CosmeticOBS - L'Observatoire des cosmétiques

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05/24/2019 Le chanvre s'invite dans les cosmétiques

Du cannabis, on connaissait déjà les vertus médicales (antidouleur, bronchodilatateur…). Les végétariens en consomment l’une de ses variétés, le chanvre, aux protéines particulièrement qualitatives, sous forme de poudre, comme chez Kiki Health. Depuis quelques mois, le chanvre a fait son apparition dans les secteurs plus inattendus de la beauté et du bien-être où nombre de laboratoires de cosmétique s’en servent pour développer huiles, crèmes et autres masques pour le visage et le corps.

" Le cannabis perd son aspect subversif pour être de plus en plus associé au bien-être. " Pierre Bisseuil, directeur de recherche au bureau de style Peclers

La légalisation du cannabis à usage récréatif et/ou thérapeutique en Amérique du Nord, et dans certains pays d’Europe entre 2013 et 2018, a " ouvert une brèche “, estime Pierre Bisseuil, directeur de recherche au bureau de style Peclers. Même en France, où la légalisation n’est pas à l’ordre du jour,” le cannabis perd son aspect subversif pour être

de plus en plus associé au bien-être “, poursuit-il. S’il y a subversion, elle est de façade, car le chanvre qui infuse les pots de crème et les aliments ne risque pas de faire” planer " - il n’a aucun impact sur le système nerveux.

Mais les industriels jouent sur l’ambiguïté alors qu’ils utilisent une variété de plante à très faible teneur en THC, la substance psychoactive. Or, ce type de chanvre est cultivé depuis des siècles, notamment dans la fabrication du papier. La cosmétique offre un nouveau débouché à cette production intéressante d’un point de vue écologique : cette culture est locale, économe en eau et ne requiert aucun pesticide. " En France, la production a été abandonnée au début du XX siècle, du fait de la concurrence de la fibre synthétique DuPont de Nemours. La culture du chanvre a néanmoins persisté dans quelques régions, comme l’Aube, qui produit la fibre nécessaire à l’élaboration de papiers spéciaux tels que le papier bible et le papier à cigarettes “, rappelle Pierre Lenfant, fondateur de la marque de cosmétiques Chanvria et ex-directeur de La Chanvrière, une coopérative de l’Aube. Cette entreprise, qui représente un tiers des cultures de chanvre en Europe, fournit de nombreux laboratoires cosmétiques. D’autres marques de soin misent sur leurs propres cultures, comme la bretonne Ho Karan, qui alimente aussi la papeterie de Quimperlé.

En cosmétique, c’est l’huile de la graine qui est recherchée pour ses vertus nourrissantes, hydratantes et réparatrices encore plus bénéfiques pour la peau que l’huile d’argan (Fluide hydratant au chanvre de Bernard Cassière, Huile La Sublime des laboratoires du Cap-Ferret, Huile Chanvre de Pranarom, Super Seed Oil de Votary…). " L’huile est riche en vitamines et possède un équilibre rare en acides gras essentiels, omégas 3 et 6. Elle est connue empiriquement depuis des siècles pour ses propriétés cicatrisantes “, indique Pierre Lenfant. Comme Origins avec son masque Hello, Calm (non commercialisé en France), Fyllde avec son baume CBD ou Horace avec son Gel douche Cannabis-Bois de Gaïac relaxant, certaines maisons préfèrent surfer sur l’effet réputé calmant du CBD (cannabidiol), un composant naturel du chanvre qui, contrairement au THC, ne fait pas” planer “. Mais” le CBD n’a pas d’effets sur tout le monde “, souligne Pierre Lenfant.

Les volutes de cannabis inspirent également les parfumeurs, comme en témoignent les jus Cannabis Santal de Fresh, Cannabis d’Il Profumo ou Cannabis de Malin + Goetz. En 2014, Fabrice Pellegrin livrait son interprétation des volutes addictives pour la maison By Kilian avec le remarqué Smoke for the Soul. Quatre ans plus tard, Olivier Cresp fonde avec sa fille et son gendre, Akro, une marque qui évoque six " addictions licites " et propose avec le jus Haze, une senteur proche de celle du cannabis tout en étant " portable “.” J’aime beaucoup l’odeur de l’herbe fumée, elle possède une puissance qui me fascine. Elle transperce l’atmosphère, on la sent à 50 mètres alors qu’une cigarette ne se sent pas à plus de 3 mètres “,

précise le parfumeur. L’association d’armoise, d’absinthe, de sauge sclarée, d’eucalyptus et de menthe verte donne naissance à une fragrance aromatique et boisée, qui ne laisse pas indifférent. On est cependant loin du scandale provoqué par Opium d’Yves Saint Laurent en 1977.

Claire Dhouailly - Le Monde.fr
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05/24/2019 Comment la France a relancé le secteur de la chimie verte

La chimie verte compte 200 usines et sites de recherche en France.

C’est d’abord contrainte et forcée, face à la flambée du pétrole, que l’industrie chimique s’est tournée au début des années 2000 vers les ingrédients d’origine végétale, en quête de matière première à prix compétitif. L’alerte passée sur le cours des produits fossiles, de nombreux projets de substitution des hydrocarbures avaient été abandonnés. Mais l’innovation reprend le dessus, moins centrée sur la compétitivité - qui reste une condition sine qua non -, " et plus sur la fonctionnalité et la valeur ajoutée environnementale “, affirme François Monnet, le président de l’Association chimie du végétal (ACDV), qui tient son congrès européen à Lyon depuis mercredi, avec le soutien du pôle de compétitivité Axelera. Le Plant Based Summit, rendez-vous d’industriels, veut passer le message du moindre impact carbone : moins de gaz à effet de serre avec des ressources renouvelables, des procédés pas plus gourmands en énergie et un meilleur taux de biodégradabilité.

Cette nouvelle chimie verte, visage durable d’une industrie à fort impact écologique, arrive aujourd’hui à maturité, " à l’image des start-up clermontoises et , qui ont annoncé en moins de six mois près de 90 millions d’euros d’investissement cumulés pour construire leurs premières usines “, rappelle Philippe Le Thuaut, chargé de projet Innovation chez Axelera. Avec Carbiolice et Evertree quelques semaines plus tôt, cela fait monter à quatre en moins d’un an les financements du fonds SPI dans ce domaine, concentré de chimie fine et de biotechnologie. Sans oublier quelques dizaines de millions supplémentaires investis ou levés chez Olvea , Algaïa ou le parc Chemstart’up de Lacq.

Le projet de Metex, pour fabriquer du propanediol et de l’acide butyrique à partir d’huile de colza (sans OGM), a déjà vingt ans. Afyren, qui transforme du sucre en acides organiques pour la parfumerie et la cosmétique, a huit ans de développement derrière elle. " Le cycle de R&D sur la matière n’est pas celui de l’industrie numérique “, souligne Monnet, également directeur technologie chez Solvay .

La chimie du végétal va puiser dans la biomasse renouvelable, et non plus dans les hydrocarbures qui ont mis des millions d’années à fossiliser, le carbone dont elle a besoin pour synthétiser de nouvelles molécules, avec des fonctions spécifiques. On retrouve ces ingrédients industriels - monomères, polymères , acides et tensioactifs aux noms savants - dans les plastiques, les matériaux composites, les peintures, les textiles, les détergents, les cosmétiques, la nutrition animale… L’ACDV essaie de populariser la norme européenne TC411 qui mesure la proportion d’ingrédients biosourcés dans le produit final de grande consommation.

C’est en quelque sorte un retour aux sources pour la chimie, née de la transformation des huiles pour fabriquer du savon. La nouvelle biochimie exploite beaucoup le sucre (de betterave ou de canne) et tous ses dérivés : farine, amidon, cellulose, lignite… L’imagination des chimistes est assez opportuniste pour exploiter le pin dans les Landes, les algues en Bretagne ou les résidus de vinification à Cognac. La grande famille des carbohydrates permet d’obtenir des molécules de base très intéressantes à fonctionnaliser selon l’application, ou de les tricoter en longues chaînes de polymères pour fabriquer des tissus et des plastiques.

Les régions agricoles sont en pointe, à côté des bastions de la chimie Lyon et Marseille, dans la cartographie de la chimie verte établie par l’ACDV : elle recense 200 usines et sites de recherche en France. " C’est une source de compétitivité pour nos agriculteurs, qui leur permet de diversifier et sécuriser leurs revenus “, plaide François Monnet. En veillant à ne pas concurrencer les usages alimentaires. La chimie biosourcée valorise les déchets de l’agroalimentaire et les sous-produits du bois (écorces, tiges), quand il ne s’agit pas tout simplement de ressources non comestibles (ricin, algues, guar…). La France est doublement bien placée : comme premier pays agricole européen et deuxième puissance chimique (sixième au niveau mondial).

Selon les professionnels, le secteur en France représente 24.000 emplois directs, avec un taux d’encadrement de 30 %. C’est 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires (10 % du secteur global), en croissance de 6 % par an, avec une forte dynamique d’innovation. Et c’est surtout le plus fort chiffre d’affaires par emploi de toute la bioéconomie : 400.000 euros.

Lea Delpont - LesEchos.fr
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05/23/2019 Comment Rihanna secoue le monde du luxe

Mai 2019, big bang dans l’univers mode : Rihanna, une des pop stars les plus puissantes de l’industrie musicale, s’associe à LVMH, le premier groupe de luxe mondial. Mais, cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une simple collaboration, comme il y a en eu tant d’autres (à l’instar de H&M et de Madonna en 2007 ou de Puma et Selena Gomez cette année), mais de la création de toutes pièces d’une maison de mode : Fenty.

La marque, baptisée du nom de famille de la chanteuse, sera officiellement lancée vendredi 24 mai avec l’ouverture d’une boutique éphémère dans le Marais à Paris - un site d’ecommerce suivra le 29 mai. Fenty, qui proposera des vêtements, accessoires et chaussures, s’inscrira en dehors du calendrier traditionnel de la mode, sans défiler, distribuant des nouveaux produits de la même manière que Rihanna sort des singles, avec des drops réguliers (soit la mise en vente pour un temps court d’articles inédits en nombre limité).

Il n’y aura pas de réseau de magasins physiques, les drops seront disponibles uniquement dans des boutiques éphémères et sur le site de Fenty. Fidèle aux valeurs prônées par Rihanna, la marque a pour vocation de parler à toutes les femmes et d’être portée par toutes les morphologies, et d’" émanciper ses clientes “. Avec un positionnement luxe : les prix varieront entre environ 200 dollars (179 euros) pour un tee-shirt jusqu’à 1 500 dollars pour un manteau ; il faut compter environ 1 000 dollars pour les robes et les vestes.

Les vêtements du premier drop sont très rihannesques, avec des pièces-phares de sa garde-robe dans des matières confortables, essentiellement du coton et du denim. On ne passe pas inaperçu dans ses vestes et ses chemises aux épaules surdimensionnées, ses tee-shirts très structurés, ses robes bustiers très très courtes. C’est chic, parfois minimaliste, parfois outrageusement sexy, saupoudré d’une touche de streetwear.

" Dans la petite histoire du luxe des vingt dernières années, le lancement de Fenty fera date. Car il entérine la mutation de la nature même du secteur “, estime Benjamin Simmenauer, professeur à l’Institut français de la mode et philosophe. Ce qui frappe d’abord, c’est le caractère exceptionnel d’une création de marque ex nihilo chez LVMH. Le seul autre exemple remonte à 1987, quand le groupe avait lancé la maison de couture Christian Lacroix. Mais cet événement était finalement assez classique, puisqu’il s’agissait de soutenir un couturier aguerri dans le développement de sa marque.

Jusqu’ici, les groupes de luxe se sont constitué une légitimité mode en rachetant ou en relançant des maisons riches du nom d’un couturier (comme Christian Dior chez LVMH ou Cristobal Balenciaga pour Kering) ou d’un savoir-faire (à l’instar du brodeur Lesage passé dans l’escarcelle Chanel). Aujourd’hui, LVMH renverse cette logique en promouvant PDG et directrice artistique une pop star qui n’a jamais touché un dé à coudre.

Mais Rihanna possède d’autres talents. Son sens du business n’est plus à prouver - sa fortune a été estimée à 260 millions de dollars (232 millions d’euros) en 2018. Elle fait partie des femmes les plus puissantes de l’industrie musicale : depuis 2005, elle a écoulé 280 millions de disques, ce qui en ferait l’artiste féminine ayant vendu le plus de disques aux Etats-Unis d’après la Recording Industry Association of America.

Très tôt, elle investit également le terrain de la mode en assumant un style souvent excentrique, et en devenant égérie de marques de luxe. Elle prête son visage pour des campagnes Gucci, Armani ou encore Dior dont elle a été la première ambassadrice noire (en 2015).

En 2014, elle commence à bâtir son propre édifice en déposant sa marque Fenty - nom aujourd’hui synonyme d’énormes succès commerciaux. D’abord grâce à la signature d’un contrat avec Puma pour une ligne de vêtements et de baskets accessibles. L’effet Rihanna se fait immédiatement sentir chez l’équipementier sportif : + 14 % de ventes l’année de son arrivée.

En 2017, Rihanna s’appuie sur Kendo, l’incubateur de marques de beauté du groupe LVMH, pour lancer Fenty Beauty. Elle a l’idée de génie de proposer une très vaste palette de fonds de teint (40 teintes) capable de s’adapter à n’importe quelle carnation, notamment aux peaux sombres, qui étaient jusque-là peu représentées. Début 2019, le groupe LVMH annonce 500 millions de ventes en une seule année d’existence. Dans la foulée, Rihanna lance de son côté en 2018 une marque de lingerie, Savage x Fenty, où toutes les tailles, couleurs de peau et morphologies sont prises en compte.

Outre son succès fulgurant dans la mode et les cosmétiques, Rihanna possède deux autres atouts de taille : elle peut incarner sa marque elle-même et rassemble une communauté de fans fidèles (plus de 71 millions d’abonnés sur Instagram). Alors que la plupart des maisons investissent énormément de temps et d’argent à trouver des égéries pour les représenter, espérant que ces ambassadeurs toucheront un client fantasmé.

Si Fenty est un succès (mais qui en doute ?), il discréditera les arguments des sceptiques qui ne trouveraient pas légitime le niveau de responsabilité de Rihanna dans le luxe, cet univers ouaté qui jusqu’ici n’a guère ouvert de hauts postes aux personnes de couleur. Il marquera aussi la création d’un nouveau modèle, celui où luxe et streetwear ne font plus qu’un, où les réseaux de distribution en dur ne sont plus essentiels et où il n’est plus nécessaire d’être passé par des écoles de mode ou des studios prestigieux pour être à la tête de sa propre maison de luxe. Fenty ou le début d’une nouvelle ère mode ?

Elvire Von Bardeleben,Caroline Rousseau - Le Monde.fr
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05/23/2019 Fenty: quand "Mademoiselle" Rihanna présente sa première collection

A Paris, la marque Fenty, créée par Rihanna associée à LVMH, dévoile ses modèles de vêtements et accessoires dans une boutique éphémère qui ouvre vendredi 24 mai.

Fenty, le nom de famille de la chanteuse Rihanna, sera-t-il bientôt aussi connu que son nom de scène ? Après la ligne de cosmétiques Fenty Beauty créée en septembre 2017 dans le cadre d’un partenariat inédit avec LVMH, la star du RnB et le numéro un mondial du luxe récidivent en lançant ensemble la marque de vêtements et d’accessoires Fenty. Une boutique éphémère, installée dans une galerie parisienne du quartier du Marais, présente du vendredi 24 mai jusqu’au 2 juin la première collection qui sera mise en vente sur Internet dans 14 pays - Europe et Etats-Unis - à partir du 29 mai. Le lancement en Asie devrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année.

Rihanna veut apporter “une nouvelle vision de la mode”, a expliqué la chanteuse mercredi lors de la soirée de lancement, à deux jours de l’ouverture du “pop-up store” au public. Pas question pour elle d’être un simple faire-valoir. “C’est elle la patronne”, confirme-t-on chez LVMH. Cofondatrice de la société qui commercialise la nouvelle marque, elle en est aussi la directrice artistique, entourée “d’une équipe de 45 personnes”, révèle son manager, Jay Brown.

Rihanna et Bernard Arnault, le mercredi 22 mai. Crédit photo : Anne-Marie Rocco

Pour ceux qui en douteraient, Fenty est bien une nouvelle “maison” du groupe LVMH, au même titre que Dior, Louis Vuitton, Céline ou Givenchy, même si elle n’en est qu’à ses débuts. Cela n’était pas arrivé depuis 1987, avec la création de la marque Christian Lacroix. Et c’est la première fois depuis la constitution du groupe par Bernard Arnault qu’une nouvelle marque est créée par une femme. Une artiste planétaire et une influenceuse, avec 70 millions d’abonnés sur Instagram, qui possède déjà sa marque de lingerie et collabore avec Puma, Gucci ou Armani. En lançant sa propre marque de mode, elle renforce sa posture de femme d’affaires.

Pour Fenty Beauty, un succès phénoménal avec 500 millions d’euros de ventes pour la première année, Rihanna la métisse a imposé une gamme de maquillage très large pour s’adapter à toutes les couleurs de peau. Avec sa ligne de vêtements chic, décontractés ou sexy, elle veut aussi “toucher un très large public”. Les prix restent bien en-dessous de ceux de Dior ou de Louis Vuitton : de 600 à 800 euros pour une robe, 500 euros pour des sandales, 300 euros pour des bijoux fantaisie.

La marque Fenty propose des vêtements très structurés, dans des tons blancs, beige ou rose, et des pièces en denim. Crédit photo : Anne-Marie Rocco

Vêtue d’une robe-chemisier crème ultra-courte, très épaulée avec de larges manches, “Mademoiselle” Fenty sera-t-elle la Gabrielle Chanel du XXIè siècle? Chaussée de sandales haut perchées, elle présente sa collection à la centaine d’invités de sa soirée de lancement, en présence de Bernard Arnault et de tous ses enfants. Des vêtements très structurés, dans des tons blancs, beige ou rose, et des pièces en denim. Mais aussi des sandales, des casquettes et des bijoux fantaisie ainsi qu’une impressionnante collection de lunettes. Pas encore de sac, produit-phare des marques de luxe. Mais il y a fort à parier que cela ne saurait tarder.

Anne-Marie Rocco - Challenges
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05/23/2019 Plantes et Fruits, une offre nature pour la cosmétique et l'alimentaire

Au coeur de l’Eure-et-Loir, PMA 28, spécialisé dans les plantes médicinales, et Fruitofood, qui produit des fruits déshydratés, s’allient pour proposer une gamme élargie en misant sur le bio et le naturel.

Dans les plaines à blé de la Beauce, PMA 28 fait pousser depuis trente ans des plantes aromatiques et médicinales, comme la menthe poivrée, l’angélique ou la mélisse, destinées à l’industrie cosmétique et pharmaceutique. Le mois dernier, cette entreprise, qui emploie 50 personnes entre Varize et Châteaudun (Eure-et-Loir), a bouclé sa première opération de croissance externe en rachetant Fruitofood, une société voisine spécialisée dans les fruits déshydratés à basse température. Pour mener à bien l’opération, PMA 28 (10,7 millions de chiffre d’affaires en 2018) a monté un holding - Plantes et Fruits - dans lequel ont investi Crédit Agricole Régions Investissement (Carvest) et Loire-Centre Capital, une société régionale créée à l’initiative de la Caisse d’Epargne Loire-Centre.

Ce rapprochement, qui a également bénéficié de l’appui de bpifrance et du CIC, vise à développer des synergies commerciales et industrielles pour accélérer la croissance du nouveau groupe, qui représente aujourd’hui 15 millions de chiffre d’affaires et 70 salariés. " D’ici deux ans, nous comptons atteindre le chiffre de 20 millions grâce à la dynamique de nos deux structures et à la complémentarité de nos gammes “, précise le nouveau président Jean-Raymond Vanier, fondateur de PMA 28.

Son entreprise, qui cumule une activité de production et de négoce de plantes séchées, a principalement pour clients des fabricants d’extraits végétaux, en France avec des groupes comme Pierre Fabre ou Alban Muller, et à l’export, pour un quart de son activité. Mais elle s’intéresse aussi de près au marché de la tisanerie. Pour l’instant, ce segment représente moins de 10 % de son activité malgré quelques clients prestigieux comme Dammann, mais il devrait pouvoir se développer fortement grâce à Fruitofood.

Son nouveau partenaire y réalise en effet la moitié de son activité, grâce à des produits phares comme le citron, l’orange, la bergamote séchée ou encore les fruits rouges. En retour, Fruitofood, lui aussi très présent à l’export, compte bien profiter du réseau de PMA 28 pour vendre des poudres de fruits à des fabricants de compléments alimentaires. " Nous sommes en mesure de fournir des produits d’origine certifiée, à 45 % bio, qui répondent à la demande du marché pour des produits plus naturels “, précise le nouveau directeur général de l’entreprise, Pierre-Yves Copy. Autre cible, le secteur cosmétique, intéressé par les eaux de fruits bio qui sont récupérées lors du processus de séchage, avec, à la clef, un million d’euros d’investissement pour renforcer l’outil de production de Fruitofood, qui arrive à saturation.

Christine Berkovicius - LesEchos.fr
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05/23/2019 Proneem obtient l'AMM de son antiacarien naturel en Europe

Nathalie Hagege, présidente-fondatrice de la société de biotechnologies marseillaise Proneem.

C’est une étape décisive pour son futur développement que vient de franchir Proneem en obtenant, après quatre ans d’évaluation, l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe pour son principal actif. Cet antiacarien naturel devient ainsi, selon sa présidente-fondatrice, Nathalie Hagege, " le premier biocide biosourcé validé par la Commission européenne “. La société de biotechnologies marseillaise commercialisait déjà ce produit avec une autorisation transitoire.

Son actif est formulé à partir d’extraits de margousier, une espèce originaire d’Asie déclarée " arbre du XXI siècle " par les Nations unies, en raison des nombreuses vertus procurées par ses 140 constituants actifs. Le Neem, ainsi qu’on l’appelle dans la pharmacopée ayurvédique - médecine naturelle indienne - est notamment un puissant antiparasitaire, très efficace contre les acariens. C’est au sortir de ses études de biologie moléculaire en 2002 que Nathalie Hagege a trouvé le moyen d’encapsuler l’huile qui en est extraite dans des microbilles. Elle a déposé un brevet et séduit le principal fabricant français de couettes, Dodo, puis La Redoute et Carrefour pour ses literies Tex.

Depuis, Proneem s’est enrichi de 25 autres actifs végétaux que l’entreprise fabrique dans son usine, inaugurée il y a cinq ans à Marseille. " Nous sommes devenus spécialistes de la fonctionnalisation de toutes sortes de supports “, explique Nathalie Hagege. Antimoustique, antifongique, absorbeur de transpiration… la société a produit l’an passé quelque 80 tonnes d’actifs qui protègent plus de 8 millions d’articles : linge de maison, literie, cosmétique, détergence, vêtements… avec une progression de 30 %. Outre l’ouverture de nouveaux marchés avec son AMM, la société dispose d’autres leviers de croissance avec trois nouveaux actifs qu’elle s’apprête à enregistrer. L’un d’eux s’attaque aux punaises de lit” avec une efficacité de 100 % en 15 minutes “, selon la présidente qui cible les hôpitaux, prisons et hôtels.

Paul Molga - LesEchos.fr
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05/22/2019 Weed producer Canopy moves into skincare with £43m This Works buy

Canopy Growth is buying UK skincare brand This Works for £43m ($54.4m), in an all-cash deal that would add beauty and sleep products to the Canadian weed producer’s existing portfolio of cannabis oil, hemp and medicinal offerings.

Founded in 2004, London-based This Works is best known for its face creams and pillow sprays that help users sleep. While the company currently does not make pot-based products, Canopy said the acquisition would give it a platform to develop and sell such items in the burgeoning global beauty and wellness market.

“We believe CBD [cannabidiol] has the potential to disrupt the cosmetic and sleep solution industries and have been working for years to build and establish the right entry point into this opportunity,” said Bruce Linton, Canopy chairman and co-chief executive.

CBD is a non-psychoactive compound derived from the hemp plant that is increasingly being used in a variety of products. Heineken and Molson Coors have both announced plans to sell cannabis-infused drinks, while Coca-Cola said last year it was examining the space.

Canopy said on Wednesday the acquisition of This Works also fits with its strategy of expanding internationally.

The growing movement to legalise recreational marijuana usage is creating increasing interest in cannabis-related products. Canopy announced in February that lifestyle guru and TV personality Martha Stewart would join as an adviser and help develop CBD products for humans and animals.

That comes less than a month after Tilray, another Canada-based pot grower, struck a deal with US marketing and entertaining group Authentic Brands to develop cannabis-infused products.

In New York,Pan Kwan Yuk,hemp - Financial Times (FT)
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05/22/2019 L'américain Avon racheté par le roi brésilien des cosmétiques Natura

Avon, qui a été pionnier dans la vente directe en envoyant des armées de vendeuses aux portes des foyers nord américains, s’est laissé distancer par ses concurrents.

Avon va pouvoir se refaire une beauté. En difficulté depuis plusieurs années, le fabricant de cosmétiques américain, qui a été contraint de supprimer 2.300 emplois en début d’année, va être racheté par son concurrent brésilien Natura Cosmeticos.

L’opération, intégralement réalisée en actions, devrait valoriser le groupe coté aux Etats-Unis à plus de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros). A l’issue de l’opération, Natura détiendra environ 76 % des parts du groupe fusionné, tandis que le reste appartiendra aux actionnaires d’Avon, selon les informations du Financial Times .

Les conseils d’administration des deux entreprises ont approuvé la transaction, à l’étude depuis plusieurs mois, rapporte pour sa part le Wall Street Journal, sans avancer de montant. L’opération devrait être officialisée ce mercredi.

Avon, qui a été pionnier dans la vente directe en envoyant des armées de vendeuses aux portes des foyers nord américains, s’est laissé distancer par ses concurrents, comme L’Oréal ou Sephora, plus prompts à s’adapter au marché, bouleversé par le développement de l’e-commerce et l’importance des réseaux sociaux.

Le secteur, bien que florissant, est en pleine transformation avec le rôle croissant des influenceurs et influenceuses sur Instagram. C’est bien souvent sur ce réseau social que les adolescents découvrent les produits qu’ils vont ensuite se procurer en ligne ou acheter directement en magasin.

De son côté, Natura cherche à conquérir de nouveaux marchés et espère qu’Avon lui ouvrira les portes de l’Asie et de l’Europe. L’Américain vient de se séparer de son activité domestique, revendue à Cerberus Capital Management pour 135 millions de dollars.

Le groupe brésilien continue de tisser sa toile à l’international. En 2017, Natura s’était emparé de The Body Shop, la chaîne de magasins britannique, alors propriété de L’Oréal.

Gabriel Nedelec - LesEchos.fr
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05/22/2019 Brazil's Natura agrees to buy Avon in all-stock deal

Natura Cosméticos, the Brazilian group that owns The Body Shop, has agreed to buy Avon Products in an all-stock deal that values the US group more than $2bn, said people with direct knowledge of the matter.

The São Paulo-based company will end up owning about 76 per cent of the combined group, while the reminder will be owned by Avon shareholders, the people said.

The proposed deal, which has been in the works for several months, is set to be announced on Wednesday morning, one person said.

Avon has been struggling in recent years and was forced to cut 2,300 jobs in January. The equity value of the New York listed group, which was about $1.4bn based on the stock’s closing price on Tuesday, has dropped dramatically over the years.

The company that pioneered the direct selling model has fallen behind rival cosmetic brands, which have been faster at adapting to a market disrupted by social media.

Avon, which is headquartered in west London, has lost market share to savvier rivals such as LVMH-owned Sephora, Estée Lauder and L’Oreal.

In London,James Fontanella-Khan - Financial Times (FT)
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05/21/2019 How To Reach The Connected Consumer In The Beauty And Cosmetic Space

With new brands and products launching daily, breaking into the beauty and cosmetic industry is no easy feat.

For a new company, trying to break into the beauty and cosmetic industry is not always pretty.

For one thing, the space is crowded – new brands are being created every day. For another, customers aren’t always eager to give up long-time brand loyalties and try something new.

What this means is that beauty brands that want to reach today’s consumer – the connected consumer – must have a deep understanding of what these consumers value, and how those values translate into not only the products, but the story that these beauty brands are telling.

Here are 4 practices every beauty brand must adopt in order to reach the connected consumer.

When it comes to social media, up your transparency factor.

For beauty brands, image-based social platforms like Instagram and Pinterest are – unsurprisingly – hugely important.

Your customers want to see your products in action, so images and video of those products and their application are key to building your online following. However, remember that the connected consumer also craves something else: authenticity and transparency.

This is part of why today’s consumers, especially Millennials, trust regular people over celebrities or models. With that in mind, brand managers in the beauty space should take a good look at their company’s social media profiles to see what kind of images they’re projecting.

Are diverse types of people represented in those images? Are they out in the world, going about their lives, or cooped up in a studio, looking utterly perfect? Are there typical, everyday users that your customers can see themselves in?

Every brand will have somewhat different needs in this area, of course, and it’s no secret that the beauty industry has always been – and continues to be – an aspirational one. Balancing that aspirational aspect with the authenticity that the connected consumer demands will look different from brand to brand, but the balancing act itself is a constant.

Invest heavily in influencer relationships.

In the beauty industry, influencers are a key component of effectively reaching the connected consumer.

Even though some achieve “Insta-fame,” boasting millions of followers and a seemingly glamorous lifestyle, most influencers still qualify as the “regular people” that connected consumers would almost always rather listen to.

Take the beauty startup Glossier, an online-only cosmetics company that surpassed $100 million in revenue in 2018. The company not only partners with influencers – it was started by an influencer and beauty blogger, Emily Weiss, who focused on conversations with real women about their real beauty routines.

Bridge the online and offline shopping experiences.

Even though the popular image of the connected consumer is one of a Millennial scrolling endlessly on their phone, connected consumers do still desire a hands-on shopping experience.

It’s a hallmark of the connected consumer’s purchase journey, which today is much more complex than the simple A to C path that generally existed before the internet.

As we discovered through our research into the connected consumer, connected consumers often begin their purchase journey online by researching a product, often creating documents or systems for keeping track of and organizing their options. If the opportunity is available, they’ll often visit a store to try a product out, or to pick up a product they purchased online.

Beauty brands can take advantage of this need by implementing experiential marketing tactics, like pop-up events that allow consumers to try out their products or get free one-on-one styling advice.

This is what we did for Chase for Business – we launched the Chase BizMobile, a high-tech mobile van that small business owners could visit for one-on-one social media consultations with Zen Media’s marketing experts. This idea could easily be translated for the beauty industry.

Streamline the try-out and purchase experience.

Perhaps one of the most interesting paradoxes of the connected consumer is that they wield unprecedented amounts of power when it comes to their purchasing choices – and yet, that same power is also paralyzing.

We heard from consumers during our research that they often felt worry that they were not making the right choice when it came to the brands they ended up purchasing from. Some took it even farther, worrying that they were not making the best possible choice.

To help ease this anxiety, beauty brands can streamline their purchasing experiences by offering “try-before-you-buy” options, free shipping, and free returns.

Companies like the eyeglasses retailer Warby Parker have perfected the try-before-you-buy model, shipping frames to customers so they can try a variety before choosing. They support this part of the consumer experience by encouraging consumers to Instagram selfies in their Warby Parker glasses using a branded hashtag.

While glasses are not the same as, say, lipstick or hair conditioner, the concept holds true. Beauty companies that make samples available or that allow users to upload pictures of themselves to virtually “try on” different shades of makeup, will get much farther with the connected consumer than those that remain wedded to the old retail models.

Shama Hyder - Forbes
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