artificielle pour leurs prévisions de commandes. Un cas d’école pour tous les grands groupes, en particulier industriels, appelés à faire leur révolution. “La moitié de notre croissance des dernières années vient du digital”, détaille le P-DG du groupe, Jean-Paul Agon. “Dans ce domaine, L’Oréal devance de loin ses concurrents comme Estée Lauder”, confirme Javier Atalante, analyste chez Evercore ISI.

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Jean-Paul Agon a en effet lancé sa croisade dès 2010, à l’époque où les selfies et les vidéos captés avec un iPhone se popularisaient aux Etats-Unis. Le patron ne comprenait pas encore très bien l’impact que tout cela aurait sur son business, mais il a donné le “la”. Son groupe, matrice de 35 marques vendues dans 150 pays, a alors fait fleurir pas moins de 5.000 sites internet (ramenés depuis à 1.200). “C’était un peu fou, chaque sous-marque avait son site dédié”, reconnaît aujourd’hui le directeur général adjoint, Nicolas Hieronimus. En 2014, fini le tâtonnement avec la nomination de Lubomira Rochet, une normalienne de 37 ans, au nouveau poste de chief digital officer. L’ancienne dirigeante de Valtech, cabinet spécialisé dans la transformation numérique, fut ainsi propulsée au comité exécutif avec la charge d’évangéliser les L’Oréaliens.

Un de ses principaux chantiers ? L’e-commerce. Pour bien comprendre le potentiel de ce nouveau canal de distribution, il faut se rendre en Chine. Là-bas, les ventes en ligne du groupe sont passées de 1% à 30% en à peine huit ans. Grâce à des plates-formes comme Tmall ou JD.com, Lancôme, L’Oréal Paris ou Yves Saint Laurent ont leurs e-boutiques et livrent les commandes directement depuis leurs entrepôts à Suzhou, à l’ouest de Shanghai. L’achat via un smartphone s’est banalisé, la livraison en 24 heures est devenue un standard. Illustration avec la fête des Célibataires, le 11 novembre : ce jour-là, Alibaba, l’Amazon local, a vendu pour 30 milliards de dollars de marchandises ! Et L’Oréal en a largement profité. Au siège de Shanghai, l’ambiance était à l’euphorie : sur un écran géant, les équipes du marketing ont pu suivre en temps réel l’évolution des ventes, soit, selon nos informations, 6 millions de commandes ! “C’était fou, j’ai dû embaucher des centaines d’intérimaires pour assurer les livraisons jour et nuit”, explique la patronne des usines du groupe, Barbara Lavernos. “On a sablé le champagne devant notre écran”, confirme Stéphane Rinderknech, directeur général Chine.

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L’un travaille sur un diagnostic de peau en ligne, l’autre sur un outil de mise en relation à distance avec une conseillère beauté, un troisième nous montre comment, demain, en prenant en photo le visage d’une copine, son maquillage pourra être transposé virtuellement sur le mien via un smartphone  ! “Ces services permettent de doubler la durée de visite sur un site et augmentent de 10 à 30% les chances de réaliser une vente”, se félicite Lubomira Rochet. Les distributeurs en redemandent. Pour Amazon par exemple, ModiFace développe déjà un outil qui permet à la cliente de visualiser l’effet d’un produit de coloration sur ses cheveux ou d’un rouge sur ses lèvres.

La politique marketing de L’Oréal est, elle aussi, perfusée au digital. 40% des investissements publicitaires ont abandonné les médias traditionnels (TV, presse, affichage) au profit d’Internet (soit un budget d’environ 2 milliards d’euros net, selon nos estimations). La façon même de concevoir les campagnes est chamboulée, avec des messages toujours mieux ciblés. Pour le lancement en mars prochain du shampooing Fructis Freeze pour homme par exemple, vous verrez un homme jouer avec un enfant si vous êtes papa, un ballon de foot ou un casque de Wii si vous aimez le sport ou préférez les jeux vidéo. Chaque marque définit ses “tribus” de consommateurs (de 3 à 10 pour chaque lancement) grâce aux données récoltées sur son propre site. Puis elle achète à Google ou à Facebook des millions de profils leur correspondant. “Sur le site de Kiehl’s, le taux de clic sur une pub ciblée est jusqu’à deux fois supérieur à celui sur une pub identique pour tous”, confie un cadre du groupe.

Autre changement : les équipes du marketing multiplient les formats publicitaires pour s’adapter à chaque réseau : Instagram, YouTube, Facebook. Si bien qu’au total le lancement d’un produit peut donner lieu à 300 messages publicitaires différents, photos, vidéos ou autres. L’Oréal est d’ailleurs passé maître dans l’art de capter l’attention de l’internaute avec des vidéos de moins de cinq secondes. Celles conçues pour Vichy Minéral 89 ou Magic Retouch sont des modèles du genre. Couleurs pop, effet cinétique, starification du produit… neuf “critères créatifs”, sorte de charte d’efficacité, sont requis pour hypnotiser l’internaute. Seul hic : ces créations publicitaires, même si elles sont de plus en plus réalisées sans recours à une agence de pub, coûtent cher à produire.

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Les petits calibres reçoivent les nouveautés. “Le contrat est tacite, tu postes un contenu positif ou tu ne recevras plus jamais rien”, décrypte le patron d’une agence spécialisée. Les plus influentes sont invitées à des soirées conçues pour être “instagrammable”. Traduction : donner lieu à des photos le lendemain sur Instagram. Il y a un an par exemple, Yves Saint Laurent ouvrait un “YSL Beauty Hotel” pour quatre jours place de la Madeleine : 2.500 invités s’y sont adonnés à la selfiemania devant un bar à néon, un distributeur de rouges à lèvres personnalisés ou un concert rock. Avantage de ce genre d’événement  ? Il ne coûte que quelques centaines de milliers d’euros à produire contre plus d’un million pour une campagne classique (le double avec l’achat média) et offre un retour sur investissement identique, voire supérieur. De plus en plus, les Lancôme, L’Oréal Paris ou Kiehl’s tissent leur réseau d’influence sur les comptes de leur marque ouverts sur Facebook ou autres. Yves Saint Laurent émet ainsi près de 2.000 posts par an sur Instagram, de quoi être bien référencé par les moteurs de recherche. “Nous voulons être les mieux positionnés sur les autoroutes de Google”, résume Lubomira Rochet.

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Tout cela ne serait pas possible sans la profonde réorganisation managériale opérée par le groupe. Au niveau global, Lubomira Rochet s’est entourée d’un “comité digital” de 80 spécialistes (de l’e-commerce, de l’influence, de la publicité personnalisée, etc). Son rôle est de donner le cap et de déployer les bonnes pratiques. Mais ce comité est aussi dupliqué en version plus petite à l’intérieur de chaque pays et de chaque marque. Au total, plus de 2.000 spécialistes ont été embauchés. Et 25.000 autres salariés ont reçu une formation accélérée pour un budget d’environ 15 millions d’euros à ce jour. Le comité exécutif et 300 hauts cadres ont pour leur part eu droit à un voyage d’une semaine dès 2016 dans les hauts lieux de la tech américaine : Amazon, Google, Fondation Bill Gates, Uber, etc. “On s’est alors rendu compte que le digital n’était plus la cerise sur le gâteau mais le gâteau lui-même”, formule le numéro 2 du groupe, Nicolas Hieronimus. Désormais, selon Camille Kroely, responsable notamment du partenariat avec la Station F, “L’Oréal ne se compare plus à Estée Lauder, mais aux Gafa.” Ce que Jean-Paul Agon, lors de l’annonce des derniers résultats, a résumé ainsi : “Nous voulons devenir la première”beauty tech“.”

Mais, pour y parvenir, il y a encore du travail. L’entreprise ne sait pas encore très bien exploiter ses millions de données. Elle utilise par exemple dans ses différentes filiales une vingtaine de logiciels SAP différents, qui ont du mal à communiquer entre eux. Un inventaire global des produits du groupe a par exemple été impossible à réaliser. Autre souci, comme elle vend la très grande majorité de ses cosmétiques via Sephora, en supermarchés ou en pharmacies, elle n’a pas facilement un accès direct à ses clients et dépense de fortes sommes pour constituer des fichiers, parfois peu utiles. Avec tout cela, on en oublierait presque son métier historique, fabriquer des crèmes, des shampooings et des rouges à lèvres.

ModiFace, une start-up canadienne acquise par L’Oréal en mars 2018, développe une batterie d’outils pour aider les consommateurs à faire les bons choix de produits en ligne. Ils sont déjà lancés ou en cours de lancement, sur les sites des marques du groupe ou via les distributeurs comme Sephora ou Amazon.

Officiellement, L’Oréal ne paie pas les célébrités de YouTube ou d’Instagram. Pourtant, selon nos informations, son budget influence a dépassé les 200 millions d’euros l’an dernier. En fait, les stars signent des contrats à l’année, qui imposent un nombre de posts prédéfini, une présence dans les soirées, etc. Viennent ensuite les “macros” invitées à des événements sur mesure et traitées comme des reines, à charge pour elles d’en donner un large écho. Certaines sont salariées comme des mannequins pour participer à des vidéos utilisées sur les chaînes des marques. Enfin, les influenceuses de deuxième division, les “micros” , reçoivent des valises de produits à tester. Gratis bien sûr.

Sophie Lecluse - Capital.fr
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04/02/2019 Perturbateurs endocriniens : la réglementation européenne ne protège pas les populations

En novembre 2018, la Commission européenne présentait sa stratégie sur les perturbateurs endocriniens (PE) avec, comme objectif affiché, la réduction de l’exposition de la population à ces substances, capables d’interférer avec le système hormonal et impliquées dans une variété de troubles et de pathologies. Bruxelles a-t-elle les moyens de son ambition ? Un rapport commandé par le Parlement européen, et qui devait être présenté mardi 2 avril à ses commanditaires, répond par la négative : en l’état, la réglementation en vigueur n’a pas les moyens des objectifs que s’est fixé l’exécutif européen.

Il y a pourtant urgence. Dans leur rapport, les deux auteurs mandatés par les parlementaires, Barbara Demeneix (CNRS, Muséum national d’histoire naturelle) et Rémy Slama (Inserm, université de Grenoble), ont d’abord passé en revue les connaissances scientifiques les plus récentes sur le sujet. " Auparavant, nous disposions surtout de données américaines sur l’imprégnation de la population, mais nous avons désormais accès à des données de surveillance en Europe, montrant une situation comparable, explique Rémy Slama. A savoir une exposition généralisée de la population, y compris les femmes enceintes, à des dizaines de perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés. "

L’exposition à certaines de ces substances - pesticides, additifs alimentaires, plastifiants, cosmétiques, solvants, ignifugeants, etc. - augmente le risque de contracter de nombreuses maladies chroniques. En raison de leurs propriétés particulières, il est souvent impossible de fixer un seuil d’exposition en dessous duquel aucun effet ne serait susceptible de survenir.

Stéphane Foucart - Le Monde.fr
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04/01/2019 Ponroy acquiert l'expert de la dermatologie Pasquali Healthcare

Basée à Florence en Italie, Pasquali Healthcare propose une gamme de produits contre les dermatites,mycoses ou les crèmes solaires distribués en pharmacie sans prescription.

Avec l’italien Pasquali Healthcare, Ponroy réalise sa première acquisition internationale. L’entreprise vendéenne, fabricant de cosmétiques, de compléments alimentaires et de produits d’hygiène, entre aussi dans le monde de la dermatologie. Basée à Florence, Pasquali Healthcare propose une gamme assez large de produits dans ce domaine (dermatites, peaux craquelées, rougeurs, mycoses, verrues, crèmes solaires…) distribués en pharmacie sans prescription (Over the Counter ou OTC Products).

Sa marque phare, Dermovitamina, qui représente 60 % de ses ventes bénéficie d’une certaine notoriété en Italie au prix de 3 millions d’euros d’investissements télévisuels chaque année. Cette société familiale affiche une croissance annuelle moyenne de 12 % depuis cinq ans, précise Philippe Charrier, président de Ponroy. Ses ventes atteignaient 23 millions d’euros en 2018. Au-delà de sa gamme, Pasquali Healthcare a en outre l’avantage d’ouvrir au groupe français, l’accès au réseau des pharmacies italiennes, ses marques Vitarmonyl et Biopha Nature n’étant pour l’heure présente qu’en grande distribution dans ce pays. Inversement, Dermovitamina peut trouver une vocation européenne. Costantino Pasquali, représentant de la famille fondatrice, demeure à la tête de la société et conduira le développement de Ponroy sur le marché des 7.000 officines italiennes.

Pasquali Healthcare est la troisième acquisition de Ponroy depuis l’arrivée, en janvier 2017, de 3i en tant qu’actionnaire majoritaire, aux côtés du fonds franco-chinois Cathay directeur capital. Le groupe a repris le français Ersa ( Aragan ), spécialiste des probiotiques, puis le monégasque Densmore , expert des compléments alimentaires prévenant les pathologies ophtalmologiques. Ces trois sociétés représentaient, au moment de leur reprise, un apport total de 56 millions d’euros. Leur croissance rapide, ainsi que celle de Ponroy, a permis au groupe de doubler de volume " à plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires net en 2019 contre 105 en 2016 “, précise Philippe Charrier. Ponroy ne s’en tiendra pas là.” Nous cherchons des leaders dans des marchés de niche ", précise Guillaume Basquin, directeur chez 3i. L’entreprise vendéenne est aussi passée de 400 à 700 salariés dont près de 250 à Boufféré, son siège social où elle dispose d’un outil industriel dans lequel 3 à 4 millions d’euros sont investis chaque année.

Emmanuel Guimard - LesEchos.fr
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04/01/2019 JAB poised to take back majority control of Coty

JAB Holdings, the investment firm that has been on a $50bn-plus deal spree across the consumer sector, looks set to take back majority ownership of problem-plagued cosmetics maker Coty after the response to its tender offer proved very strong.

In a statement on Monday, the Luxembourg-based JAB said it would extend the deadline to April 15 for the tender offer for up to 150m shares of Coty at $11.65 per share, so as to allow time to secure regulatory approval in Russia.

But given that 282.3m shares have already been offered up for sale, far exceeding the maximum threshold, JAB is likely to finish up owning 60 per cent of Coty. It currently owns a 40 per cent stake.

The deal shows how JAB, which also owns Keurig Dr. Pepper and Pret a Manger, is acting decisively to support one of its oldest investments after a particularly difficult stretch.

Shares in Coty, whose brands include CoverGirl make-up and Wella hair products, fell by more than 60 per cent in the 12 months before the tender offer was unveiled on February 7. The company botched the integration of the $12.5bn acquisition of Procter & Gamble’s beauty brands, which closed in late 2016. It has also struggled to keep up with new nimbler brands in make-up, which rely on social media influencers like Kylie Jenner to quickly build a following.

To secure board approval for the tender offer, JAB agreed to a standstill agreement that means it cannot buy more than an additional 9 per cent of Coty in the three years after the deal.

Coty shares fell 2.3 per cent in early trading on Monday, giving the company a market value of $8.44bn.

In London,Leila Abboud - Financial Times (FT)
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04/01/2019 What Successful Beauty Startups Are Focusing On Now

The Beauty & Money conference taking place in Los Angeles on April 25 ran a competition to find 12 beauty startups they think are the most interesting. They had 18 judges identify the most interesting and pick 12 winners and the winners are described below. (Full disclosure: I was one of the 18 judges.) What’s so interesting about the winners is that their focus tells us where the beauty industry is going. I’ve met or spoken with every one of the winners and here’s how they are the broad categories they fall into now.

Clean Beauty

“Clean” is defined differently by various people but everyone agrees that clean products should be safe and nontoxic. Some people extend the concept to include effective, ethically-sourced and environmentally sensitive but not everyone agrees about those extended definitions. Rich Gersten of Tengram Capital, another one of the judges at Beauty & Money, told Glossy recently, “clean” and “natural” are “no longer differentiators,” they’re table stakes for being in the business. “]T]here’s probably a time five years from now,” he said, “where, if you’re not natural and clean, you’re not on the shelf.” Consistent with those comments, almost every one of the winners defines themselves as “clean” but they also have other characteristics that make them unique.

One aspect of clean is, “vegan.” According to a study by Signals Analytics, the chart below shows how consumer discussion around vegan beauty products has doubled over the last two years but only niche players are addressing it in any meaningful way. Vegan is 13% of the conversation but only 4% of the product range. That’s a big opportunity.

Almost every new beauty company talks about the science involved in their products. Elizabeth Kopelman of Frisson Beauty, an industry consultant with deep industry knowledge, says “when you say science, it’s about performance…ingredients must deliver immediate, tangible results. This will be transformative for skincare…and that’s where brands are going to break out of the pack.” Kopelman points out that American skin care is moving in the direction of Asian skincare. She says Asian skincare is, “extremely technical,” which sets it apart. “[In China,] there’s a confluence of skin care technology plus rituals and [now] we’re seeing it [in America] too,” she told me.

Direct-To-Consumer

In a large number of consumer product channels, multi-brand retail is declining. No one knows what the future is for multi-brand retail in beauty, but there’s a good chance that we will see more brands sell more direct to consumer. Kopelman of Frisson Beauty points out that direct-to-consumer is “very difficult to get right in beauty.” She says it’s challenging to “engage authentically with a purpose and not just regurgitate what’s out there…because it has to be original, fresh, new, and it’s hard to sustain that.” She points out that Kylie Jenner, who needs no help with name recognition, chose to sell her beauty brand with Ulta rather than selling direct-to-consumer without a retailer involved.

Personalization

There’s a huge trend towards personalization and beauty is no exception. Personalization often means making products that are unique to each individual customer but increasingly, it is involving science to create that personalization. Of the winners described below, Nectar helps you make your own soap with your own fragrance right in their store. Amareta has products for different stages of women’s hormonal cycles and SkinSAFE can make recommendations based on what kind of conditions you’re experiencing. More broadly in beauty, we are seeing very sophisticated science being applied in very personal ways that’s usable on a broad scale.

Men

Finally, men in beauty. There are a growing number of men using beauty products and a growing number of products for them. Men need a different approach and they are starting to see it. If the products are right, appeal to men’s sensibilities and don’t make them feel they’re buying a women’s product in a different package, there’s a huge market to be had.

The Spotlight Award Winners

Acaderma got its name because its founders came from academia and the company is focused on skin. Their founder is one of the youngest cosmetic scientist award winners of the International Federation of Societies of Cosmetic Chemists. They have five exclusive active ingredients (patent pending) that they have proved out with double-blind clinical trials. They have extracted those five exclusive ingredients using proprietary techniques, and identified the mechanisms that make them work to improve skin. Their efficacy is based on science and now their challenge is to educate consumers about their products unique derivation and effectiveness.

Amareta is the first skin care company to create products for different stages of women’s monthly hormonal cycles. Amareta recognizes that skin changes during a normal woman’s cycle and different days call for different ingredients. From that beginning, Amareta has expanded with a collection for pregnant and postpartum women. Amareta is a small company but 60% of their customers return to make another purchase.

All the virtues that consumers want in clean beauty are expensive. But as Marta Cross, the founder of APTO Skincare, told me, “we are clean beauty for $5 to $25.” The way they do that is by integrating their laboratory, product design and production factory into one integrated business. That increases efficiency, reduces leftover inventory and keeps the profit from all three levels inside one, integrated enterprise, keeping costs down. That allows APTO Skincare to offer innovative, price-competitive, clean beauty products in channels like Free People, ipsy and Walmart at prices that competitors can’t match.

Chella is an eyebrow-focused beauty business founded by a former NFL player. When the founder was a young boy, he’d put on his football uniform and felt invincible. He recalled that as a boy, he’d watch his mother get the same feeling when she put on her makeup and that enabled her to be successful and retire by age 40. Chella was formed to give women the same feeling of confidence that the founder’s mother had. The biggest growth in the business is coming from online sales, particularly direct-to-consumer on the Company’s own website and on Amazon.

The founder of Chuda Skincare previously worked for the designer Donna Karan who told her, “unless you can do something different, don’t bother.” She created Chuda based on a 1000-year old formula that was administered by a family who were court physicians to the Czars of Russia. It is made of pollens, oils and propolis only found in the Caucasus Mountains and never shared before outside the family. A chemist helped turn the formula into a cream that creates a “healing dome that provides skin with all the nutrients, vitamins, essential fatty acids and antioxidants it needs…and prevent outside environmental aggressors while you have the product on.” Chuda has won the QVC Beauty Quest Award for 2018 for being the “next big thing in beauty” and the Oprah Fall Beauty O-Wards 2018.

Hero Cosmetics uses hydrocolloid acne patches discovered in Korea, with non-irritating ingredients, to treat acne blemishes. Hero Cosmetic’s patches have better absorption and adhesion than its competitors and they are medical grade. All of those features are disruptive to the acne treatment market which is based on harsh chemicals that dry skin. The company’s philosophy is to bring customers new, effective skincare products that have gentler formulations without parabens, sulfates and other harmful ingredients to find mild to moderate acne. Hero Cosmetics products are cruelty-free, vegan-friendly and don’t harm the earth.

Karuna means “compassion” in Sanskrit and the company says it was the first to bring sheet masks to the United States. Discovered in Asia in 2007, sheet masks create a protective barrier so Karuna’s clean ingredients can be as effective as possible. The composition of the sheet masks themselves are critical to product performance. Karuna’s masks are made of high-quality, biodegradable fibers, including natural wood pulp and Japanese cotton fiber, which are more breathable and retain more serum to enhance efficacy. Karuna plans to diversify in 2019 by adding everyday skincare products to its product line.

Nectar Bath makes bakery-looking soap treats for the bath from sustainable and vegan-friendly ingredients. The Company has nine stores of its own, primarily near its headquarters in Las Vegas, where it creates its own environment in high-traffic areas. Nectar’s strategy of colorful, clean, eye-catching products in its own stores is complemented by store associates who are dancing, singing karaoke and having scrub parties. Nectar has also embraced personalization and experience with customers choosing their own fragrances and mixing the product for themselves which they buy and take home from the store.

Patricks is a three-year old brand that has won several international hair and packaging awards. You can find it at luxury retailers including Harrod’s, Mr. Porter, Neiman-Marcus and Selfridge’s. The formulations have active ingredients that address hair growth, hair loss and scalp health for men. It’s packaging is inspired by elements from high technology electronics and luxury cars. Patricks is launching a skincare line with pharmaceutical-grade ingredients to improve the look and feel of men’s skin.

Let’s say you were a consumer product company that wanted to give consumers samples. If you just hand them out on the street, you have no idea who got them, what their reaction is, or whether they’re the right people for you to target. That’s what Sampler is intended to fix. They will connect you digitally to the consumers who want to sample your product so that you can follow up with the consumer and turn them into customers and evangelists for your brand. Ritz, Garnier, Maxwell House and Kool-Aid are some of the brands that have used Sampler and beauty is a key market opportunity for them.

SkinSAFE provides personalized product recommendations to consumers with sensitive skin or who are concerned by products’ confusing ingredients. SkinSAFE uses its proprietary data to analyze products and tell consumers which products will work for them. SkinSAFE then analyzes what other products would work for that consumer, makes recommendations, and sells the product to consumers. It is a personalized shopping tool to help consumers avoid bad reactions and save money.

No Spotlight award winner is more aptly named than Sweat. Sweat was founded by former college and professional soccer athletes to provide beauty products to women who enjoy being active and don’t want their look to be compromised by, well, sweat. The brand is intended to blur the line between being “girly” and being a “jock” by providing women-on-the-go a product that will not just endure but can be applied while on the move. The founders of Sweat believe that if athleisure is the next clothing, then Sweat is the next beauty.

The beauty industry continues to percolate. It is generating new ideas and new startups, consumers continue to search for new, independent brands and big acquirors are paying premiums for startups. All of that is encouraging more creativity and more entrepreneurship in the industry. Until one of those things changes, we will continue to see more creative startups.

Richard Kestenbaum - Forbes
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04/01/2019 Les laboratoires Filorga dans le viseur des grands noms de la cosmétique

De L’Oréal à Shiseido, les géants du secteur sont dans la course pour racheter Filorga. Ces laboratoires spécialisés dans les crèmes antirides sont mis en vente par le holding HLD pour plus de 1 milliard d’euros.

Le gotha de la cosmétique se presse auprès des laboratoires Filorga. Unilever, Johnson & Johnson, L’Oréal, Shiseido, Colgate, Estée Lauder sont dans les starting-blocks pour mettre la main sur les crèmes antirides, à base d’acide hyaluronique, cédées par le holding HLD et Didier Tabary, pour plus de 1 milliard d’euros, selon nos informations.

Relancée par cet ancien de Chanel, la marque, issue de la médecine esthétique, se verrait ainsi valorisée plus de 20 fois son Ebitda attendu en 2019 (50 millions d’euros) dans le cadre du processus de vente organisé par Goldman Sachs et BNP Paribas, annoncé par " Capital Finance ". Un multiple stratosphérique, en ligne cependant avec ce qu’a déboursé L’Occitane pour la marque de beauté britannique Elemis (22,6 fois son Ebitda).

Forte croissance en Chine

Les grands noms du secteur s’intéressent surtout au potentiel de la marque en Chine, son premier marché à l’international. Présent dans 75 pays, Filorga a ouvert 4 nouvelles filiales en 2016 et 2017, dont une à Pékin. La quasi-exclusivité des ventes, en forte croissance, y est aujourd’hui réalisée sur Internet. Didier Tabary, son dirigeant, anticipe que la part du chiffre d’affaires dans l’Empire du milieu dépasse cette année les revenus générés en France.

Filorga est aussi très active aux Etats-Unis, où elle a, là, plutôt privilégié un partenariat avec le distributeur Nordstorm. Les ventes à l’international tirent l’essentiel de la croissance. Après un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros en 2018, la marque vise les 250 millions d’euros cette année, soit un bond de 40 %. Avec déjà en ligne de mire le milliard.

Des origines dans la médecine esthétique

Un succès lié à son positionnement à part. Filorga est née dans les cabinets de chirurgie esthétique. Son fondateur, le professeur Tordjamn, a mis au point des produits injectables à base d’acide hyaluronique pour lutter contre les rides. Une technologie qui en 2007 a inspiré une gamme de produits grand public vendue en pharmacie, dans les parfumeries Marionnaud, et récemment chez Nocibé. Un véritable carton ! La partie médicale, avec les produits de comblement des rides (fillers), n’est d’ailleurs par concernée par la cession.

En plus de Filorga, Didier Tabary et HLD (alliés depuis 2010) ont investi dans d’autres marques. Ils ont pris le contrôle du fabricant de soins dermo-cosmétiques SVR en 2014 . Une société connue pour la forte concentration en principes actifs de ses soins. En 2017, ils ont racheté Le Couvent des Minimes à L’Occitane, des produits de soins naturels. L’an dernier, c’est Lazartigue, un spécialiste du cheveu (shampoings, soins capillaires haut de gamme), en difficulté, qui a intégré leur portefeuille.

Le secteur du " skincare " est en pleine effervescence. S’ils sont écartés du processus de vente de Filorga, les fonds d’investissement sont au premier rang pour mettre la main sur la division soins de la peau de Nestlé (Galderma, Cetaphil, Proactiv), valorisée plus de 6 milliards d’euros. En France, la fondatrice de Nuxe, Aliza Jabès, n’exclut pas une nouvelle ouverture minoritaire de son capital.

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04/01/2019 Parfum: bien plus qu'une Cologne

EN IMAGES - Surfant sur la vague de la cosmétique naturelle, l’eau de friction favorite de Napoléon reprend du galon.

Chaque jour, l’empereur se faisait frictionner le corps à l’eau de Cologne de Jean-Marie Farina, parfumeur emblématique du XIX siècle. Napoléon était incommodé par les parfums trop puissants, mais ce mélange d’alcool à 90° et d’huiles essentielles (romarin, bergamote, citron, rose et néroli) lui enlevait toute fatigue - la légende dit qu’il en consommait près de 30 litres par mois et ne prenait pas une décision politique sans avoir humé l’une de ses fioles vertes, agréées par la Commission des remèdes secrets. Avant de devenir un sent-bon à la mode, la Cologne (née non pas en Allemagne mais au couvent de Santa Maria Novella, à Florence, au XIV siècle) était un remède de santé et de longévité.

À l’heure de la beauté green et des formules qui font du bien à l’esprit en même temps qu’au corps, cette dimension thérapeutique la propulse sur le devant de la scène du parfum. “Les clients du monde entier sont de plus en plus réticents à l’idée d’appliquer ou de vaporiser, chaque jour, des molécules inconnues sur leur peau”, confirme Sylvie Ganter, cofondatrice d’Atelier Cologne, une marque spécialiste dont les formules sont élaborées à base d’alcool de betterave et d’huiles essentielles. La dernière, baptisée Pacific Lime , autour de la limette (un petit citron vert du Mexique) et, pour la première fois, d’un extrait d’huile de coco, atteint 91 % d’ingrédients naturels. “Il existe dans la parfumerie plus de 1500 matières premières naturelles, une palette amplement suffisante, reprend Sylvie Ganter. Plus que n’importe quelle odeur synthétique, les huiles essentielles appuient sur le bouton des émotions. Faites sentir de la fleur d’oranger à un enfant, l’effluve va le calmer. De l’orange ou du pamplemousse, il va être revigoré. Dans un marché saturé par les nouveautés, la Cologne a quelque chose de direct, qui plaît. Elle met tout le monde d’accord, hommes et femmes, de tous âges et de toutes nationalités - les Américains et les Asiatiques, notamment, en raffolent.”

Sa composition, minimaliste, la caractérise: traditionnellement, un accord de citron, d’orange, de bergamote, de romarin, de bigarade et de néroli. Le degré de concentration des essences dans l’alcool varie entre 2,5 % et 5 %. À titre de comparaison, l’eau de toilette atteint 10 % et le parfum, entre 18 % et 30 %. Face au succès, les parfumeurs d’aujourd’hui ont tendance à s’affranchir de la recette originale et à expérimenter. Comme le nez Alberto Morillas, champion du genre, qui a transformé l’élixir de son enfance passée en Andalousie en plusieurs best-sellers mondiaux: Acqua di Gio (Giorgio Armani) et CK One (Calvin Klein). “Ce dernier était une Cologne créée pour les Américains, débarrassée de ses facettes méditerranéennes, étoffée de menthe pour le côté Hollywood chewing-gum et de notes baumées qui le faisaient tenir sur la peau, raconte-t-il. Il a marqué une rupture dans notre approche de la fraîcheur: il fallait désormais qu’elle tienne toute la journée. L’industrie a commencé à mettre dans ses eaux légères des muscs - des fixateurs exceptionnels - et des bouquets floraux plus sophistiqués, à mélanger essences naturelles et molécules abstraites sentant l’ozone, la cascade, le soleil… Personnellement, j’adore associer la bergamote traditionnelle à des bases chaudes comme la vanille, le santal qui s’accrochent à la peau et rappellent l’odeur des crèmes solaires de l’été.” Il faudra absolument sentir, cette saison, ses nouvelles créations Mizensir, sa propre marque, notamment la Cologne du Maté, ainsi que celle qu’il a imaginée pour Mugler, Come Together. Mais aussi celles de ses confrères, les belles Aqua Majestae (Couvent des Minimes, autour de l’osmanthus) et Frangipani Flower (Jo Malone).

Naturelle, rémanente, à caractère… Longtemps limitée à l’été, la Cologne rivalise pour de bon avec les autres flacons, toute l’année. “Elle ouvre un territoire aux clients qui avaient arrêté de se parfumer, les millennials et les femmes enceintes, et tous ceux ne se reconnaissant pas dans les codes olfactifs et marketing contemporains - le viril boisé d’un côté, le sexy gourmand de l’autre. Parce qu’un homme n’a pas forcément envie d’être viril, ni une femme sexy! reprend Sylvie Ganter. Il y a aussi les amoureux des classiques, qui ne changent jamais de parfum, mais qui vont se faire plaisir avec une Cologne pour telle occasion, ou le week-end. Un peu comme on troque son costume ou ses talons pour un jean et des baskets, dans lesquels on se sent bien, et qui ne sont pas forcément troués ni négligés!”

Emilie Veyretout - Le Figaro.fr
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