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07/16/2019 CETA : les gagnants et les perdants d'un traité contesté

Importations de boeuf aux hormones, hausse des émissions de CO2, contrôles sanitaires… à la veille du vote des députés française sur la ratification du Ceta, les craintes se multiplient sur ce traité international entre l’Union européenne et le Canada.

À l’approche des vacances parlementaires, les députés français s’apprêtent à ratifier un texte déterminant. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron était le seul candidat à défendre ouvertement l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Plus de deux ans après cette course à l’Elysée, les députés de la République en marche tentent de faire un front commun avant le vote ce mercredi 17 juillet dans l’hémicycle. “Le CETA est un traité dont la négociation a débuté en 2009. Il a été mis en oeuvre de manière provisoire en septembre 2017. C’est finalement assez surprenant mais confortable de ratifier un traité déjà en place. On peut déjà en voir les premiers effets. Il faut néanmoins attendre pour pouvoir juger le véritable impact de ces traités de libre-échange”, a expliqué devant quelques journalistes le député des Français d’Amérique du Nord et président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée Roland Lescure.

Alors que le traité du Mercosur en débat depuis 20 ans ne cesse d’alimenter la polémique, l’élu de la majorité semble convaincu par les bénéfices de cet accord pour les deux espaces économiques. “Je considère que l’on peut adapter le libre-échange tout en restant dans une logique d’ouverture surtout avec certains partenaires. Sur le Mercosur, nous sommes sur le même type d’accord mais pas le même type de partenaire. Les pays émergents n’ont pas les mêmes standards environnementaux, sanitaires, sociaux. Il faut intégrer tous ces éléments dans cet accord. Il faut également changer le processus démocratique et la manière de négocier ces traités.” À l’échelle européenne, 13 Etats ont déjà ratifié ce traité de nouvelle génération.

Un impact d’abord sur l’agriculture

Depuis plusieurs mois, les membres du gouvernement et de la majorité ne cessent de vanter les bienfaits du CETA sur le plan commercial. Dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD) le 13 juillet dernier le secrétaire d’Etat auprès du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a expliqué qu’il voyait dans le Ceta “une sorte d’assurance vie” et que ce partenariat “profite plus à la France qu’au Canada”. D’après des chiffres communiqués par le cabinet du député Lescure, les échanges de biens entre la France et le Canada représentait 6,27 milliards d’euros en 2018. Les exportations ont particulièrement augmenté pour “les produits de l’industrie agroalimentaires (+ 55 millions d’euros, +8,2%), les matériels de transport (+55 millions d’euros, +12,8%), les produits chimiques, parfums et cosmétiques (+47 millions d’euros, +14,8%) et les machines industrielles et agricoles, machines diverses (+39 millions d’euros, +12,9%)”.

En revanche, plusieurs domaines se retrouvent perdants dans cette libéralisation des échanges. Les exportations ont diminué dans des secteurs stratégiques tels que “les produits pétroliers raffinés et coke (- 183,9 millions d’euros ; -73,6%), les produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture (-165,7 millions d’euros ; - 50,4%), les équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (-35 millions d’euros ; -8,6%)”. Au final, la balance commerciale serait excédentaire en faveur de la France (455 millions d’euros en 2018 contre 39,7 millions en 2017).

Dans l’agriculture, les exportations de viande rouge ont déjà eu un impact significatif sur le secteur de la transformation mais aussi sur l’élevage. Selon l’étude d’impact réalisée par le centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), “la perte relative de valeur ajoutée est significative (-4, 8%), mais le montant absolu de la perte est limité (-68 millions de dollars)”. Cela pourrait avoir des conséquences sur la rémunération lié au foncier agricole et au travail.

Lire aussi : CETA : pourquoi les éleveurs français enragent

Des règles sanitaires divergentes

“Sur le plan sanitaire, il n’y a pas vraiment de sujet”, a expliqué le député Roland Lescure. “C’est un pays pour lequel la santé est très importante. Les processus de traçabilité et d’homologation sont aux standards européens et même français. En revanche, les règles sanitaires sont différentes au Canada. Il y a du boeuf aux hormones et du boeuf aux antibiotiques au Canada. Les Etats-Unis sont leur plus grand marché et les Canadiens s’alignent sur ces standards. Ce point est à intégrer dans le traité et les conséquences sur le secteur bovin mais globalement la traçabilité des processus d’homologation est très similaire à celle que l’on a en France”.

Sur le processus démocratique, l’élu concède qu’il y a un déficit. “Il y a un vrai défaut de transparence démocratique. Il a été négocié par l’Union européenne dans un tunnel […] Ce n’est pas une négociation en portes closes. Matthias Fekl (l’ancien secrétaire d’Etat au commerce extérieur) est venu plusieurs fois rendre des comptes à l’Assemblée. En revanche, dans l’acceptabilité sociale, on n’a rien fait”.

Multiplication des contestations

La fronde contre le CETA s’est particulièrement durcie à l’approche de la ratification par les parlementaires Français. La fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen ont pointé dans un communiqué “les lacunes, hypothèses irréalistes et impacts négatifs de l’étude d’impact […] ) Le gouvernement s’était engagé à fournir aux parlementaires une étude basée sur des modèles pluralistes et prenant en compte les questions environnementales dans leur ensemble. Cela n’est pas le cas. Elle se fonde sur un modèle unique et la biodiversité n’est par exemple pas intégrée. […] Le modèle utilisé considère par construction que tous les pays (à l’exception des États-Unis) respectent l’Accord de Paris sur le climat, avec ou sans CETA. En l’état, cette hypothèse sur les enjeux climatiques apparaît presque aussi réaliste que de prétendre qu’il n’y aurait pas de dérèglement climatique”.

Sur l’environnement, le député Lescure a déclaré qu’il y a “un défi clair sur les sables bitumineux.[..] Mais il y a une pression des citoyens et une préférence collective pour la transition écologique”. Il assure que “la France a été moteur pour intégrer les préoccupations environnementales dans les conditions d’application du Ceta, notamment sur l’accord de Paris. Sur le veto climatique, on finalise au niveau de l’Union européenne pour intégrer ces enjeux dans le traité international”.

De l’autre côté de l’Atlantique, une coalition d’une cinquantaine d’élus de syndicalistes, de militants associatifs et écologistes canadiens ont appelé lundi 15 juillet l’Assemblée nationale française à rejeter l’accord , impuissant selon eux face aux “problèmes majeurs du XXIe siècle”.

Les associations de défense de consommateurs et ONG montent également au front. UFC Que Choisir a mis en garde sur les outils d’arbitrage dans un communiqué. “Ce mécanisme prévoit qu’une entreprise privée peut attaquer un État devant un tribunal d’exception si elle estime que ses intérêts sont lésés par des réglementations - notamment environnementales ou sanitaires - trop rigoureuses. Le risque est grand de voir les intérêts commerciaux prendre l’ascendant sur les réglementations nationales qui protègent les consommateurs”, explique l’organisation. A l’aune du vote, les doutes pleuvent de toutes parts.

Grégoire Normand - La Tribune
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07/16/2019 Keys To Consider When Working With Influencers Long-Term

Managing Director at TERRITORY Influence, responsible for international marketing, business development and client service across Europe

In our fast-paced digital world, establishing longevity and loyalty may seem quite contradictory, especially considering how volatile consumer behavior seems these days. Hence, it should not surprise anyone that only 51% of marketers work with influencers for more than six months, according to “The 2019 State of Influencer Marketing Study,” published by Activate and based on data from interviews with 110 marketing professionals.

However, in the area of influencer marketing, long-term relationships are a key factor for success for all parties involved. I believe brands need to begin to approach their collaborations with influencers with this in mind.

Some companies that we work with at TERRITORY Influence have already realized the potential of long-term influencer cooperations. For instance, Pampers signed a partnership with model Chrissy Teigen, who mentioned having personal experience with the brand both as a child and since the birth of her own daughter. The company also developed an online engagement platform to build long-term relationships with everyday moms and activate them as ambassadors.

Long-term collaborations with influencers can also work well for retail, as in the case of the ASOS Insiders program. The brand puts influencer marketing at the core of its media strategy and has established ongoing relationships with a pool of lifestyle and fashion influencers to feed social media with engaging content. And in the cosmetics industry, L’Oreal UK builds strong, long-term relationships with influencers and has partnered with influential YouTube creators for its Beauty Squad, producing an ongoing stream of content (video, photo, articles).

So, what are some best practices for developing long-term collaborations with influencers?

  1. Identify the right influencer based on shared values. Instead of (only) looking at the number of fans and followers, a brand should look for an influencer who fully embodies the brand values and brand personality. This will not only make communication between the two parties much easier, but it will also result in better quality content.

  2. Invest in creators early in their careers. Growing alongside an influencer is a great way for a brand to benefit from a smaller initial investment while being exposed to a loyal and growing audience. And on platforms like Instagram, Pinterest and YouTube, where past content can be discovered and viewed indefinitely, your brand promotion will automatically be exposed to new followers.

  3. Treat your influencers as brand ambassadors rather than a media outlet. I’ve found that creators want to be treated as professional partners and negotiate contracts and content creative at eye level with the brand. Many companies have realized that the influencer industry has grown up and are either building up in-house expertise or reaching out to professional agencies to help them avoid communication issues.

  4. Do not limit yourself to online celebrities – evaluate nano- and micro-influencers. According to Nielsen’s “Global Trust in Advertising” study, consumers overwhelmingly engage with recommendations from people they know. Building up relationship programs with existing customers or communities of interest to boost word-of-mouth messaging could, therefore, be highly interesting for many brands, especially those with niche target groups.

  5. Maintain ongoing communication and show interest. Relationships are seldom built overnight, and they require an honest interest in your partner. For influencer collaborations to turn into #everlastinglove, it cannot hurt to sometimes surprise your partner with flowers – or something else that shows you’re thinking of them.

Long-term collaborations are not only beneficial to the brand. Influencers who align their personal values with the products they choose to promote may also be seen as more credible and trusted by their followers. Longevity is needed to (even sometimes slowly) build up their community, instead of falling for purchased fans and fake followers. So, investing in long-term relationships with their communities is equally crucial for the success of creators and influencers.

To summarize: In contrast to the fast-paced digital marketing world, building long-lasting cooperations between brands and influencers is key to success for both parties. Developing these cooperations can work for all types of influencers (nano, micro, macro), and it requires a greater level of trust and deeper collaboration on both sides. Based on our experience at TERRITORY Influence, I’ve seen that this effort can ultimately deliver a better impact for brands and influencers.

Rafael Schwarz - Forbes
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07/15/2019 Les pôles de compétitivité vent debout contre leur transfert aux Régions en 2020

EXCLUSIF. D’après nos informations, l’Etat compte se désengager de la gouvernance et du financement des pôles de compétitivité dès 2020, et ce, malgré l’opposition farouche des intéressés. La mesure sera actée à l’automne lors du vote de la loi de Finances 2020. Des réunions ont lieu depuis début juillet à Bercy, avec l’Association des Régions de France (ARF) et l’Association française des pôles de compétitivité (AFPC), pour négocier les modalités de cette reprise en main des pôles par les Régions.

Bruno Le Maire avait tâté le terrain en début d’année, mais l’opposition unanime des pôles de compétitivité avait quelque peu refroidi le gouvernement. Visiblement pas pour très longtemps. D’après nos informations, l’Etat compte bien se désengager du financement et de la gouvernance des pôles de compétitivité, et ce dès 2020, au profit des Régions. Ces dernières devraient récupérer les crédits de l’Etat dans leur intégralité, du moins pour l’instant, à la fois pour financer les projets et pour les dépenses de fonctionnement des pôles.

L’annonce du retrait de l’Etat, initialement prévue en juillet, a été décalée à septembre, le temps de réunir autour de la table de Bercy les représentants des Régions et ceux des pôles, c’est-à-dire l’association Régions de France (ARF) et l’Association française des pôles de compétitivité (AFPC), afin de négocier les détails. Un amendement à la loi de Finances 2020 sera ensuite déposé à l’automne, pour une application au 1er janvier prochain. “Bruno Le Maire est décidé, le désengagement est quasiment acté, la réflexion ne porte plus sur”est-ce que ça va se faire" mais sur comment ça va concrètement se passer“, nous confirme Jean-Luc Beylat, le président de l’AFPC et du pôle francilien Systematic.”Il y a une vraie volonté de notre part et de celle de Bruno Le Maire de voir ce projet aboutir", ajoute Hervé Morin, le président de Régions de France et de la Région Normandie.

La fin d’une gouvernance tripartite Etat-Régions-pôles globalement couronnée de succès

Créés en 2004, les pôles de compétitivité réunissent sur un territoire bien identifié des entreprises (de la TPE au grand groupe), des établissements d’enseignement supérieur, et des centres de recherche et de formation publiés et privés. Cette synergie a pour but de stimuler l’innovation dans les filières d’excellence du territoire, autour de projets soutenus par des financements régionaux, nationaux voire européens. D’après Bercy, 11.000 entreprises et 1.300 organismes de recherche et de formation seraient impliqués dans l’un des 56 pôles répartis sur tout le territoire, y compris outremer. D’après une étude de 2017 du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et de la Direction générale des entreprises (DGE), les pôles sont “performants” et “structurants pour le territoire”, avec des effets qualifiés de “largement positifs” au global, malgré des disparités régionales.

En terme de financement, 46% des ressources des pôles viennent du privé. Entre 2005 et 2018, les près de 4.000 projets de R&D passés par les pôles ont été financés à hauteur de 4,5 milliards d’euros par des participations privées, de 1,8 milliard d’euros par l’Etat via le Fonds unique interministériel (FUI) et de 1,3 milliard d’euros par les Régions. L’Etat verse également une enveloppe pour le fonctionnement des associations qui gèrent les pôles. D’un montant de 18 millions d’euros en 2019, celle-ci couvre environ 50% de leur budget, le reste provenant les collectivités locales et de la cotisation de leurs membres. Ces deux enveloppes ne cessent de baisser : le FUI est passé de 200 millions d’euros en 2015 à 50 millions d’euros en 2019, tandis que les 18 millions d’euros pour le fonctionnement des pôles vont fondre de moitié d’ici à 2022.

La décision de l’Etat de se désengager des pôles va dans le sens de l’histoire. Depuis 2016 et l’entrée en application de la loi NOTRe, qui marque l’Acte III de la décentralisation, la compétence économique des territoires tend à revenir aux Régions. Un moyen pour l’Etat de faire des économies, d’autant plus que Bercy considère que le faible montant de la ligne budgétaire des pôles ne nécessite pas une tutelle de l’Etat.

[Cliquer pour zoomer]

[La “Phase 4” 2019-2022 des pôles de compétitivité, lancée début 2019, a réduit le nombre de pôles de 65 à 48, en encourageant la fusion des pôles complémentaires. 8 autres pôles ont obtenu une labellisation d’un an seulement, renouvelable pour trois ans de plus fin 2019].

Les Régions prêtes à prendre le relais, les pôles très inquiets

Régions de France revendique qu’en se désengageant des pôles de compétitivité, l’Etat accède à leur requête. “Les Régions financent déjà toute la chaîne de l’innovation, des incubateurs au développement des filières, alors pourquoi y aurait-il un trou dans la raquette sur les pôles de compétitivité ?”, fait mine de se demander Hervé Morin. L’ancien ministre de la Défense, de 2007 à 2010, affirme avoir obtenu des “garanties” que l’Etat va bel et bien transférer l’intégralité de l’enveloppe destinée au financement des projets, dans le cadre du PSPC-Régions, qui a pris la suite du FUI. Il s’agit de la principale revendication des Régions, également formulée en février dernier par Valérie Pécresse, la présidente de la Région Ile-de-France.

Cela ne suffit pas à calmer les inquiétudes des pôles de compétitivité. En tant que président de l’AFPC, Jean-Luc Beylat est présent à la table des négociations, mais il fustige toujours un projet “absurde” qui répond, selon lui, à une “logique purement politique, sans aucune cohérence économique” :

“Les pôles ne servent pas uniquement à animer les écosystèmes régionaux, ils s’inscrivent aussi dans la stratégie nationale et européenne du développement des différentes filières économiques. Régionaliser l’innovation n’a aucun sens. La filière cosmétique par exemple n’est pas la seule préoccupation de la Région Centre qui accueille le pôle Cosmetic Valley ! Si les pôles sont devenus des modèles de gouvernance et de résilience dans le temps, c’est principalement grâce à la solidité et à la complémentarité de la coopération Etat-Régions-entreprises”, fustige-t-il.

Pour le président de l’AFPC, les logiques politiques régionales risquent de prendre le pas sur le développement des filières d’excellence au niveau national et européen. “Il est naïf de croire que les Régions vont collaborer plus efficacement qu’aujourd’hui, dans la mesure où dans les faits, elles sont en concurrence les unes avec les autres sur l’attractivité économique”, déplore Jean-Luc Beylat.

Hervé Morin balaie ces inquiétudes d’un revers de main :

“C’est un réflexe d’un autre temps. Je ne vois pas pourquoi les Régions ne seraient pas capables de parler entre elles, c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui dans de nombreuses filières qui mobilisent plusieurs Régions”, répond-t-il.

Du côté des pôles de compétitivité, la pérennité des financements pose aussi question. “La phase 4 est lancée, mais que se passera-t-il ensuite ? Si l’Etat poursuit son désengagement financier comme c’est le cas depuis plusieurs années, les Régions pourront-elles ou voudront-elles compenser ?” s’interroge Séverine Sigrist, la présidente du pôle Alsace Biovalley. Le modèle économique des pôles risque de s’en retrouver chamboulé. A court terme, l’attractivité des pôles pourrait aussi pâtir d’un retrait de l’Etat. “Les pôles sont les portes d’entrée des entreprises vers des financements nationaux. Certains programmes collaboratifs sont liés au PSPC-Régions, et permettent d’obtenir des financements via le PIA 3 au travers de la labellisation par les pôles”, relève la fondatrice et CEO de la biotech Defymed.

Autant de questions qui seront au cœur des négociations de l’été. La coordination entre les différents pôles quand l’Etat ne jouera plus son rôle de trait-d’union, le rôle des Régions pour les pôles qui animent une filière nationale (comme Cosmetic Valley) ou encore le mode d’attribution des crédits de fonctionnement, seront aussi sur la table.

Sylvain Rolland - La Tribune
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07/15/2019 Rallying Support Without Signaling Virtue: A 2019 Guide To Showing You Care

Director of Communications for Brondell Inc., Daniel combines creative strategy and engagement messaging to drive killer brand stories.

In this brave new era of progressive politics, empathetic enterprise, the whole neo-faire movement of woke capitalism and value investment, a new hero has emerged. It’s laying siege to the entire complex of commercial air space, social media matrices – even freeway billboards are dabbed up with the hashtags of trending social movements and ethic-chic catchphrases. We’re talking about the modern marketing activist here, and in 2019, we’ve seen all manner of support for everything from third-wave identity politics to blunt political ideology.

Every industry, from cosmetics to agriculture, seems hyped on advocacy. Even blue-chip sportswear staples are flexing entire A-squad armies of professional athletes sporting grievances and balled-up fists, dropping knowledge on the unwashed masses – all under shining catchphrases and logos, collateral iconography we’ve been hard-wired to associate with winning, elitism and virtue.

This is where we’re at, and obviously, most of it is a step in the right direction. We’re evolving as a society – becoming more compassionate, open-minded and dare I say enlightened? But in the revelry of kudos, congrats and mutually beneficial back-patting, let’s not forget the cold, hard tenets inherent in the fracas that is the American free market – the two truths we’re all casually overlooking:

  1. A corporation’s only job is to make as much money as it possibly can.

So then, where does this leave us? Do we believe the Fortune 500 is bending over backward in service of true social justice, or are they as fickle as the market trends? Is this genuine altruism in the name of equity, or is it baseless virtue signaling subject to the whims of the next culture shift?

Do we not think these companies would just as easily tuck tail and run off in the direction of indifference, malice or vitriol if the market suddenly called for it? Is anyone really buying all this? I’m not so sure.

I want to suggest a few ways in which you can align your marketing efforts with genuine altruism without it coming across as a ploy to rent cheap space in the hearts of your consumer base and profit off the spoils of their good natures. Let’s take a quick dive into authenticity so we can all avoid the pitfalls of pandering and actually “be the change we wish to see.”

Define Your Values

Before you begin drafting messaging around some grand humanitarian crusade, you should have a solid compass for where your company stands on the issues and what your hierarchy of values entails. Honestly, this work should be done in the earliest stages of development and should include stakeholders from every department.

It’s important to sit down to define and align not only on your value set, but also who and what you want to be for your customers. Armed with an enduring slate of company values, you’ll not only have a concrete set of parameters to back your messaging, but you’ll also insulate yourself from the scramble of social pressures that may cause you to act out of haste instead of grounded sincerity.

Start Local

Instead of firing off sweeping statements around the latest crisis or cause du jour, make sure there’s a way you can actually impact change within your community. In 2019, there is an array of social media and web tools designed to help keep corporations from fading into the cliche of callousness.

More and more, it seems, consumers expect their favorite brands to come at them with an air of personability, even down to the individual level. This should translate into the physical communities in which these companies live.

Make it a point to get out and demonstrate change, support, growth – or whatever it is – in your own backyard. This will help you actually understand the communities and causes you’re championing and can be folded into an authentic story of support later down the road.

Put Your Money Where Your Mouth Is

This needs no more guidance, as it should be self-explanatory for all brand leaders.

Diversify

One of the biggest tells in modern virtue signaling comes when a company aligns with a specific political ideology and only expresses their support along one side of the party divide. I believe this is truly the grossest form of patronization, and it is an instant indication that the corporation in question is more concerned with appealing to its fleeting party affiliation than being authentically concerned with making the world a better place. Don’t do this. It annoys people.

Instead, use your defined company values as a guiding principle for showing support to all those who might benefit from it. If you’re championing national unity, champion national equality. If you’re flying a Pride flag in June, fly the American flag on the Fourth of July. If you value strong families, you should value all iterations of strong families. If you paint your helmets blue for Father’s Day, paint them pink for Mother’s Day.

Show the world you’re genuinely behind ideas and not standing in service of hip political ideologies. Party lines are in a constant state of flux, where a solid moral code will last you a lifetime.

Bear all this in mind the next time you catch yourself applauding the heroics of hashtag activism or questioning the motives of a politically charged Super Bowl campaign. Sure, we’d like to believe in the basic decency of modern American courtesy culture, but let’s not overlook the influence of cash in the grand harvest of social brownie points. Let’s not follow blindly into the guilt and guile of gimmick advocacy, and as marketers, let’s pick our battles, understand our aims and never bait our traps with bull.

Daniel Lalley - Forbes
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07/14/2019 This Skincare Range Is Made Specifically For Women Going Through Menopause

When Jane Atherton was running her own menopausal practice at the age of 52, she had several clients approach her asking what effect the menopause, and loss of estrogen, would have on their skin.

Atherton was also going through the stages of menopause, and experiencing issues with her skin, and so decided to upgrade her skincare products accordingly.

“I was shocked when, out of the hundreds of products on the market, none of them were formulated to suite menopausal skin,” she recalls.

At that moment, Atherton realized there was a gap in the market.

“Women going through menopause deserved to have specialized skin care products to care for their needs during this change in life, and which only specialized formulations can offer,” Atherton explains. “Menopause can be a very tumultuous time for many women, both physically and psychologically.”

The company’s debut product was a face cream called Pause Hydra Creme, although Phytomone now offers body oils, cleansers and other skincare products.

“The formulations are all developed with ingredients and special actives which specifically target mature skin aging at the root cause, loss of estrogen, and allowing mature skin to keep looking youthful and radiant,” Atherton says.

When the company launched, it was the only brand in the UK offering specialized forumaltions for menopausal skin. Despite other ranges having since launched, Atherton says there aren’t any which see views as competition.

"Unfortunately, you only need to take a look at their ingredients list to see what they are offering is just a regular repackaged anti-ageing cream. It took Phytomone almost four years to develop Pause Hydra Creme, working with some of the top cosmetic scientists, doctors and hormone specialists to ensure our Cosmetic HRT formulations actually addressed all if the skin health issues brought about by oestrogen loss.

“We set out to develop the most advanced skin care products for mature, hormonally ageing skin and we have produced something quite extraordinary by totally focusing on why skin deteriorates so dramatically from midlife onwards.”

Atherton says it has been “somewhat” of a challenge educating the public on the massive effect hormone loss has on the skin, something which she says is not normally connected to cosmetics and skin care. Effects can include anything from increased dryness to loss of skin elasticity and loss of fat under the skin, which can cause sagging, especially around the neck, jawline and cheeks.

“We did make it difficult for ourselves,” she adds, "but we truly believed women deserved to know why their skin is so different from a younger skin and why using regular anti-aging products will only ever have limited results, due to a shortfall of specialized ingredients in the formulation.

“By understanding the nature of menopausal skin and the dramatic effects hormone decline has on skin health, we have been able to create formulations with impressive clinically proven results, which will enhance skin both short term and in the years to come.”

Atherton says the biggest surprise for her has been the success of her brand’s online presence; the company’s Facebook page “The Menopause Room” has more than 95,000 followers.

“Having this strong, trustworthy presence on social media gives us the ability to reach out and connect with our demographic, making them feel like they ‘belong’, during times of uncertainty,” Atherton adds. "We encourage, motivate and inspire women to keep looking and feeling great, optimistic and confident.

Lucy Sherriff - Forbes
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07/12/2019 Colgate-Palmolive acquiert Filorga Cosmétiques, le leader de l'anti-âge en France pour 1,50 milliard d'euros

Le groupe américain, surtout connu pour ses produits d’hygiène dentaire, avait déjà acquis en 2017 les marques PCA Skin et EltaMD pour se faire une place dans le segment à forte marge des crèmes de soins.

Colgate-Palmolive a annoncé jeudi 11 juillet, l’acquisition du groupe français Laboratoires Filorga Cosmétiques pour 1,50 milliard d’euros afin de se renforcer sur le segment des soins anti-âge.

Filorga se présente comme le leader de l’anti-âge en France et précise que ses crèmes médi-cosmétiques sont commercialisées dans 75 pays au total, avec notamment une forte expansion sur le marché chinois.

“Cette acquisition fournit aussi à Colgate un point d’entrée dans le canal de distribution en forte croissance du ‘travel retail’, particulièrement en Chine”, a déclaré Noel Wallace, directeur général de Colgate, dans un communiqué.

Le groupe américain, surtout connu pour ses produits d’hygiène dentaire, avait déjà acquis en 2017 les marques PCA Skin et EltaMD pour se faire une place dans le segment à forte marge des crèmes de soins.

Filorga, relancée par Didier Tabary, un ancien de Chanel, et contrôlée par la holding HLD, se targue d’une croissance de plus de 50% par an depuis plus de 10 ans grâce à sa gamme de soins formulés à base de NCEF, un complexe unique encapsulant des actifs utilisés en injection.

“Je suis heureux de permettre à la marque Filorga de nourrir de nouvelles ambitions aux côtés de Colgate : cette transaction s’inscrit dans la logique de développement de Filorga, et permettra à la société de renforcer son positionnement sur ses marchés existants tels que la Chine et le Travel Retail et de s’étendre dans de nouveaux territoires à fort potentiel, tels que les Etats-Unis ou le Japon”, a déclaré Didier Tabary dans un communiqué publié par HLD.

Colgate a précisé que la transaction, financée partiellement par de la dette, devrait être finalisée dans le courant du troisième trimestre et serait sans impact sur le bénéfice par action du groupe en 2019.

Colgate était conseillé par Citi pour cette opération, tandis que Goldman Sachs et BNP Paribas étaient les banques conseil de Filorga.

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07/12/2019 Zone d'ombre sur le marché des crèmes solaires

Pour s’éviter un hâle jugé disgracieux, les Chinois s’enduisent de crèmes solaires tous les jours. Les Brésiliens, eux, en raffolent pour flatter leur bronzage. Les Américains en sont les premiers consommateurs au monde, avec 32,7 millions de litres écoulés en 2018. Les Français leur préfèrent des sprays d’huile ou de lait, fluides et invisibles.

A l’heure des premiers départs en vacances, les ventes de produits cosmétiques solaires s’envolent. En France, grâce à la météo caniculaire, le marché a bondi de 26 % dans les hypermarchés en juin, d’après les chiffres d’AC Nielsen. Près de " 70 % des ventes " de tubes, flacons et bouteilles de crèmes solaires sont réalisées " entre avril et septembre “, selon Pascal Fontaine, directeur commercial des pharmacies Lafayette. Dès lors, en hypermarchés et dans les officines, la bataille du prix fait rage. Cette concurrence serait le signe de la” maturité du marché français ", estime Alexandre Couttet, chef de groupe de la marque Eau Thermale Avène.

Pourtant, malgré le réchauffement climatique, les Français ne se protègent pas convenablement des méfaits du soleil, d’après les autorités sanitaires. Les campagnes de sensibilisation au mélanome cutané - le plus grave des cancers de la peau - ne portent pas leurs fruits. Les femmes s’exposent trop. " Entre 2010 et 2018, le mélanome cutané est [le cancer] dont le nombre de cas diagnostiqués a le plus augmenté ", relevait Gautier Defossez, médecin responsable des rapports de l’agence nationale Santé publique France, dans les colonnes du Monde, à l’occasion de la publication de données sur les tumeurs cancéreuses, le 2 juillet. Chaque année, 232 000 cas de mélanome malin sont déclarés dans le monde et 55 000 personnes en meurent, d’après le Centre international de recherche sur le cancer, une agence rattachée à l’Organisation mondiale de la santé.

Les parents d’enfants en bas âge sont certes sensibilisés très tôt aux risques de coups de soleil. Mais, chez les jeunes et les adultes, l’attrait d’une peau dorée fait oublier toutes les règles imposées aux plus petits. Seulement 27 % des Français évitent de s’exposer aux heures les plus ensoleillées et 14,4 % mettent de la crème toutes les deux heures, d’après Santé publique France. Insuffisant.

Dès lors, la vente de produits solaires, qui protègent la peau et réduisent les risques de cancer, progresse. Le marché, estimé à 9,1 milliards d’euros dans le monde, croît de près de 4 % par an, selon le cabinet Euromonitor International. " Ce segment est porteur, car la proportion de personnes sensibilisées à la nécessité de se protéger des méfaits du soleil, lors d’une exposition ou au quotidien, est en forte croissance ", affirme Laetitia Toupet, directrice générale La Roche-Posay International (L’Oréal).

Juliette Garnier - Le Monde.fr
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07/12/2019 Colgate-Palmolive to buy French skincare business for €1.5bn

Colgate-Palmolive has reached an agreement to buy the skincare business of Filorga Cosmétiques for €1.5bn, a sign the US consumer goods group is turning to deals to diversify its interests beyond toothpaste and soap.

Filorga, based in Paris, is an anti-ageing skin care brand focused primarily on facial care. Founded in France in 1978, it is sold in more than 60 countries with a foothold in continental Europe.

The purchase is notable for Colgate, which despite its size had been reticent over mergers and acquisitions under longtime chief executive Ian Cook. It comes just three months since Mr Cook was replaced by Noel Wallace, who took charge of a group with a $63.4bn market capitalisation and $15.5bn in annual sales.

The deal was “a clear sign that Wallace will be more aggressive with M&A to reshape the portfolio outside of oral care, a big change for a company that has historically been run very conservatively”, said Bonnie Herzog, analyst at Wells Fargo.

Colgate, along with rivals in the consumer goods sector, is grappling with shifts in consumer tastes, advertising markets and distribution channels. The New York-based company earlier this year put investors on notice that net sales would be “flat to up low single digits” in 2019.

Filorga will join a roster of the US company’s brands including Softsoap, Speed Stick antiperspirant and Ajax cleaner, as well as the eponymous oral care products.

Mr Wallace said in a statement that Filorga, which counts China among its largest markets, would give Colgate “entry into the fast-growing and sizeable travel retail channel, particularly in Asia”.

He added: “This acquisition will add a high-growth, profitable, global skincare asset to the Colgate portfolio.”

Speaking at Colgate’s annual meeting in May, Mr Wallace said Colgate had been “very, very thoughtful on how we use our cash to do M&A. We’ve been very selective over the years”.

However, he added that the skin care brands PCA Skin and EltaMD that the group acquired last year were “doing extraordinarily well”.

Colgate said it would fund the Filorga transaction, which is expected to complete in the third quarter of this year subject to regulatory approval, through debt and cash.

Colgate-Palmolive was advised by Citi and Filorga by BNP Paribas.

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07/11/2019 Microphyt lève 28,5 millions pour produire ses microalgues à large échelle

Expert des ingrédients actifs naturels issus de microalgues pour la nutrition et les cosmétiques, Microphyt lève 28,5 millions d’euros pour accroître sa capacité de production industrielle et accélérer le développement de produits novateurs à haute valeur ajoutée. Les deux coleaders de l’opération misent 10 millions d’euros chacun : Sofinnova Partners avec son fonds IB 1 , dédié aux biotechnologies industrielles, et bpifrance via le fonds SPI (Sociétés de Projets Industriels) géré dans le cadre du PIA. " On ressent une forte dynamique en France dans le domaine de la chimie du végétal, qui représente la moitié de notre portefeuille “, estime Jean-Philippe Richard, directeur d’investissement du fonds SPI de bpifrance.” Avant d’assurer ce financement de la société jusqu’en 2022 ou 2023, nous avons porté un regard fouillé sur le marché européen et Sofinnova Partners l’a fait aux Etats-Unis. "

A l’occasion de ce deuxième tour de table, ces deux ténors du financement de l’innovation entrent au capital avec IXO Private Equity et Sofilaro, rejoignant les actionnaires historiques. Supernova Invest, Demeter Partners et Irdi Soridec réinvestissent après avoir financé, avec Sofimac Innovation, l’amorçage de Microphyt à hauteur de 2 millions à la fin 2013, pour obtenir la preuve de concept de sa technologie, puis assuré en 2017 un financement intermédiaire de 1,5 million avec l’industriel italien APG.

Qu’est-ce qui justifie un tel montant vu le peu d’argent levé par l’entreprise en douze ans d’existence ? " Contrairement aux autres sociétés du secteur, sa technologie originale, à écoulement diphasique, a la particularité d’être douce, donc permet d’exploiter une plus grande diversité d’espèces du règne des microalgues “, explique Denis Lucquin, managing partner chez Sofinnova.” L a cocirculation du milieu de culture et du gaz - air enrichi en CO2 - améliore les échanges et respecte l’intégrité cellulaire des microalgues, car on ne pompe pas fort ", complète Vincent Usache, directeur général de Microphyt, qui a déposé cinq familles de brevets pour protéger sa technologie et ses nouveaux produits à l’international.

Ce n’est pas son seul atout concurrentiel : " L’autre caractéristique de cette technologie est d’être modulaire, donc elle ne pose pas de problème de scale-up “, souligne Denis Lucquin. Pour augmenter la capacité de production au fur et à mesure de la croissance de la demande, il suffit d’ajouter des photobioréacteurs tubulaires - de 5.000 litres chacun - aux cinq dont dispose aujourd’hui Microphyt sur sa plate-forme industrielle à Baillargues, dans l’Hérault.” Notre objectif est de la quadrupler dans les dix-huit mois, mais le budget n’est pas encore affiné ", projette Vincent Usache.

En parallèle, la société a décroché au total 3 millions d’aides publiques, dont 1,8 million en 2016 dans le cadre de l’appel à projets Instrument PME du programme Horizon 2020. " Il a suscité un engouement qui nous a valu de signer des collaborations et des accords commerciaux avec de grandes marques cosmétiques, pour remplacer des structurants et épaississants d’origine pétrochimique, ou des actifs aux effets anti-âge et apaisants ", se félicite-t-il.

En 2020, Microphyt espère commercialiser en Europe et aux Etats-Unis son premier ingrédient qui prévient les déclins cognitifs liés à l’âge. Le dossier réglementaire a été déposé à la fin 2018 auprès de l’European Food Safety Authority (Efsa) et, la semaine dernière, à la FDA. Pour être fin prêt, Microphyt, qui emploie 15 salariés, va recruter une dizaine de personnes d’ici à dix-huit mois.

Chantal Houzelle - LesEchos.fr
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07/09/2019 Cannabis : ça plane pour les investisseurs, mais ça pourrait bien ne pas durer !

Le marché du cannabis a le vent en poupe… et les investisseurs et spéculateurs de tout poil n’ont pas manqué de s’engouffrer dans la brèche. Jusqu’ici, comment leur donner tort ? Les valeurs du compartiment affichent des performances stratosphériques en Bourse. L’action du canadien Canopy Growth a été multipliée par 13 en seulement trois ans et celle de son compatriote Cronos par 69 sur la période. Et après son introduction en Bourse en fanfare en juillet 2018, l’américain Tilray s’est quant à lui propulsé en seulement quelques mois de 23 dollars lors des premiers échanges à un pic historique de 300 dollars le 19 septembre !

Reste que malgré de bonnes perspectives d’expansion, le marché du cannabis légal est menacé par les coûts environnementaux élevés liés à son approvisionnement et à sa fabrication ainsi que par les incertitudes liées aux effets sur la santé de son utilisation à long terme, avertit la société de gestion britannique Schroders, qui souligne que ces défis auront des implications considérables pour les entreprises situées le long de la chaîne de valeur. “Il sera essentiel pour les investisseurs d’opérer un tri entre les sociétés les mieux placées pour s’adapter et celles qui seront moins préparées”, met-elle en garde.

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C’est au cours des dernières années que le cannabis a fait son apparition sur les écrans radars des investisseurs. Le Canada est devenu le premier pays du G7 à en légaliser l’usage récréatif en octobre 2018, emboîtant le pas à plusieurs États américains. Le pays a ainsi ouvert la porte à un thème d’investissement porteur. “Bien que les perspectives du marché soient importantes pour les sociétés spécialisées, elles le sont aussi pour les entreprises qui misent sur la croissance de ce secteur, dont l’entrée dans la légalité perturbe de nombreuses industries traditionnelles, notamment la médecine, l’agriculture, la banque, la production de boissons, le BTP et autres”, souligne Schroders.

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Le producteur de boissons alcoolisées Constellation Brands a investi 4 milliards de dollars dans l’entreprise de production de cannabis Canopy Growth. Le cigarettier Altria a pris une part de 45% (1,9 milliard de dollars) du capital de la société de cannabinoïdes Cronos. Le géant brassicole Anheuser-InBev a établi un partenariat avec le producteur de cannabis thérapeutique Tilray, tandis que le groupe de tabac Imperial Brands a investi dans Oxford Cannabinoid. Sans parler du brasseur Molson Coors, qui collabore quant à lui avec la société de production de cannabis thérapeutique Hydropothecary…

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Ces investissements, bien qu’ils créent des opportunités de croissance, sont également le reflet de “stratégies défensives qui visent à parer la menace que le cannabis représente pour les principaux marchés de ces sociétés”, juge Schroders. Certaines industries exposées à ce bouleversement (le secteur pharmaceutique, l’alcool, les cosmétiques et le bien-être, le tabac et l’alimentation) représentent des ventes au détail d’un montant de 6.000 milliards, rapporte la société de gestion, en se basant sur une note de Jefferies Equity Research, intitulée Initiating on Cannabis : Long-term highs expected but not all at the party.

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C’est la légalisation, et non l’usage accru, qui constitue le principal moteur de la croissance du secteur, souligne Schroders. D’autant que la pénétration est déjà relativement élevée sur la plupart des marchés : les Nations Unies estiment que 3,9% de la population mondiale sont des consommateurs réguliers, soit près du cinquième du taux de pénétration des fumeurs de tabac (source Barclays Equity Research).

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“Malgré les controverses politiques que le sujet suscite, la croissance potentielle du marché est considérable et nous paraît relativement attrayante dans l’ensemble. D’après des hypothèses prudentes du secteur, le marché légal mondial, estimé à 10,8 milliards de dollars en 2018, pourrait atteindre 50 milliards d’ici 2029 (selon Jefferies Equity Research), en supposant une légalisation complète aux États-Unis, en Europe et en Amérique latine et en tenant compte des perturbations que le cannabis pourrait engendrer dans les autres secteurs”, souligne la société de gestion.

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“Les attitudes sociales ont changé et les gouvernements sont de plus en plus conscients des retombées de la légalisation en termes de revenus ainsi que des avantages liés à une supervision réglementaire du secteur par l’État. Un grand nombre de pays, notamment le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud, le Mexique, la Malaisie, l’Inde et la Chine, s’orientent vers la dépénalisation, au moins du marché du cannabis thérapeutique”, indique Schroders, qui estime qu’à l’avenir, le marché légal pourrait se développer encore davantage…

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Malgré les perspectives d’expansion du marché, les producteurs sont confrontés à des difficultés. L’industrie naissante du cannabis légal fait face à deux problèmes majeurs, selon Schroders.

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“Les coûts environnementaux élevés liés à l’approvisionnement et à la fabrication : la production de cannabis repose sur des pratiques d’agriculture intensive ayant une empreinte énergétique et carbone élevée, et implique des rejets importants dans l’eau, dans l’air et dans la terre ainsi que l’utilisation de pesticides toxiques et d’autres produits chimiques associés”, souligne la société de gestion.

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Il y a aussi des problèmes de santé et de sécurité persistants. “Un nombre croissant de recherches universitaires soulignent des incidences négatives aiguës et chroniques sur la santé, en particulier liées à des troubles de la santé mentale comme la psychose et la dépendance aux substances. D’après les conclusions d’une étude de l’Université de Montréal, le cannabis est plus nocif pour le cerveau en développement des adolescents que l’alcool”, rapporte-t-elle.

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Afin d’évaluer l’état de préparation des sociétés cotées du secteur, Schroders juge qu’il convient de se poser un certain nombre de questions sur elles… Quelle quantité de fleurs peuvent-elles cultiver ? Les capacités mises en place jusqu’à présent correspondent-elles aux attentes ? La société est-elle implantée dans plusieurs régions et est-elle bien placée pour saisir les opportunités offertes par la dépénalisation dans un nombre croissant de pays ? La société possède-t-elle une marque forte, des droits de propriété intellectuelle ? Met-elle en place des essais cliniques ou commercialise-t-elle des produits différenciés pour répondre à la demande sur les marchés du cannabis à usage récréatif et thérapeutique ? Comment assure-t-elle l’approvisionnement, la qualité et l’intégrité des produits grâce à une traçabilité améliorée ?

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S’est-elle diversifiée afin d’éviter les catégories à plus haut risque ? Possède-t-elle le capital financier nécessaire, du personnel qualifié et de la main-d’œuvre compétente pour développer son portefeuille de produits et superviser la maturation de son activité ? De solides contrôles sont-ils en place pour garantir la protection adéquate des populations à haut risque ? La société contrôle-t-elle de manière proactive la communication marketing et les messages qui sont adressés aux consommateurs ? Enfin, la société a-t-elle une utilisation efficace des ressources environnementales ?

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Autant de critères qui aident les investisseurs à “appréhender les défis susceptibles d’accompagner les opportunités de croissance offertes par le secteur”, souligne Schroders, qui estime que “ces facteurs clés permettront de distinguer les acteurs les plus à même de tirer leur épingle du jeu”.

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Globalement, bien que des différences notables persistent entre les différentes entreprises spécialisées du secteur du cannabis, “l’opacité des informations financières et l’insuffisance des actions entreprises suggèrent qu’elles sont pour la plupart mal préparées pour les défis qui apparaîtront inévitablement au fur et à mesure que le secteur se développera”, met en garde Schroders. Les investisseurs sont prévenus.

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En vidéo - Cannabis : bientôt un business comme un autre ?

Nicolas Gallant - Capital.fr
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