CosmeticOBS - L'Observatoire des cosmétiques

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07/21/2019 Dans une économie russe en berne, le halal en plein essor

Les saucisses d’Arslan Guizatoulline ne connaissent pas la crise: malgré une économie qui n’en finit pas de stagner en Russie, l’usine de cet entrepreneur de la banlieue de Moscou peut compter sur un marché du halal en plein boom.

De plus en plus de producteurs et distributeurs cherchent à répondre aux désirs des communautés musulmanes de Russie, qui représentent près de 15% de la population, allant parfois jusqu’à viser la vente à l’étranger.

“Ces dernières années, le halal est devenu une sorte de mode en Russie”, résume Arslan, qui gère sa fabrique de viande depuis sept ans dans la ville de Chtchiolkovo, non loin de la capitale russe.

“Aujourd’hui, je vais dans les étals des magasins et je trouve des saucisses d’un, deux, trois producteurs différents… La concurrence bat son plein”, souffle-t-il.

Son entreprise de 35 personnes a été l’une des premières du genre à investir le marché il y a vingt ans, en reproduisant le type de saucisse populaire existant du temps de l’Union soviétique, mais en accord avec les rites musulmans. Elle produit 1,5 tonne par jour de saucisses et autres marchandises.

Le secteur du halal représente dans le monde 1.800 milliards d’euros et ne se limite pas à la production de viande.

En Russie, des entreprises de cosmétiques ou encore des hôtels ont reçu le label “halal” des autorités, tandis que la première banque publique, Sberbank, cherche à se doter d’une filière de finance islamique.

Le très officiel Centre de standardisation et de certification du halal, sous l’autorité du Conseil des muftis de Russie, a approuvé plus de 200 entreprises depuis sa création en 2007. Entre cinq et sept nouvelles sociétés reçoivent ce label chaque année.

  • Leçons du monde arabe -

Rouchane Abbiassov, vice-président du Conseil des muftis, explique à l’AFP avoir le plein soutien du ministère de l’Agriculture dans ses efforts pour développer les exportations de production halal vers d’autres pays d’ex-URSS et dans le monde musulman.

“Nous avons observé l’expérience à l’international dans le monde arabe, en Malaisie, et avons développé notre propre certification sur ce modèle”, affirme-t-il lors d’une interview à la mosquée centrale de Moscou.

Exemple de la croissance du secteur: les résultats chaque année plus importants de la foire des produits halal au Tatarstan, l’une des plus importantes républiques à majorité musulmane de Russie.

Selon les autorités locales, le marché des produits alimentaires halal représente au Tatarstan près de 100 millions d’euros, soit plus de 3% des revenus tirés de l’agriculture de la région. Le secteur est en expansion de 10 à 15% par an.

Sur l’ensemble du territoire russe, le marché des produits halal est en hausse de 15% chaque année, selon le Conseil des muftis, qui n’a toutefois pas rendu public le détail de ses chiffres.

  • Exportations -

Alif, une entreprise de cosmétiques sans alcool et sans graisse animale basée à Moscou, est l’une des sociétés russes en première ligne dans l’exportation de produits halal à l’étranger.

La responsable, Halima Hosman, peut se targuer de vendre son maquillage, un an seulement après le lancement, dans les républiques russes du Daguestan et de Tchétchénie, mais aussi au Kazakhstan et en Ouzbékistan, deux ex-républiques soviétiques à majorité musulmane.

“Nous visons désormais en priorité la France, la Turquie, l’Iran et l’Arabie saoudite”, affirme la jeune femme, née dans une famille chrétienne orthodoxe en Moldavie, mais convertie à l’islam à l’adolescence.

Selon l’experte Lilit Gevorguian, de l’entreprise d’information économique IHS Markit, si la croissance du secteur halal en Russie peut sembler impressionnante, c’est parce que le secteur part “de très loin”. Sa progression future devrait être avant tout portée par l’exportation.

Le pouvoir d’achat des Russes peine à se redresser après la crise économique et monétaire de 2014, causée par la chute des prix des hydrocarbures et les sanctions occidentales décrétées après l’annexion de la Crimée.

“La nourriture halal est plus chère en raison de ses coûts de production et pour les consommateurs russes, chaque rouble compte”, souligne Mme Gevorguian, rappelant que la majorité des musulmans russes ne sont pas pratiquants.

Le défi pour la Russie sera désormais de changer sa perception dans les pays musulmans.

“L’image de marque est quelque chose d’important”, explique l’économiste, ajoutant que Moscou n’est, pour le moment, pas vu comme une producteur majeur de produits halal.

Agence France-Presse - Challenges
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07/19/2019 Nouvelle usine pour l'imprimerie Adesa, spécialiste des étiquettes adhésives

La nouvelle usine de 4.000 m2 est implantée à La Rouvière, près d’Alès. Elle est dotée d’une presse flexographique, pour les tirages en grande série.

Spécialisé dans l’imprimerie d’étiquettes adhésives, Adesa prend possession de sa nouvelle usine à La Rouvière, à côté d’Alès, dessinée par le cabinet d’architecte Aitec. A l’étroit dans son ancien site de 2.500 m2, la PME dispose désormais de 4.000 m2, sur un terrain situé en bordure de la voie rapide Nîmes-Alès, des lignes à haute tension et de la fibre optique, explique Ludovic Martin, directeur marketing.

L’usine compte une presse flexographique, pour les tirages en grande série. Des étiquettes intelligentes, utilisant la technologie sans contact, sont par ailleurs développées. " Les puces glissées dans les étiquettes interagissent avec les smartphones. Il y a une demande croissante des clients, dans la cosmétique par exemple, pour afficher les composants des crèmes ".

Adesa emploie 70 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 9,6 millions d’euros en 2018 (+12 %). Les moteurs de la croissance ? " Les nouvelles technologies d’impression numérique et le développement de la vente en ligne. Par exemple, nous fabriquons des étiquettes personnalisées pour des bouteilles de champagne à l’effigie de mariés. De manière générale, nous pouvons livrer les entreprises un à quatre jours après la prise de commande ", explique Ludovic Martin. Une partie de la production est exportée en Europe.

Adesa, créée en 1963, est présente dans les secteurs de la cosmétique, de l’industrie, du luxe, de l’agroalimentaire et de la viticulture. La PME familiale est aujourd’hui dirigée par la troisième génération, Brice Carugati et Chrysé Passebois.

Hubert Vialatte - LesEchos.fr
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07/19/2019 La lavande, un eldorado qui fleure bon la prospérité pour les agriculteurs

Arpentant des champs gris-bleu dans la Drôme, un tracteur armé d’une pince de crabe récolte les bottes de lavande: autant de réservoirs à huile essentielle et le rêve d’une prospérité retrouvée pour des centaines de paysans français.

“Elles sont un peu grises parce qu’elles sont fanées, c’est le meilleur stade pour la quantité et la qualité d’huile essentielle”, explique Vincent Jamonet, chef d’exploitation.

Les bottes sont transférées à toute vitesse dans une trémie qui sera ensuite transportée à la distillerie voisine.

Non loin, des champs de lavandin, une variété hybride de lavande “vraie” et de lavande aspic, plus productive et résistante aux maladies, s’étendent sous le soleil drômois, veillés par le massif du Vercors, produisant un parfum camphré, moins sucré que la lavande.

Les exploitations de la famille Jamonet ont une superficie de 100 hectares de plantes aromatiques, dont 20 hectares en bio, avec l’objectif d’arriver à 150 hectares en tout.

Leur motivation à convertir ainsi des champs de céréales à l’“or bleu”? Améliorer la biodiversité, mais aussi “le revenu qui est un peu meilleur que les grandes cultures type maïs, blé, orge”. Une rencontre avec des industriels les “a aussi encouragés à faire ce type de production, parce que les besoins sont tels”, explique Vincent Jamonet.

Après avoir dépéri pendant des années à cause d’une maladie bactérienne, la lavande française a retrouvé depuis quelques temps un essor, provoqué par l’explosion de l’aromathérapie.

Les plantes à parfum (PPAM, plantes à parfum, aromatiques et médicinales), dont elle représente une large part, sont “la seule culture en France qui voit ses surfaces augmenter”, déclare Laurent Quadrio, de la chambre d’agriculture de la Drôme.

Si elles ne représentent encore qu’un petit lopin de terre à l’échelle de l’agriculture française et de ses millions d’hectares, elles sont passées entre 2010 et 2016 de 38.000 à 53.000 hectares, soit une augmentation de 40% environ, là où les autres cultures subissent l’urbanisation des terres.

En dix ans, la France est ainsi passée de 1.000 à environ 1.400 producteurs et compte 120 distilleries.

“Aujourd’hui, c’est une filière qui nourrit son homme et permet d’installer des jeunes. Il faut que le marché se développe à la même cadence. Chaque année, on dit que ça va se calmer, mais ça ne se calme pas”, explique Alain Aubanel, président du comité interprofessionnel des huiles essentielles françaises (Cihef).

  • Explosion de la production bulgare -

Si l’huile essentielle de lavande fine, produit noble destiné à la parfumerie, à l’aromathérapie et à la cosmétique, se vend à des prix stables, entre 100 et 150 euros le kilo, l’huile essentielle de lavandin, destinée aux savons et produits détergents, se vendait l’an dernier entre 28 et 40 euros le kilo soit une hausse de 20% par rapport à l’année précédente et 30% sur cinq ans, selon M. Aubanel.

Seul hic, la Bulgarie, qui a ravi à la France il y a quelques années son rang de leader mondial de la lavande traditionnelle, annonce une production historique d’huile essentielle.

“La Bulgarie va nous sortir cette année 600 tonnes, contre 250 à 300 tonnes l’année passée. Nous, c’est 120 tonnes”, déclare M. Aubanel.

“On ne joue pas dans la même cour, se rassure-t-il toutefois. Un petit vin d’Ardèche ou un grand vin de Bordeaux, c’est toujours du vin, mais on n’en fait pas la même chose”.

“Les grandes maisons françaises, Dior, Chanel, Guerlain, L’occitane, L’Oréal, Yves Rocher, achètent de la lavande française”, affirme M. Aubanel, pour qui la lavande bulgare, “c’est pour la parfumerie de supermarché”.

Pour M. Aubanel, le principal frein au développement, c’est la règlementation: “Elle nous impose de choisir un usage pour l’étiquetage du flacon”, déplore-t-il.

“Moi, quand je vends un flacon d’huile essentielle, je ne sais pas ce que va en faire mon client. Par contre, si j’étiquette +arôme alimentaire+, la seule chose que j’ai le droit de lui dire, c’est +vous pouvez le mettre dans la salade+”, explique M. Aubanel, qui craint des sanctions de la répression des fraudes.

“Aujourd’hui, le consommateur veut du naturel, mais la règlementation fait qu’il est beaucoup plus facile d’utiliser un produit de synthèse”, conclut M. Aubanel.

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07/18/2019 How Digital Customer Data Is Boosting Beauty Industry Growth

One reason for such rapid growth? Cosmetics consumption – and new innovation ideas – are now born out of digital-first spaces.

Consumers no longer need to head to their local makeup counter to find new products. Beauty apps and subscriptions offer individualized care routines and products. Devices like L’Oreal’s smart hairbrush capture consumer data in the product itself. Social media and influencer campaigns offer brands with new options for direct-to-consumer sales online.

When consumers visit a store, the experience is high-tech too, with facial recognition displays, VR experiences and digital loyalty programs all continuously gathering personalized data.

This new beauty ecosystem means there are both fewer barriers for manufacturers to reach consumers and more ways to gather data to drive product innovation ideas.

Although consumer data and beauty sales may live in the digital space, what’s often behind the curtain in internal innovation and R&D processes isn’t quite so advanced. Today, the pressure’s on for manufacturers to ensure that NPDI processes work at the same speed as digital customer data insights.

Harmonizing Innovation Data From Digital Consumer Experiences

Maintaining competitive product portfolios in a market with such rapid change depends on how easily beauty manufacturers can capture and capitalize on shifting consumer trends – and the data they create – in real time.

It can be overwhelming to manage all the innovation requests coming down the pipeline. Traditional stability testing processes and research and development are conflicting with rapid marketing timelines.

Brands can prime their innovation processes to respond to these customer data insights by:

  • Ensuring that marketing and innovation portfolios can fully capture and store personalized customer data across digital channels.

  • Running innovation data against calculations that incorporate many different factors, from cost information to compliance limits, to determine which products are viable and offer the greatest return on investment (ROI) on the market.

  • Digitally sharing innovation portfolios with research and development (R&D) teams and product developers so only the most viable products are put into production.

  • Integrating finished product data directly back into beauty apps and combining raw formulation data with purchase behavior to suggest personalized products to consumers.

This digital product feedback loop can be a big ask for manufacturers who may typically rely on spreadsheets or siloed systems to connect marketing, innovation and R&D groups. Opening up the innovation books, so to speak, will facilitate more rapid, transparent data sharing, collaboration and product launch timelines.

Agile Reformulation For Natural And Multi-Use Products

The digital feedback loop isn’t just impacting collaboration processes; it’s also changing innovation choices at the raw material and formulation level.

Consumers increasingly want reassurance that products include safe, natural, organic materials. They want to know that products were produced through cruelty-free processes and come in sustainable packaging. A recent Nielsen report demonstrates that facial cosmetics products have gone from 43% paraben-free to 54%, and sales of products with “natural” claims grew by 12% in the last two years.

Minimalist formulations and gender-neutral products are also on the rise. New brands like Fenty have shifted the conversation toward inclusive product use, and many traditional brands are acquiring gender-neutral product lines.

Manufacturers who can act quickly by substituting raw materials, creating blended ingredients and reformulating at mass scale will continue to diversify their product portfolios for these changing customer preferences.

The ability to rapidly change formulation designs with minimal disruption to innovation, testing and manufacturing timelines, however, requires digital data agility, such as:

  • Instantly finding where specific raw materials are used, down to small percentages, across all global formulations.

  • Mass substituting ingredients in bulk with materials with more natural properties.

  • Running checks against ingredients to demonstrate that they meet the thresholds for product claims and align with consumers’ values before production begins.

  • Including more detailed questions when selecting suppliers to ensure their processes and materials align closely with consumer values.

When cosmetics manufacturers can match real-time digital consumer insights with real-time reformulation, they can more easily break away from the typical NPDI process limitations and create innovative products faster.

Priming Claims Registration Processes For Globalization

Gone are the days of testing products in small markets and slowly launching globally. When consumer trends can be collected and marketed using digital channels, products can be globalized from the start. In 2018, over half of the net sales of popular Japanese brand Shiseido came from non-Japanese markets. Major brand acquisitions like Natura’s purchase of Avon demonstrate this move toward global, multibrand product lines.

In this global launch structure, manufacturers who can implement comprehensive regulatory and claims data at the point of innovation, not a secondary workstream, can drastically reduce their time to market.

Having access to a current library of global regulations is key to assessing the viability of products in certain markets and the effort needed to meet distribution requirements for halal, anti-aging and other claims that vary by country, region and culture.

Integrating regulatory checks as part of an innovation process also sidesteps many compliance challenges. Manufacturers that can run regulatory limit calculations against experimental ingredient lists and directly generate INCI statements, SDS and other claims documents can decrease the time and effort spent on regulatory control.

We’re also seeing manufacturers reducing product launch timelines by creating a master list of approved materials and suppliers for use in global formulations. With this data accessibility, brands can begin tailoring different country registration packets for related formulas instead of creating entirely new formulas simply to meet country-specific requirements every single time.

Sunil Thomas - Forbes
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07/18/2019 Sappi to present papers and packaging solutions at FachPack 2019

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Environmentally friendly packaging is a hot topic worldwide. Sappi, a company that describes itself as a pioneer in the field of innovative and sustainable packaging solutions for years, will present its latest innovations at Stand 9-260 at FachPack in Nuremberg.

Alongside barrier papers, these include the heat-sealable Sappi Seal paper. This is notable for being completely recyclable and can replace existing PE-coated packaging. The recently launched Atelier paperboard will be another focus of the trade fair presentation. This offers brilliant colour reproduction and a silky touch and feel.

Sustainable, recyclable and made from renewable materials: Sappi’s modern packaging papers fulfil all these criteria. The product range of the global manufacturer thus chimes perfectly with the leading theme for FachPack 2019, “Environmentally friendly packaging”. Thomas Kratochwill, Vice President Sales & Marketing Packaging and Speciality Papers at Sappi Europe, says of the upcoming fair: “FachPack in Nuremberg is an outstanding opportunity to learn about the breadth and quality of our sustainable solutions. After all, our products are often used as a benchmark.” When this European trade fair opens on 24 September, visitors to Sappi’s stand can expect a wide range of solutions for a vast array of packaging applications.

Paper with integrated heat sealing function

“Reducing the consumption of fossil resources in packaging is a major concern for Sappi. As such, we have developed Sappi Seal, a functional paper with integrated heat sealing functionality and a dispersion coating on the reverse side, that can replace papers with a PE coating,” explains René Köhler, Head of Business Development Packaging and Speciality Papers at Sappi Europe. Compared with existing packaging solutions, Sappi Seal uses up to 75 per cent fewer fossil resources. Production also results in 48 per cent less CO2 emissions (source: Ecochain). Another plus point is the effective moisture barrier against water vapour. Sappi Seal is suitable for primary and secondary packaging. Various application examples will be presented at FachPack, including sugar and tea sachets.

Sappi will also showcase its extensive range of Guard barrier papers. Depending on the type, these innovative packaging papers provide a barrier against grease, oxygen, water vapour, mineral oil and odours. Sappi will use selected examples from real life to demonstrate to trade fair visitors how such barrier papers can be used in many different ways. Most of these papers are also sealable.

Possibilities with folding box board

Atelier, Sappi’s new white back folding box board, has been developed with the notion of “brilliance meets function” in mind. What makes a GC1 board special is its combination of visual and physical features. Atelier combines a high specific volume with impressive rigidity and superior surface qualities, including a unique 100 per cent whiteness. The product comes in grammages of 240 to 350 grams per square metre.

“This folding box board allows branded products to be showcased to striking effect at the point of sale. Atelier’s ability to enhance the look of products is particularly evident in packaging for perfumes, cosmetics, beauty and skincare, fashion items and high-quality confectionery,” says Lars Scheidweiler, Product Group Manager Paperboard at Sappi Europe, describing the product’s features. Some initial examples of items produced using Atelier will be presented to trade fair visitors.

Also, on display will be an array of packaging examples created using the Algro Design premium solid bleached board. It has been a firm fixture with many international branded goods manufacturers for years. Among other features, solid bleached board (SBB) is characterised by its vivid colour rendering, high contrast and optimal running properties. It also has a unique silky feel and resistance to UV light.

Papers for other packaging applications

The virgin fibre liner, Fusion Topliner, with its remarkable visual impact, will be on display to demonstrate the new potential in corrugated board applications, such as shelf-ready packaging and consumer goods packaging. The trade fair display will be rounded off by various flexible packaging products and label items for a wide range of food and non-food applications.

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07/17/2019 Genialis lance la production de cosmétiques sans tensioactifs

Genialis a supprimé de ses formules de produits cosmétiques les tensioactifs, ces additifs chimiques qui permettent de stabiliser l’émulsion entre phases aqueuse et huileuse.

Genialis, greentech créée en 2008 et basée à Henrichemont (Cher), vient de franchir une étape cruciale dans son développement. Après avoir misé sur l’agroalimentaire grâce à un procédé de cryogénisation sous pression des aliments comme alternative à la thermisation, l’entreprise vient d’inaugurer son premier site de production de cosmétiques. Elle a décidé de lancer sa propre marque, La Nouvelle Botanique, sur la base d’un procédé innovant qu’elle a fait breveter en 2009.

Grâce à un procédé mécanique à froid, Genialis a supprimé de ses formules les tensioactifs, ces additifs chimiques qui permettent de stabiliser l’émulsion entre phases aqueuse et huileuse. L’avantage est de mieux préserver les principes actifs puisqu’il n’est plus nécessaire de chauffer l’émulsion, et d’obtenir un produit doux, non gras et vite sec sur la peau.

Pour mener à bien ce développement, l’entreprise, conseillée par bpifrance, a commencé par monter des partenariats avec des grands groupes français du luxe, avec de bons résultats expérimentaux mais sans parvenir à les convaincre d’engager l’industrialisation du process. " Genialis a donc décidé de faire elle-même la preuve commerciale de son produit, en créant Genialis Biotech ", précise la présidente Isabelle Desjardins-Lavisse. Mais la société ne s’est pas lancée seule. Une levée de fonds a été réalisée en décembre et obtenu le soutien du groupe PiLeGe via son holding Larena, l’un des leaders européens du probiotique, qui a pris 17 % du capital et apporté 1,5 million d’euros.

Genialis, qui compte 10 salariés, propose deux gammes de soins par les plantes dans le domaine de l’aromathérapie et des cosmétiques, avec des formules bio. L’entreprise, qui vient d’inaugurer ses nouveaux locaux dans le Cher, va fabriquer environ 150 tonnes de produits par an. Le conditionnement sera ainsi assuré par P&B Group, un gros acteur de la sous-traitance cosmétique et pharmaceutique dont l’une des usines se situe à Nevers (Nièvre). La gamme, qui comptera une trentaine de références à l’automne, sera commercialisée dans les pharmacies et parapharmacies, ainsi qu’à l’export dans les Balkans. D’ici à cinq ans, Genialis ambitionne 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, et prévoit la construction d’une " usine du futur ". Elle compte aussi développer de nouvelles applications, notamment autour d’un procédé d’extraction verte sans alcool ni produits chimiques.

Christine Berkovicius - LesEchos.fr
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07/17/2019 Bernard Arnault devient le 2e homme le plus riche du monde et pourrait bientôt dépasser Jeff Bezos

Le patrimoine du patron de LVMH a dépassé ce mardi celui de l’Américain Bill Gates, longtemps homme le plus riche de la planète. Et au rythme auquel croît sa fortune actuellement, Bernard Arnault pourrait devenir l’homme le plus riche du monde d’ici quelques mois.

Jusqu’où flambera LVMH? Le cours de bourse du numéro 1 mondial du luxe n’en finit plus de grimper (+52% depuis le début de l’année) et avec lui la fortune de son principal actionnaire Bernard Arnault, qui détient près de 47% des parts de la société.

Et le Français a franchi hier un nouveau cap en dépassant l’Américain Bill Gates, deuxième fortune mondiale. Avec un patrimoine professionnel estimé à 108 milliards de dollars par le Bloomberg Bilionaires Index, Bernard Arnault dépasse désormais d’une “petite” tête le fondateur de Microsoft dont le patrimoine est lui estimé à 107 milliards de dollars.

Depuis le début de l’année 2019, la fortune de Bernard Arnault a ainsi fait un bond de 39 milliards de dollars, soit un rythme bien plus élevé que celle de Bill Gates (+17 milliards depuis le 1er janvier). Les actions du groupe LVMH s’arrachent en Bourse car le groupe continue d’engranger des succès malgré les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Le groupe français qui a vu ses ventes progresser de 10% en 2018 (à 46,8 milliards d’euros) a réussi à toucher une nouvelle clientèle. A l’échelle mondiale, la clientèle des “millennials” génère désormais entre 40 et 50% des ventes de Louis Vuitton.

La valeur des grandes fortunes françaises s’envole

Et Bernard Arnault n’est pas le seul milliardaire Français à voir son patrimoine progresser à vitesse grand V. Les 14 plus grandes fortunes françaises ont vu leur fortune cumulée augmenter de 78 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année. Cela place la France au premier rang mondial en la matière. Les très grandes fortunes françaises tirent principalement leur fortune de secteurs en progression rapide, notamment en Asie, comme le luxe et les cosmétiques. Ce qui explique la flambée en Bourse des cours de leurs entreprises. Françoise Bettencourt Meyers (L’Oréal) a ainsi vu sa fortune bondir de 10 milliards de dollars depuis le début de l’année (à 56,3 milliards de dollars) et François Pinault (actionnaire de Kering qui possède notamment Gucci et Yves Saint Laurent) de plus de 8 milliards (38,3 milliards).

Un rythme élevé pour ces grandes fortunes françaises même si Bernard Arnault court loin devant. La seule progression de son patrimoine depuis le début de l’année est supérieure à la fortune global de son rival François Pinault! Et après avoir dépassé Bill Gates, il pourrait détrôner Jeff Bezos d’ici quelques mois qui est pourtant à la tête d’un patrimoine de 125 milliards de dollars, soit 17 de plus que le Français. Bien qu’en forte croissance, la fortune du patron d’Amazon croît à un rythme moindre que celle de Bernard Arnault. L’Américain a “gagné” 24 milliards de dollars depuis le 1er janvier, soit 15 milliards de moins que le Français. Si les rythmes de progression restent les mêmes dans les mois qui viennent, Bernard Arnault pourrait dépasser Jeff Bezos dans moins de huit mois, soit aux alentours de mars 2020. Il deviendrait alors le premier Français de l’ère industrielle à devenir la première fortune mondiale.

Frédéric Bianchi - BFMTV
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07/16/2019 CETA : les gagnants et les perdants d'un traité contesté

Importations de boeuf aux hormones, hausse des émissions de CO2, contrôles sanitaires… à la veille du vote des députés française sur la ratification du Ceta, les craintes se multiplient sur ce traité international entre l’Union européenne et le Canada.

À l’approche des vacances parlementaires, les députés français s’apprêtent à ratifier un texte déterminant. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron était le seul candidat à défendre ouvertement l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Plus de deux ans après cette course à l’Elysée, les députés de la République en marche tentent de faire un front commun avant le vote ce mercredi 17 juillet dans l’hémicycle. “Le CETA est un traité dont la négociation a débuté en 2009. Il a été mis en oeuvre de manière provisoire en septembre 2017. C’est finalement assez surprenant mais confortable de ratifier un traité déjà en place. On peut déjà en voir les premiers effets. Il faut néanmoins attendre pour pouvoir juger le véritable impact de ces traités de libre-échange”, a expliqué devant quelques journalistes le député des Français d’Amérique du Nord et président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée Roland Lescure.

Alors que le traité du Mercosur en débat depuis 20 ans ne cesse d’alimenter la polémique, l’élu de la majorité semble convaincu par les bénéfices de cet accord pour les deux espaces économiques. “Je considère que l’on peut adapter le libre-échange tout en restant dans une logique d’ouverture surtout avec certains partenaires. Sur le Mercosur, nous sommes sur le même type d’accord mais pas le même type de partenaire. Les pays émergents n’ont pas les mêmes standards environnementaux, sanitaires, sociaux. Il faut intégrer tous ces éléments dans cet accord. Il faut également changer le processus démocratique et la manière de négocier ces traités.” À l’échelle européenne, 13 Etats ont déjà ratifié ce traité de nouvelle génération.

Un impact d’abord sur l’agriculture

Depuis plusieurs mois, les membres du gouvernement et de la majorité ne cessent de vanter les bienfaits du CETA sur le plan commercial. Dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD) le 13 juillet dernier le secrétaire d’Etat auprès du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a expliqué qu’il voyait dans le Ceta “une sorte d’assurance vie” et que ce partenariat “profite plus à la France qu’au Canada”. D’après des chiffres communiqués par le cabinet du député Lescure, les échanges de biens entre la France et le Canada représentait 6,27 milliards d’euros en 2018. Les exportations ont particulièrement augmenté pour “les produits de l’industrie agroalimentaires (+ 55 millions d’euros, +8,2%), les matériels de transport (+55 millions d’euros, +12,8%), les produits chimiques, parfums et cosmétiques (+47 millions d’euros, +14,8%) et les machines industrielles et agricoles, machines diverses (+39 millions d’euros, +12,9%)”.

En revanche, plusieurs domaines se retrouvent perdants dans cette libéralisation des échanges. Les exportations ont diminué dans des secteurs stratégiques tels que “les produits pétroliers raffinés et coke (- 183,9 millions d’euros ; -73,6%), les produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture (-165,7 millions d’euros ; - 50,4%), les équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (-35 millions d’euros ; -8,6%)”. Au final, la balance commerciale serait excédentaire en faveur de la France (455 millions d’euros en 2018 contre 39,7 millions en 2017).

Dans l’agriculture, les exportations de viande rouge ont déjà eu un impact significatif sur le secteur de la transformation mais aussi sur l’élevage. Selon l’étude d’impact réalisée par le centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), “la perte relative de valeur ajoutée est significative (-4, 8%), mais le montant absolu de la perte est limité (-68 millions de dollars)”. Cela pourrait avoir des conséquences sur la rémunération lié au foncier agricole et au travail.

Lire aussi : CETA : pourquoi les éleveurs français enragent

Des règles sanitaires divergentes

“Sur le plan sanitaire, il n’y a pas vraiment de sujet”, a expliqué le député Roland Lescure. “C’est un pays pour lequel la santé est très importante. Les processus de traçabilité et d’homologation sont aux standards européens et même français. En revanche, les règles sanitaires sont différentes au Canada. Il y a du boeuf aux hormones et du boeuf aux antibiotiques au Canada. Les Etats-Unis sont leur plus grand marché et les Canadiens s’alignent sur ces standards. Ce point est à intégrer dans le traité et les conséquences sur le secteur bovin mais globalement la traçabilité des processus d’homologation est très similaire à celle que l’on a en France”.

Sur le processus démocratique, l’élu concède qu’il y a un déficit. “Il y a un vrai défaut de transparence démocratique. Il a été négocié par l’Union européenne dans un tunnel […] Ce n’est pas une négociation en portes closes. Matthias Fekl (l’ancien secrétaire d’Etat au commerce extérieur) est venu plusieurs fois rendre des comptes à l’Assemblée. En revanche, dans l’acceptabilité sociale, on n’a rien fait”.

Multiplication des contestations

La fronde contre le CETA s’est particulièrement durcie à l’approche de la ratification par les parlementaires Français. La fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen ont pointé dans un communiqué “les lacunes, hypothèses irréalistes et impacts négatifs de l’étude d’impact […] ) Le gouvernement s’était engagé à fournir aux parlementaires une étude basée sur des modèles pluralistes et prenant en compte les questions environnementales dans leur ensemble. Cela n’est pas le cas. Elle se fonde sur un modèle unique et la biodiversité n’est par exemple pas intégrée. […] Le modèle utilisé considère par construction que tous les pays (à l’exception des États-Unis) respectent l’Accord de Paris sur le climat, avec ou sans CETA. En l’état, cette hypothèse sur les enjeux climatiques apparaît presque aussi réaliste que de prétendre qu’il n’y aurait pas de dérèglement climatique”.

Sur l’environnement, le député Lescure a déclaré qu’il y a “un défi clair sur les sables bitumineux.[..] Mais il y a une pression des citoyens et une préférence collective pour la transition écologique”. Il assure que “la France a été moteur pour intégrer les préoccupations environnementales dans les conditions d’application du Ceta, notamment sur l’accord de Paris. Sur le veto climatique, on finalise au niveau de l’Union européenne pour intégrer ces enjeux dans le traité international”.

De l’autre côté de l’Atlantique, une coalition d’une cinquantaine d’élus de syndicalistes, de militants associatifs et écologistes canadiens ont appelé lundi 15 juillet l’Assemblée nationale française à rejeter l’accord , impuissant selon eux face aux “problèmes majeurs du XXIe siècle”.

Les associations de défense de consommateurs et ONG montent également au front. UFC Que Choisir a mis en garde sur les outils d’arbitrage dans un communiqué. “Ce mécanisme prévoit qu’une entreprise privée peut attaquer un État devant un tribunal d’exception si elle estime que ses intérêts sont lésés par des réglementations - notamment environnementales ou sanitaires - trop rigoureuses. Le risque est grand de voir les intérêts commerciaux prendre l’ascendant sur les réglementations nationales qui protègent les consommateurs”, explique l’organisation. A l’aune du vote, les doutes pleuvent de toutes parts.

Grégoire Normand - La Tribune
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07/16/2019 Keys To Consider When Working With Influencers Long-Term

Managing Director at TERRITORY Influence, responsible for international marketing, business development and client service across Europe

In our fast-paced digital world, establishing longevity and loyalty may seem quite contradictory, especially considering how volatile consumer behavior seems these days. Hence, it should not surprise anyone that only 51% of marketers work with influencers for more than six months, according to “The 2019 State of Influencer Marketing Study,” published by Activate and based on data from interviews with 110 marketing professionals.

However, in the area of influencer marketing, long-term relationships are a key factor for success for all parties involved. I believe brands need to begin to approach their collaborations with influencers with this in mind.

Some companies that we work with at TERRITORY Influence have already realized the potential of long-term influencer cooperations. For instance, Pampers signed a partnership with model Chrissy Teigen, who mentioned having personal experience with the brand both as a child and since the birth of her own daughter. The company also developed an online engagement platform to build long-term relationships with everyday moms and activate them as ambassadors.

Long-term collaborations with influencers can also work well for retail, as in the case of the ASOS Insiders program. The brand puts influencer marketing at the core of its media strategy and has established ongoing relationships with a pool of lifestyle and fashion influencers to feed social media with engaging content. And in the cosmetics industry, L’Oreal UK builds strong, long-term relationships with influencers and has partnered with influential YouTube creators for its Beauty Squad, producing an ongoing stream of content (video, photo, articles).

So, what are some best practices for developing long-term collaborations with influencers?

  1. Identify the right influencer based on shared values. Instead of (only) looking at the number of fans and followers, a brand should look for an influencer who fully embodies the brand values and brand personality. This will not only make communication between the two parties much easier, but it will also result in better quality content.

  2. Invest in creators early in their careers. Growing alongside an influencer is a great way for a brand to benefit from a smaller initial investment while being exposed to a loyal and growing audience. And on platforms like Instagram, Pinterest and YouTube, where past content can be discovered and viewed indefinitely, your brand promotion will automatically be exposed to new followers.

  3. Treat your influencers as brand ambassadors rather than a media outlet. I’ve found that creators want to be treated as professional partners and negotiate contracts and content creative at eye level with the brand. Many companies have realized that the influencer industry has grown up and are either building up in-house expertise or reaching out to professional agencies to help them avoid communication issues.

  4. Do not limit yourself to online celebrities – evaluate nano- and micro-influencers. According to Nielsen’s “Global Trust in Advertising” study, consumers overwhelmingly engage with recommendations from people they know. Building up relationship programs with existing customers or communities of interest to boost word-of-mouth messaging could, therefore, be highly interesting for many brands, especially those with niche target groups.

  5. Maintain ongoing communication and show interest. Relationships are seldom built overnight, and they require an honest interest in your partner. For influencer collaborations to turn into #everlastinglove, it cannot hurt to sometimes surprise your partner with flowers – or something else that shows you’re thinking of them.

Long-term collaborations are not only beneficial to the brand. Influencers who align their personal values with the products they choose to promote may also be seen as more credible and trusted by their followers. Longevity is needed to (even sometimes slowly) build up their community, instead of falling for purchased fans and fake followers. So, investing in long-term relationships with their communities is equally crucial for the success of creators and influencers.

To summarize: In contrast to the fast-paced digital marketing world, building long-lasting cooperations between brands and influencers is key to success for both parties. Developing these cooperations can work for all types of influencers (nano, micro, macro), and it requires a greater level of trust and deeper collaboration on both sides. Based on our experience at TERRITORY Influence, I’ve seen that this effort can ultimately deliver a better impact for brands and influencers.

Rafael Schwarz - Forbes
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07/15/2019 Les pôles de compétitivité vent debout contre leur transfert aux Régions en 2020

EXCLUSIF. D’après nos informations, l’Etat compte se désengager de la gouvernance et du financement des pôles de compétitivité dès 2020, et ce, malgré l’opposition farouche des intéressés. La mesure sera actée à l’automne lors du vote de la loi de Finances 2020. Des réunions ont lieu depuis début juillet à Bercy, avec l’Association des Régions de France (ARF) et l’Association française des pôles de compétitivité (AFPC), pour négocier les modalités de cette reprise en main des pôles par les Régions.

Bruno Le Maire avait tâté le terrain en début d’année, mais l’opposition unanime des pôles de compétitivité avait quelque peu refroidi le gouvernement. Visiblement pas pour très longtemps. D’après nos informations, l’Etat compte bien se désengager du financement et de la gouvernance des pôles de compétitivité, et ce dès 2020, au profit des Régions. Ces dernières devraient récupérer les crédits de l’Etat dans leur intégralité, du moins pour l’instant, à la fois pour financer les projets et pour les dépenses de fonctionnement des pôles.

L’annonce du retrait de l’Etat, initialement prévue en juillet, a été décalée à septembre, le temps de réunir autour de la table de Bercy les représentants des Régions et ceux des pôles, c’est-à-dire l’association Régions de France (ARF) et l’Association française des pôles de compétitivité (AFPC), afin de négocier les détails. Un amendement à la loi de Finances 2020 sera ensuite déposé à l’automne, pour une application au 1er janvier prochain. “Bruno Le Maire est décidé, le désengagement est quasiment acté, la réflexion ne porte plus sur”est-ce que ça va se faire" mais sur comment ça va concrètement se passer“, nous confirme Jean-Luc Beylat, le président de l’AFPC et du pôle francilien Systematic.”Il y a une vraie volonté de notre part et de celle de Bruno Le Maire de voir ce projet aboutir", ajoute Hervé Morin, le président de Régions de France et de la Région Normandie.

La fin d’une gouvernance tripartite Etat-Régions-pôles globalement couronnée de succès

Créés en 2004, les pôles de compétitivité réunissent sur un territoire bien identifié des entreprises (de la TPE au grand groupe), des établissements d’enseignement supérieur, et des centres de recherche et de formation publiés et privés. Cette synergie a pour but de stimuler l’innovation dans les filières d’excellence du territoire, autour de projets soutenus par des financements régionaux, nationaux voire européens. D’après Bercy, 11.000 entreprises et 1.300 organismes de recherche et de formation seraient impliqués dans l’un des 56 pôles répartis sur tout le territoire, y compris outremer. D’après une étude de 2017 du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et de la Direction générale des entreprises (DGE), les pôles sont “performants” et “structurants pour le territoire”, avec des effets qualifiés de “largement positifs” au global, malgré des disparités régionales.

En terme de financement, 46% des ressources des pôles viennent du privé. Entre 2005 et 2018, les près de 4.000 projets de R&D passés par les pôles ont été financés à hauteur de 4,5 milliards d’euros par des participations privées, de 1,8 milliard d’euros par l’Etat via le Fonds unique interministériel (FUI) et de 1,3 milliard d’euros par les Régions. L’Etat verse également une enveloppe pour le fonctionnement des associations qui gèrent les pôles. D’un montant de 18 millions d’euros en 2019, celle-ci couvre environ 50% de leur budget, le reste provenant les collectivités locales et de la cotisation de leurs membres. Ces deux enveloppes ne cessent de baisser : le FUI est passé de 200 millions d’euros en 2015 à 50 millions d’euros en 2019, tandis que les 18 millions d’euros pour le fonctionnement des pôles vont fondre de moitié d’ici à 2022.

La décision de l’Etat de se désengager des pôles va dans le sens de l’histoire. Depuis 2016 et l’entrée en application de la loi NOTRe, qui marque l’Acte III de la décentralisation, la compétence économique des territoires tend à revenir aux Régions. Un moyen pour l’Etat de faire des économies, d’autant plus que Bercy considère que le faible montant de la ligne budgétaire des pôles ne nécessite pas une tutelle de l’Etat.

[Cliquer pour zoomer]

[La “Phase 4” 2019-2022 des pôles de compétitivité, lancée début 2019, a réduit le nombre de pôles de 65 à 48, en encourageant la fusion des pôles complémentaires. 8 autres pôles ont obtenu une labellisation d’un an seulement, renouvelable pour trois ans de plus fin 2019].

Les Régions prêtes à prendre le relais, les pôles très inquiets

Régions de France revendique qu’en se désengageant des pôles de compétitivité, l’Etat accède à leur requête. “Les Régions financent déjà toute la chaîne de l’innovation, des incubateurs au développement des filières, alors pourquoi y aurait-il un trou dans la raquette sur les pôles de compétitivité ?”, fait mine de se demander Hervé Morin. L’ancien ministre de la Défense, de 2007 à 2010, affirme avoir obtenu des “garanties” que l’Etat va bel et bien transférer l’intégralité de l’enveloppe destinée au financement des projets, dans le cadre du PSPC-Régions, qui a pris la suite du FUI. Il s’agit de la principale revendication des Régions, également formulée en février dernier par Valérie Pécresse, la présidente de la Région Ile-de-France.

Cela ne suffit pas à calmer les inquiétudes des pôles de compétitivité. En tant que président de l’AFPC, Jean-Luc Beylat est présent à la table des négociations, mais il fustige toujours un projet “absurde” qui répond, selon lui, à une “logique purement politique, sans aucune cohérence économique” :

“Les pôles ne servent pas uniquement à animer les écosystèmes régionaux, ils s’inscrivent aussi dans la stratégie nationale et européenne du développement des différentes filières économiques. Régionaliser l’innovation n’a aucun sens. La filière cosmétique par exemple n’est pas la seule préoccupation de la Région Centre qui accueille le pôle Cosmetic Valley ! Si les pôles sont devenus des modèles de gouvernance et de résilience dans le temps, c’est principalement grâce à la solidité et à la complémentarité de la coopération Etat-Régions-entreprises”, fustige-t-il.

Pour le président de l’AFPC, les logiques politiques régionales risquent de prendre le pas sur le développement des filières d’excellence au niveau national et européen. “Il est naïf de croire que les Régions vont collaborer plus efficacement qu’aujourd’hui, dans la mesure où dans les faits, elles sont en concurrence les unes avec les autres sur l’attractivité économique”, déplore Jean-Luc Beylat.

Hervé Morin balaie ces inquiétudes d’un revers de main :

“C’est un réflexe d’un autre temps. Je ne vois pas pourquoi les Régions ne seraient pas capables de parler entre elles, c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui dans de nombreuses filières qui mobilisent plusieurs Régions”, répond-t-il.

Du côté des pôles de compétitivité, la pérennité des financements pose aussi question. “La phase 4 est lancée, mais que se passera-t-il ensuite ? Si l’Etat poursuit son désengagement financier comme c’est le cas depuis plusieurs années, les Régions pourront-elles ou voudront-elles compenser ?” s’interroge Séverine Sigrist, la présidente du pôle Alsace Biovalley. Le modèle économique des pôles risque de s’en retrouver chamboulé. A court terme, l’attractivité des pôles pourrait aussi pâtir d’un retrait de l’Etat. “Les pôles sont les portes d’entrée des entreprises vers des financements nationaux. Certains programmes collaboratifs sont liés au PSPC-Régions, et permettent d’obtenir des financements via le PIA 3 au travers de la labellisation par les pôles”, relève la fondatrice et CEO de la biotech Defymed.

Autant de questions qui seront au cœur des négociations de l’été. La coordination entre les différents pôles quand l’Etat ne jouera plus son rôle de trait-d’union, le rôle des Régions pour les pôles qui animent une filière nationale (comme Cosmetic Valley) ou encore le mode d’attribution des crédits de fonctionnement, seront aussi sur la table.

Sylvain Rolland - La Tribune
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