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05/16/2019 Acquisition de taille pour Arkema aux États-Unis

Le chimiste hexagonal a mis la main sur une société américaine valorisée 570 millions de dollars, et compte ainsi se renforcer dans la chimie de spécialités.

Arkema tient son cap. Le chimiste français a annoncé une nouvelle acquisition, qui va conforter comme promis ses positions dans la chimie de spécialités. Synthétisant des produits qui répondent à des besoins très spécifiques (pesticides, pigments, arômes et cosmétiques), cette branche est moins consommatrice en capital que la chimie de base, et moins tributaire des cours des matières premières.

D’ici à l’été, le groupe hexagonal prévoit d’avoir finalisé l’achat d’ArrMaz, une société américaine valorisée 570 millions de dollars, active dans ce secteur. Forte de 400 personnes, elle fabrique en effet des tensioactifs pour la nutrition des cultures, les mines et les infrastructures routières.

Ses additifs pour fertilisants “améliorent l’efficacité et la qualité des productions tout en favorisant une agriculture responsable”, explique Arkema. Sur le marché des mines, ses produits optimisent la récupération et la qualité du minerai lors des opérations de séparation. Enfin, ses additifs contribuent à améliorer la durabilité, la qualité et la recyclabilité des routes.

La complémentarité d’Arkema et d’ArrMaz en matière de technologies, de géographie et d’expertise en formulation va créer un nouveau leader des tensioactifs de spécialités, assure le chimiste français. ArrMaz, qui réalise un chiffre d’affaires de 290 millions de dollars (contre 8,8 milliards d’euros pour Arkema), est très présent en Amérique du Nord et a développé des implantations au Maroc, en Arabie saoudite et au Brésil.

Arkema estime mettre la main sur une activité profitable, résiliente et à faible intensité capitalistique. Pour son PDG, Thierry Le Hénaff, ArrMaz devrait afficher une croissance moyenne de 10 % d’ici à 2023. L’opération devrait avoir une incidence positive sur le résultat net et la trésorerie d’Arkema dès la première année. Le cours du chimiste français progressait en séance de 2,5 % dans un marché atone.

Anne Bodescot - Le Figaro.fr
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05/16/2019 Nestlé négocie pour 9 milliards d'euros la vente de sa division soins de la peau

Nestlé est entré en négociations exclusives avec un consortium emmené par le fonds d’investissements EQT Partners pour la vente de sa division de soins de la peau pour 10,2 milliards de francs suisses (9 milliards d’euros), dans le cadre de ses efforts pour se recentrer sur son coeur de métier.

Cette transaction avec EQT, une filiale d’Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), le fonds souverain de l’émirat d’Abou Dhabi, et PSP Investments devrait être finalisée dans le courant du second semestre, si toutes les autorisations réglementaires sont obtenues, a précisé jeudi le géant de l’agroalimentaire, auquel le fonds activiste Third Point de Daniel Loeb a réclamé en juillet d’accélérer sa réorganisation.

L’action Nestlé a atteint un record à 100,22 francs (+1,55%) en Bourse de Zurich après l’annonce de cette opération, qui sera la deuxième plus importante acquisition par des fonds de capital investissement en Europe depuis la crise financière après le rachat l’an dernier par Carlyle de la division de chimie de spécialité d’Akzo Nobel pour 10,1 milliards d’euros, selon les données de Refinitiv.

Les analystes jugent le prix de vente intéressant pour Nestlé, avec une valeur d’entreprise correspondant à 3,6 fois le chiffre d’affaires et un multiple d’environ 20 par rapport aux bénéfices attendus.

Cette division de soins de la peau, qui sera rebaptisée Galderma, du nom de la coentreprise détenue avec L’Oréal dont Nestlé a pris le contrôle total en 2014 lors de la réduction de sa participation au capital du groupe français de cosmétiques, devrait générer un bénéfice d’exploitation (Ebitda) d’environ 550 millions de francs cette année et de plus de 600 millions l’an prochain, a dit une source proche du dossier.

Patrik Schwendimann, analyste de ZKB, estime que la transaction devrait générer pour Nestlé un gain exceptionnel avant impôts d’environ 4 milliards de francs sur la base de la valeur comptable de 6,2 milliards donnée à cette division dans les avis financiers de 2018.

Nestlé “communiquera sur l’emploi du produit de la transaction et sur la future structure de son capital” après la finalisation de l’opération, a dit le groupe de Vevey dans un communiqué. Pour Patrik Schwendimann, il n’y a aucune urgence pour Nestlé à annoncer un nouveau programme de rachats d’actions, l’actuel courant jusqu’à la fin de l’année.

Outre Galderma, la division Nestle Skin Health, qui emploie 5.000 personnes dans 40 pays, regroupe les marques de soins Cetaphil et Proactiv. Nestlé l’a créée en 2014 après l’échange de titres avec L’Oréal.

L’ancien directeur général Paul Bulcke s’efforçait alors de développer Nestlé dans des produits de santé à forte croissance pour contrebalancer le ralentissement des activités traditionnelles dans l’alimentation.

Cette division de soins dermatologiques n’a cependant pas eu les résultats espérés, entraînant des charges exceptionnelles, même si elle a renoué au premier trimestre avec une croissance des ventes à deux chiffres après deux ans et demi de réorganisation.

L’actuel directeur général Mark Schneider l’a mise en vente en septembre dans le cadre des efforts de Nestlé pour se séparer de ses activités non-performantes, dans un contexte d’évolution des goûts des consommateurs, qui préfèrent de plus en plus les produits frais et jugés sains aux produits transformés et conditionnés.

Du côté d’EQT, on affirme avoir “beaucoup de bonnes idées sur la manière de développer Nestle Skin Health afin d’en faire une perle et d’engranger ensuite un retour sur investissement”.

“Nous allons renforcer le conseil d’administration de Galderma avec une expertise industrielle pertinente afin de développer chacune des unités jusqu’à leur plein potentiel. Il y a des médicaments sur ordonnance qui sont de potentiels blockbusters avec de vastes opportunités”, a ajouté Marcus Brennecke, associé et coresponsable du capital investissement chez EQT.

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05/16/2019 Grâce à son lifting, Nestlé Skin Health devrait rapporter une fortune

Cette fois, c’est une volte-face complète dans la stratégie de Nestlé. La multinationale veveysanne est en contacts avancés pour se séparer Nestlé Skin Health. Sa filiale dermatologique, née d’un investissement de plusieurs milliards il y a à peine cinq ans.

Le consortium mené par le fonds d’investissement suédois EQT ainsi que le fonds souverain émirati Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), via l’une de ses filiales, seraient prêts à l’acheter 10,2 milliards de francs, annoncent jeudi matin les services de presse de Nestlé, confirmant une information du Financial Times.

La filiale dermatologique de Nestlé, dont le siège mondial est à Lausanne, produit des traitements contre l’acné, les rougeurs ou les dommages causés par une surexposition au soleil. Elle a généré 2,8 milliards de dollars de ventes en 2018, soit quelque 3% du chiffre d’affaires net de la multinationale. Elle emploie 5000 employés à travers 40 pays, et 400 en Suisse.

La transaction doit encore être approuvée par les autorités de régulation, mais “pourrait intervenir au second semestre 2019”, avance Nestlé dans son communiqué. Son montant valorise Nestlé Skin Health à 3,6 fois ses ventes et 21 fois son EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement). Il s’agit de “multiples supérieurs à nos attentes”, pointent les analystes de la banque américaine Morgan Stanley. Ce serait la seconde plus importante transaction de l’histoire de Nestlé, après la vente de sa division ophtalmique Alcon à Novartis, début 2010, pour 38,8 milliards de francs.

Nos archives Comment Nestlé va utiliser le trésor né de la vente d’Alcon

Ces derniers temps, la direction de Nestlé n’a jamais fait secret de son intention de céder sa filiale dermatologique. A l’occasion d’une session avec les investisseurs en septembre 2018, elle annonçait déjà, considérer ce secteur comme “de plus en plus en dehors du périmètre stratégique du groupe”. Une déclaration d’intention qui a engagé un processus de discussions avec EQT et Adia, le fonds d’investissement américain KKR ainsi que son concurrent, également américain, le consortium Advent international avec l’entreprise de capital-investissement britannique Cinven. Les enchères pouvaient alors grimper.

La stratégie de communication a donc payé, admet l’un des porte-parole de Nestlé. Il préfère, lui, pourtant mettre l’accent sur la “restructuration mise en place entre 2017 et 2018 qui a converti Nestlé Skin Health en entité performante et permis de la vendre en un ensemble”.

Lire aussi: Nestlé veut se débarrasser de ses charcuteries Herta

L’ancienne direction de Nestlé avait investi 2,6 milliards d’euros (l’équivalent actuel de 2,94 milliards de francs), en 2014, pour racheter au groupe cosmétique français L’Oréal la moitié des parts de ce qui s’appelait encore Galderma. Mais depuis l’arrivée de Mark Schneider à sa tête, en janvier 2017, Nestlé a inversé la vapeur.

Il annonçait la fermeture d’une usine à Egerkingen (190 emplois à la clé) huit mois après l’entrée en fonction de la nouvelle direction. En octobre 2017, c’était la délocalisation vers la Suisse du laboratoire de recherche de Sophia Antipolis - site de fondation de Galderma en 1981 - qui provoquait 400 suppressions d’emplois. Puis le débarquement de 200 manifestants en gilets jaunes devant le siège de la multinationale… en février 2018 déjà.

Nestlé ne regrette pourtant pas ses choix. Les bonnes performances de la filiale dermatologique n’y changeront rien. “Deux tiers des activités de Nestlé Skin Health se situent en dehors de notre focus stratégique. A savoir des produits qui sont vendus sur prescription médicale et ne sont pas librement accessibles en pharmacie”, souligne un porte-parole citant deux relaxants musculaires utilisés pour des raisons esthétiques (visage) ou thérapeutique (après une chirurgie).

Ces désinvestissements s’inscrivent dans la stratégie de Nestlé de recentrer ses activités sur ses secteurs les plus porteurs: le café, la science nutritionnelle et les produits alimentaires végane et bio. Dans leur note d’investisseurs, les analystes de Morgan Stanley disent s’attendre à ce que Nestlé “utilise ces recettes pour procéder à de nouvelles acquisitions ou rachats d’actions”. La multinationale a, elle, avancé qu’elle communiquera une fois que la transaction sera confirmée sur l’utilisation de la recette. Suspense.

Les potentiels repreneurs ont, eux, tenu à rassurer quant à leurs intentions. Dans un communiqué également diffusé jeudi matin, ils annoncent vouloir continuer à investir dans “l’excellence commerciale” ainsi que dans la recherche et l’innovation. Ils précisent aussi que “l’entreprise maintiendra son quartier général en Suisse et sera renommée Galderma”.

Si le nom d’origine devrait être sauvé, on n’en sait pas plus du côté des ressources humaines. Contacté par Le Temps, le fonds EQT n’a pas donné plus de précisions quant au sort des 5000 employés.

Adrià Budry Carbó - Le Temps
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05/16/2019 Nestlé négocie avec EQT la vente de ses soins de la peau

Le leader mondial de l’alimentation revoit son portefeuille d’actifs pour se recentrer sur le café, l’eau en bouteille et l’alimentation pour animaux domestiques.

Nestlé poursuit activement la révision de son portefeuille d’actifs. Le géant suisse s’apprêterait à entrer en négociations exclusives avec le fonds d’investissement suédois EQT pour vendre sa division soins de la peau, selon le " Financial Times “. L’opération pourrait lui rapporter 10 milliards de dollars. La mise en vente de cette activité de Nestlé a donné lieu à une véritable bataille entre des fonds d’investissement.

L’offre du consortium mené par EQT aurait été jugée plus intéressante que celle du fonds concurrent KKR, ainsi que de celle d’un consortium emmené par l’américain Advent International et le britannique Cinven.

Si l’opération va à son terme, elle serait une des plus grandes transactions réalisées cette année en Europe par les fonds d’investissement. Le caractère exclusif des négociations avec EQT ne garantit pas leur issue favorable, ont souligné les proches du dossier. Ni le fonds, ni Nestlé n’ont souhaité faire de commentaires.

La division soins de la peau de Nestlé inclut Galderma , un groupe de soins dermatologiques que Nestlé a contrôlé au travers d’un partenariat avec le leader mondial de la cosmétique L’Oréal, avant d’acquérir 100 % du capital en 2014 moyennant un montant en actions de 2,4 milliards d’euros.

L’activité en vente comporte des traitements de l’acné à la marque Proactiv, des produits de comblement des rides Restylane et une large gamme de produits hydratants et nettoyants sous la marque Cetaphil. Elle a totalisé un chiffre d’affaires de 2,7 milliards de francs suisses (2,4 milliards d’euros) en 2017.

La démarche de Nestlé correspond à une volonté de recentrage sur son coeur de métier. Ses priorités affichées sont désormais le café, l’eau en bouteille et l’alimentation pour les animaux domestiques . L’objectif du groupe, mis sous pression par l’activiste américain Third Point depuis près d’un an, est de relancer les ventes et sa croissance.

EQT étudie une introduction en Bourse de l’activité sur le marché de Stockholm. Le fonds, détenu pour 10 % par Investor AB qui avait été créé par la famille Wallenberg, a levé plus de 60 milliards de dollars depuis sa création, il y a 25 ans.

Marie-Josée Cougard - LesEchos.fr
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05/15/2019 Rihanna-LVMH Fenty, vidi, vici ?

Le lancement par le numéro 1 mondial du luxe et de la superstar du r’n’b d’une maison de mode pourrait faire date. En nommant cheffe designer l’icône noire aux plus de 70 millions d’abonnés Instagram, le groupe français modernise son image. La chanteuse, elle, devient la première célébrité à bénéficier de tels moyens et d’une telle reconnaissance.

Le clip a fait date et débat, il est jubilatoire, pas du tout politiquement correct. Mads Mikkelsen y joue un banquier fait comme un rat par une Rihanna en cheffe de gang psychopathe qui a kidnappé sa femme-trophée à faux seins, la saucissonne, la drogue… Rihanna réclame son dû en patronne à qui on ne la fait pas, en guerrière prête à en découdre sévère, d’ailleurs l’affaire finit en carnage. C’est Bitch Better Have My Money, single sorti par la star de la Barbade en mars 2015. Qui dit entre autres : “Moi, j’veux que du Louis XIII, toi mec t’achètes juste un shot / T’es un kamikaze si tu penses me déboulonner / Merde, ta femme est sur la banquette arrière de ma nouvelle voiture étrangère / Fais pas comme si t’avais oublié, c’est moi qui commande / En mode brrap brrap brrap / Paie-moi ce que tu me dois, fais pas comme si t’avais oublié.”

Bernard Arnault, qu’on sait plutôt amateur de musique classique mais qui ne laisse pas grand-chose au hasard, doit connaître, sinon fredonner Bitch Better Have My Money. Gageons donc que le grand manitou de LVMH sait parfaitement à quoi l’engage le deal entre son empire et Rihanna rendu public vendredi : le leader mondial du luxe (46,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires) s’associe “à Robyn Rihanna Fenty pour créer une nouvelle maison de luxe”.

Nom : Fenty. Siège : Paris. Lancement officiel : au printemps, vraisemblablement le 22 mai, lors d’un raout en présence de la star. Pitch : un concentré de Rihanna - “La marque incarne la vision de la mode de Rihanna, tant sur ses créations de prêt-à-porter, souliers et accessoires, que sur ses choix en termes de distribution et communication”, dixit le communiqué d’officialisation. Lequel inclut une avalanche d’éloges par Bernard Arnault lui-même : “Tout le monde connaît la formidable chanteuse qu’est Rihanna, mais au travers de notre partenariat avec Fenty Beauty, j’ai découvert son esprit entrepreneur, ses compétences de dirigeante et un leader impressionnant. Elle a vraiment toute sa place dans la famille LVMH. Je suis fier que cette maison voie le jour grâce à LVMH, et je lui souhaite d’être un grand succès.” Amabilités gracieusement retournées par “Riri” : “Créer une marque avec LVMH est un moment incroyablement spécial pour nous. M. Arnault m’a donné carte blanche artistique pour développer une maison de mode dans l’univers du luxe. Je ne pouvais imaginer meilleur partenaire, à la fois en termes de créativité et de business, et je suis maintenant impatiente de dévoiler nos créations.” Soporifique comme toute com, cet échange de sucreries ne doit pas faire perdre de vue les faits et l’effet du deal, qui sont d’importance et bénéficient aux deux parties.

A 31 ans, Rihanna devient la première femme de couleur à diriger une marque au sein du groupe français de luxe, sachant que Fenty est la première marque créée ex nihilo au sein de LVMH depuis le lancement de la maison Christian Lacroix, en 1987. LVMH s’adjuge pour sa part une des personnalités les plus influentes du moment, au niveau planétaire, qui plus est incarnation et porte-drapeau d’une diversité régulièrement jugée trop absente du milieu de la mode, depuis toujours sous domination caucasienne, en coulisse comme sur les podiums. Le groupe avait envoyé un premier signal d’importance en nommant en mars 2018 Virgil Abloh, Chicagoan d’ascendance ghanéenne et ex-bras droit de Kanye West, à la tête des collections homme de Vuitton. Mais Rihanna (déjà première égérie noire de Dior depuis 2015) coche une case supplémentaire : avec elle, après Maria Grazia Chiuri (aux manettes des lignes femme chez Dior depuis 2016) et Clare Waight Keller (directrice des modes homme et femme chez Givenchy depuis 2017), LVMH propulse une troisième femme designer cheffe d’une maison. Question parité, on ne peut qu’applaudir.

Cela dit, Rihanna n’a rien d’un alibi. La chanteuse aux 280 millions de disques vendus depuis ses débuts en 2005 est déjà un nom solide dans la mode, et pas seulement comme célébrité-portemanteau chérie par les marques alléchées par de potentiels posts sur Instagram (“badgalriri” compte 70,6 millions d’abonnés), cet épicentre des millenials biberonnés au “digital”. Rihanna a déposé la marque Fenty en 2014 et a les mains dans le cambouis glamour depuis 2015, quand elle a lancé en association avec Puma le label Fenty X Puma : du sportswear sexy à échos hip-hop, bien d’époque et accessible, qui avait fait taire les pythies annonciatrices de gadin. Deux ans plus tard, elle se diversifiait déjà, avec l’aide de Kendo, l’incubateur de marques de beauté du groupe LVMH : sa marque de cosmétiques Fenty Beauty qui proclame s’adresser à toutes les femmes (par un éventail de teintes adapté à toutes les carnations et des prix abordables) fait un carton, quelque 500 millions d’euros de chiffre d’affaires d’après les résultats publiés par LVMH en janvier.

La businesswoman grandie dans un milieu modeste de Bridgetown a encore étoffé son portefeuille il y a un an, avec le lancement de Savage X Fenty, de la lingerie qui va du sporty au bien coquin accompagnée d’un discours très “girl power” (“Fenty célèbre l’audace, la confiance en soi et l’inclusivité”). Tous les morphotypes et couleurs ont de fait eu droit de cité au tout premier défilé du label, en septembre à New York. Y compris des femmes enceintes, dont la protégée numéro 1 de Rihanna, l’atypique (rasée, tatouée, dents écartées) Slick Woods, au bord de l’accouchement. Le show bouillant a illico ringardisé les défilés Victoria’s Secret, grand-messes américaines du sexy. Et les campagnes de pub de Savage X Fenty sont au diapason : les filles n’ont rien de dames aux camélias, plutôt chasseresses que proies. Objets de désir mais parce qu’elles l’ont décidé. Un positionnement qui résonne avec l’époque post-#MeToo, traduction glamour du “ni pute ni soumise”.

Alors, la braqueuse à voix de miel, regard de biche et corps de déesse qu’est Rihanna réussira-t-elle aussi un hold-up dans le haut de gamme ? Ce qui est certain, c’est que s’adosser à LVMH lui garantit de gros moyens (le groupe aurait déjà investi plus de 25 millions d’euros dans le projet), une expertise transversale (vêtements, accessoires, beauté) doublée d’une force de frappe (marketing, distribution) colossale, et la légitimise comme designer alors même qu’elle n’a en rien le profil présupposé, diplômé d’une école de mode-assistant de créateur-créateur.

Et le combo est suffisamment novateur et prometteur pour que les observateurs du secteur pointent un changement majeur, voire une révolution. “Fenty est la première marque de l’époque Instagram à être soutenue par l’un des trois grands groupes qui ont façonné l’ère du luxe global”, analyse ainsi Vanessa Friedman dans le New York Times, qui ajoute : “Cela marque une évolution de la synergie célébrité-mode, qui a évolué de la collaboration ponctuelle (type Selena Gomez avec Coach) vers des partenariats à plus long terme (Beyoncé et Adidas), à maintenant la création d’une marque, comme l’a fait autrefois Emilio Pucci [ex-skieur olympique passé créateur de vêtements pour la jet-set au début des années 50, ndlr].”Le Women’s Wear Daily suggère pour sa part un possible “tournant à la fois pour la mode et Hollywood”, qui aurait été amorcé par le clan Kardashian et son business tous terrains, de la télé-réalité à la cosmétique, en passant par le mannequinat et les livres de conseil. Le cas Rihanna plus fort que toutes les “K” réunies ?

Sabrina Champenois - Libération
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05/15/2019 Voici les marques que les Français achètent le plus en supermarché

Dans les supermarchés, les marques auxquelles les Français sont le plus fidèles sont celles qui font du jambon! Herta et Fleury Michon, comme chaque année, trônent en première et deuxième place du classement Kantar 2019. Un top qui mesure parmi les produits de grande consommation, ceux qui sont le plus achetés en supermarché.

D’année en année, le top 20 change peu. Comme en 2018, les deux marques qui produisent jambon en tranche, saucisses et autres lardons font la course en tête, respectivement achetées par les Français 10 et 9,3 fois par an. Elles sont suivies de Président, dont les camemberts et barquettes de beurre se retrouvent en moyenne 8,4 fois par an dans le caddie des Français.

En quatrième position figure Coca-Cola, le leader mondial des sodas. Coca qui, par ailleurs, caracole en tête du même classement établi par Kantar cette fois dans le monde entier. Cette fois, c’est plus d’une fois par mois que les clients de supermarchés achètent des bouteilles de la marque.

Dans le top 20 mondial, Coca est suivi par Colgate. D’ailleurs, dans ce classement monde, nombre de marques de beauté et de cosmétique trustent les meilleures places, alors qu’aucune ne figure dans le top français.

Explication: sur l’alimentation, les clients de supermarché, partout dans le monde, choisissent à 65% des marques locales. Les marques du top 20 français en sont emblématiques: Bonduelle, Pasquier, La Laitière ou Bonne Maman. Des références pour nous, à la rigueur pour nos voisins européens. Mais ces marques sont assez peu consommées dans d’autres pays, donc elles ne se retrouvent pas dans le classement mondial. Alors que les marques d’hygiène plébiscités en grandes surfaces, elles, sont des marques globales, comme Colgate ou Dove, qui sont leaders partout dans le monde.

Kantar note toutefois un net recul des marques de mode et beauté en France, qui pourrait s’explique en partie par le fait que “les consommateurs achètent de moins en moins leurs savons et shampoings en supermarchés”, nous explique l’organisme.

METHODOLOGIE : l’étude annuelle Brand Footprint de Kantar est représentative de 72% de la population mondiale, couvrant 49 pays sur les cinq continents et 85% du PIB mondial. Dans le cadre de l’étude, Kantar suit plus de 21.400 marques nationales dans les domaines des boissons, de l’alimentation, des produits laitiers, de l’hygiène-beauté et de l’entretien grâce à son panel consommateurs Worldpanel durant les 12 derniers mois de 2018.

Nina Godart - BFMTV
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05/15/2019 Nestlé to enter exclusive talks with EQT to sell skincare unit

Nestlé is poised to enter exclusive talks with a consortium led by private equity firm EQT for its skin health business in a deal that could be worth up to $10bn, according to four people familiar with the decision.

EQT’s bid came amid a fiercely competitive auction process in which rival private equity firm KKR and a consortium led by Advent International and Cinven also made offers for the division, the people said.

The offer from EQT comes at a time when buyout funds are raising records amount of capital and are desperately seeking to deploy their funds in large transactions. It also comes ahead of a potential listing in Stockholm of Sweden’s EQT, with the Nestlé deal likely to raise the group’s profile among potential investors.

If successful, the purchase is likely to be one of the largest transactions in Europe for private equity groups this year.

People close to the transaction warned that EQT’s exclusive talks with Nestlé did not guarantee a deal and it could still fall through. EQT, Nestlé and KKR declined to comment on the matter. Advent and Cinven were not immediately available for comment.

Nestlé’s skin health business was formed from Galderma, a Swiss dermatology group that Nestlé had previously operated jointly with L’Oréal. It took full control in 2014 in exchange for €2.6bn of its shares in the French cosmetics company.

It is made of up two main product areas, consumer and medical solutions. The former markets skin cream and cleansers under the Cetaphil brand and acne treatments under the Proactiv brand, while the latter sells prescription treatments for acne, psoriasis, and rosacea, as well as Restylane dermal fillers.

The unit had annual sales of SFr2.7bn (£2.1bn) in 2017, according to company reports, accounting for about 3 per cent of Nestlé’s annual sales of SFr91.4bn. The consumer products bring in 41 per cent of sales, dermal fillers 35 per cent, and prescription products 24 per cent.

Nestlé is selling its skin health unit as part of chief executive Mark Schneider’s efforts to streamline the world’s biggest foodmaker to focus on its fastest-growing businesses, namely coffee, water, petcare, and nutritional science. Nestlé came to see the business as “increasingly outside the group’s strategic scope”, it said in September as it promised to examine “strategic options”, such as a sale or spin-off.

The potential divestment represents a break with the past for Nestlé, which as recently as 2014 was ploughing additional capital to the skin health business under Mr Schneider’s predecessor and now group chairman, Paul Bulcke.

Since taking over as CEO at the start of 2017, Mr Schneider has undertaken a series of acquisitions and disposals, especially in the increasingly competitive global coffee market. Nestlé last year sold its US confectionery business, as well as its Gerber life insurance company, and recently said it wanted to sell its Herta cold cuts business.

In London And,James Fontanella-Khan,Arash Massoudi,Leila Abboud,Javier Espinoza - Financial Times (FT)
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05/15/2019 China retail sales and industrial output miss forecasts in April

Chinese retail sales grew at the slowest pace in nearly 16 years in April while industrial output and fixed asset investment came in short of estimates as Beijing battles to reinvigorate the economy in the face of trade tensions with the US.

Retail sales grew 7.2 per cent year on year in April, according to the National Bureau of Statistics, recording the slowest pace of growth since 2003 as sales of consumer goods and cosmetics slowed. That was short of a Reuters poll of economists forecasting 8.6 per cent growth, which was just shy of the 8.7 per cent increase in the previous month.

Growth in industrial production slowed to 5.4 per cent, below the 6.5 per cent increase forecast and level with November’s figure, which was in turn the weakest rate since the financial crisis.

Meanwhile, fixed asset investment in the four months to April grew 6.1 per cent compared to the same period last year, coming in below the 6.4 per cent forecast and slowing from the 6.3 per cent growth in the previous period. Private investment grew 5.5 per cent for the year to date while state-owned investment grew 7.8 per cent.

China’s economy grew at a faster pace than forecast in the first quarter, with gross domestic product picking up from the final three months of 2018 as government stimulus took root.

The US-China trade war, which appeared on course for resolution, was reignited this month after Donald Trump raised tariffs on $200bn of Chinese goods and Beijing retaliated in kind.

In Hong Kong,Alice Woodhouse,China Retail Sales - Financial Times (FT)
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05/14/2019 Carrefour et TerraCycle testent les contenants réutilisables

PARIS (Reuters) - Carrefour et l’américain TerraCycle ont annoncé mardi le lancement d’une plate-forme de commerce électronique visant à réduire les emballages à usage unique, alors que la lutte contre le gaspillage et l’utilisation du plastique constitue un défi pour les distributeurs et les industriels de l’agroalimentaire.

Le distributeur français et le spécialiste américain du recyclage des déchets ont ouvert Loop, un premier site “test” à Paris et dans la région parisienne, livrant à domicile huile, eau minérale ou miel dans des contenants durables et consignés.

Plus de 25 fabricants, grands industriels comme Danone, Unilever ou Procter & Gamble, ou petites entreprises comme la Biscuiterie de Provence, se sont associés à ce projet, proposant certains de leurs produits sur le site baptisé maboutiqueloop.fr.

Les produits, consignés, sont livrés à domicile et la consigne est remboursée lorsqu’ils rendus par le client après avoir été récupérés à son domicile.

Loop se chargera de nettoyer et de stériliser les contenants afin qu’ils puissent être réutilisés, tandis que Carrefour pilotera la plate-forme logistique. Tous les produits et emballages rendus seront soit réutilisés soit recyclés.

Une large gamme de produits de marque Carrefour et Carrefour Bio seront disponibles sur Loop et le distributeur intègrera par la suite la plate-forme sur son propre site de e-commerce.

Bertrand Swiderski, directeur du développement durable de Carrefour, a précisé à Reuters souhaiter atteindre 5.000 consommateurs pendant cette phase de test. Le taux de fidélité sera clé“, a-t-il dit, ajoutant miser sur un taux de plus de 50%.

Les millions de tonnes de déchets produits par l’usage massif du plastique lié à la production d’emballages, de bouteilles ou de sacs, constitue un défi écologique majeur pour la planète.

Face aux législations anti-plastique qui se multiplient, notamment en Europe, fabricants et distributeurs tentent de trouver la parade.

Danone, qui réalise 18% de son chiffre d’affaires avec ses eaux en bouteille, s’est engagé à produire d’ici à 2025 des bouteilles d’Evian en plastique à 100% recyclé.

Dans les cosmétiques, L’Oréal s’est allié à la start-up Carbios qui développe une technologie recyclage biologique du plastique, à laquelle se sont également associés Nestlé ou PepsiCo.

Pour Carrefour, ce projet s’inscrit dans une démarche plus générale consistant à offrir aux consommateurs une alimentation plus saine et plus responsable, a précisé le secrétaire général du groupe, Laurent Vallée.

“Nous espérons que d’autres fabricants internationaux et d’autres distributeurs nous rejoindrons pour faire grandir ce concept visant à lutter contre le gaspillage”, a-t-il ajouté.

Carrefour s’est fixé pour objectif de vendre 100% de ses marques propres dans des matériaux recyclables, réutilisables ou compostables d’ici à 2025.

Loop sera lancé à New York le 21 mai et à Londres à la fin 2019 avec le distributeur britannique Tesco. Il est attendu en 2020 à Toronto, Tokyo et en Californie.

(Pascale Denis, édité par Benoît Van Overstraeten)

Reuters - Challenges
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05/13/2019 Bayer cède les crèmes solaires Coppertone à Beiersdorf

Bayer a vendu à Beiersdorf sa célèbre marque de crèmes solaires Coppertone pour près de 500 millions d’euros, a annoncé le groupe aujourd’hui, se concentrant ainsi encore davantage sur la chimie, son coeur de métier. “Beiersdorf et Bayer ont annoncé aujourd’hui qu’elles ont conclu une entente en vertu de laquelle Beiersdorf fera l’acquisition de Coppertone de Bayer pour un prix d’achat de 550 millions dollars”, ont annoncé les deux groupes dans un communiqué commun. L’acquisition de Coppertone permet à Beiersdorf de faire son apparition sur le plus grand marché mondial de la protection solaire, les États-Unis, renforçant ainsi sa présence en Amérique du Nord.

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Elle permet surtout à l’entreprise allemande de devenir un géant des cosmétiques, s’ajoutant aux marques comme Nivea, Eucerin ou La Prairie qui font déjà partie de son portefeuille. Pour Bayer, encore propriétaire de la marque de soins de pieds Dr Scholl, cette cession lui permet de se recentrer sur ses activités de base, la chimie.

Le groupe allemand est également propriétaire depuis juin 2018 de la marque controversée Monsanto qui commercialise l’herbicide au glyphosate RoundUp.

Agence France-Presse - Le Figaro.fr
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