CosmeticOBS - L'Observatoire des cosmétiques

Press review : July 2019

Our press review service automatically collects all current topics related to the cosmetics sector recently published on the Internet, all media combined.


07/31/2019 Researchers Have Created Tiny Springs To Tackle Marine Microplastic Pollution

Researchers from Australia and China have developed tiny spring-shaped carbon-based molecules that could break down marine microplastics without harming surrounding microorganisms.

Microplastics are insoluble particles less than 5mm long. They result from degraded plastic ocean debris or are purposefully designed to be small.

The latter particles include microbeads made from synthetic polyethylene plastic, which have been used for around 50 years in cosmetic products like cleansers and toothpastes.

Awareness of their threat is only relatively recent, leading President Obama to ban plastic microbeads in cosmetics and personal care products in 2015 and Australia to initiate a voluntary phasing out of their use in 2016.

The tiny particles flow easily through water filtration systems into rivers, lakes and oceans. They adhere to organic and metal contaminants which are released into the organisms that eat them, explains senior author Shaobin Wang from the University of Adelaide, Australia.

These toxic substances can poison marine life and travel all the way up the food chain to be ingested by humans.

Until now it was thought microplastics were virtually impossible to remove. Reactive oxygen species, short-lived chemicals, could break them down by cutting them into smaller particles that dissolve in water. But these free radicals tend to be made with heavy metals such as iron or cobalt, which are also hazardous pollutants.

The researchers found a way around this by creating carbon nanotubes fortified with nitrogen. Under hydrothermal conditions, these catalyze peroxide to produce reactive oxygen species that decompose microplastics into carbon dioxide and water.

Importantly, they demonstrated that the end-products are harmless to green algae (Chlorella vulgaris).

“Carbon nanosprings are strong and stable enough to break these microplastics down into compounds that do not pose such a threat to the environment,” Wang says.

Because of their large collective surface area, the catalysts were able to remove around 50% of microplastics in just eight hours while retaining their stability in the harsh oxidative conditions - and would be more productive with longer reaction times, says study co-lead Xiaoguang Duan.

The coils also have a small amount of manganese buried inside them, making them magnetic. “Having magnetic nanotubes is particularly exciting because this makes it easy to collect them from real wastewater streams for repeated use in environmental remediation,” Duan says.

They tested the reaction produced by the springs on cosmetic microplastics with different chemical compositions and found it has the same impact.

The authors suggest that the intermediates and by-products of the reaction could be integrated sustainably into the carbon cycle of marine ecosystems and used as a food source for the algae that are currently harmed by the microplastics.

Currently, they are testing the advanced oxidation process on other types of microplastics. Duan says, “The capacity of the system is not limited to the cosmetic cleaning products but to purify other microplastics that break down from the large plastic species.”

Next they need to optimize the process, test the proof of concept study in the environment and scale it up, addressing limitations such as the need for high temperatures - hence energy consumption - and material costs.

Natalie Parletta - Forbes
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07/31/2019 Comment décrocher un label environnemental

Certifier un produit est généralement une démarche volontaire. La labellisation permet à l’entreprise d’être crédible et d’attirer les consommateurs séduits par un discours plus green.

Bienvenue dans la jungle des labels. Tant dans l’alimentaire que dans les cosmétiques ou le textile, la liste est longue. “Il existe plus de 400 logos à vocation environnementale apposés sur les produits de consommation courante” indique Emily Spiesser, chargée de mission consommation durable à l’Ademe. Bien sûr, tous ne se valent pas. Les enjeux environnementaux variant selon les produits - un shampoing n’a pas les mêmes impacts environnementaux qu’un t-shirt ou une tomate -, à chaque catégorie de produits ses propres labels. Pour bien le choisir, vous devez prendre en compte, a minima, deux critères : “la certification qui doit être réalisée par des tiers indépendante et le label, qui doit disposer d’un référentiel, accessible à tous et prenant en compte le cycle de vie entier du produit”.

Pour se repérer, l’Ademe a mis en ligne une page consultable librement ademe.fr/labels-environnementaux, où elle recommande 100 labels environnementaux dans 12 catégories différentes. Pour un gel douche ou un savon par exemple, vous avez le choix entre 5 labels : Ecocert Cosmétique écologique, Ecolabel européen, Cosmebio, Nature et Progrès et Demeter. Tandis que sur un produit textile, l’Ecolabel européen et GOTS (Global Organic Textile Standard) sont recommandés. La difficulté est de distinguer les labels environnementaux sérieux des allégations environnementales sans garanties. Histoire de ne pas “s’autoproclamer plus vertueux que les autres et d’aller à l’encontre du greenwashing”, clame Mathieu Jotrau, directeur R&D de Novamex qui conçoit les produits d’entretien l’Arbre Vert.

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A partir du moment où l’on entame la démarche, il faut compter 6 mois et débourser au moins 1.000 euros chaque année. Concrètement, l’entreprise doit fournir un dossier technique complet à l’organisme certificateur. Celui-ci procède ensuite à un audit pour faire des vérifications sur site et éventuellement à des prélèvements aléatoires. “L’auditeur s’assure sur place de l’exactitude de ce qui est déclaré”, rappelle Murielle Gauvain, cheffe de produit Ecolabels à l’Afnor Certification. L’entreprise de textile Ekyog a ainsi dû pousser certains de ses fournisseurs à obtenir le même label qu’elle. “C’est un schéma vertueux qui pousse à améliorer le sourcing”, souligne son directeur, Dominique Desodt. D’autant que par la suite, l’organisme peut aussi procéder à des contrôles programmés ou inopinés. “Il ne faut pas y voir de la surveillance ou de la répression mais un moyen de se remettre en question et d’améliorer ce qui peut l’être”, constate avec philosophie Mathieu Jotrau. Ces premiers contrôles drastiques sont allégés au bout de trois années de certification.

Il faut savoir qu’un organisme certificateur ne peut aider ou conseiller l’entreprise dans sa démarche. Question de déontologie. “Nous ne pouvons pas être juge et partie” témoigne Murielle Gauvain. Certains ont donc créé des filiales dédiées à la formation telles qu’Ecocert Expert Consulting, pour accompagner les entreprises. Novamex, qui a fait certifier 95% de sa gamme, soit une centaine de produits, a choisi l’Ecolabel européen qui garantit l’exemplarité du produit en termes d’impact environnemental tout au long de son cycle de vie, du choix des matières premières en passant par la fabrication du produit, son usage et sa fin de vie -ses rejets dans la nature et son recyclage.

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La certification est souvent une démarche de la première heure. Pour obtenir le fameux sésame, l’entreprise est contrôlée au niveau de l’achat de ses matières premières, de son centre de production et de transformation, de ses lieux de stockage, des conditions de travail et du transport des produits. Cette démarche de traçabilité du producteur jusqu’au consommateur final ne nécessite pas “d’investissements colossaux ou de changements de ses outils de production. Il s’agit d’adapter son sourcing et ses process”, assure Emilie Cherhal, la directrice d’Ecocert Expert consulting, la filiale conseils d’Ecocert. Charge à l’entreprise de se mettre en conformité avec le référentiel du produit qu’elle souhaite certifier et de respecter les critères définis. “On a optimisé la formulation de nos produits, du choix des matières premières jusqu’à la réduction de poids de nos packagings pour respecter les critères du référentiel et effectué différents tests validés par un laboratoire indépendant pour s’assurer que nos produits étaient aussi performants que les produits classiques”, explique Mathieu Jotrau chez L’Arbre vert. “Les cahiers des charges sont très exigeants. Ils nécessitent une vraie implication de l’entreprise”, confirme Laurence Massera de Bureau Veritas Certification.

Chaque référentiel compte à minima une centaine de critères. “Pour la certification bio par exemple, il y a plus de 300 points de contrôle”, reprend Emily Spiesser. Mais le jeu en vaut la chandelle. Dans l’alimentaire justement, les trois quarts des Français du bio au moins une fois par mois, selon l’Agence Bio. “Cela apporte une caution et une telle valeur ajoutée qu’il ne faut pas passer à côté. Les clients sont exigeants sur les questions de transparence et d’information. Ils en demandent toujours plus et cela ne va pas diminuer”, conclut Dominique Desodt.

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Depuis sa création en 2016, Rutabago (qui livre des paniers d’aliments prêts à cuisiner) n’utilise que des produits 100% bio. En 2018, les fondateurs (Mathieu Contemaiorino, Younes El Hajjami et Pierre Pointard) entreprennent une démarche de certification. “Nous devions avoir un élément différenciateur et garantir à nos clients que nos promesses n’étaient pas des messages de com. Certifiées ou non, toutes les entreprises utilisent le terme bio.” Pour obtenir la marque AB, “nous avons dû demander leur label à tous nos fournisseurs”. Etant donné que l’entreprise avait déjà référencé une cinquantaine de producteurs bio, la procédure n’a duré que six mois et lui a coûté 800 euros. Un investissement qu’elle doit renouveler tous les ans.

Charlotte De Saintignon - Capital.fr
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07/30/2019 All of Those Products Are Making Your Skin Worse

They’re breaking down the skin barrier and harming your acid mantle, and this is bad (even if you don’t know – yet – what that mantle is).

When customers message Nicolas Travis, the founder of the skin-care brand Allies of Skin, with questions about their sensitive skin, he asks them what other products they’re using. Ninety-nine percent of the time, he said, it’s something with drying alcohol or harsh essential oils.

“I have to tell them, ‘You’ve just spent years of using really badly formulated products, which is like years and years of eating junk food,’” said Mr. Travis, whose company is based in Singapore and is in stores in 15 countries, including the United States. “I say, ‘Your skin isn’t sensitive, your skin barrier is just really weak.’”

Ask aestheticians and dermatologists what problem they’re seeing these days, and as often as not the answer is a broken-down skin barrier. Little wonder, then, that the new beauty buzzwords are “barrier repair” (and its cousin “barrier protection”).

A broken barrier – symptoms include inflammation and patchy, flaky skin – can eventually lead to other problems since it means the skin’s defenses are compromised. Besides sensitive skin, barrier dysfunction is also partly responsible for rosacea, eczema, psoriasis and acne, all of which are on the rise, according to epidemiological studies.

What’s to blame for the mass barrier malfunction? Too many creams, serums and other hope in a jar.

“It’s largely a product of our own obsession with squeaky clean and using product upon product upon product,” said Whitney Bowe, a dermatologist in New York. Combine product overload with environmental assaults, and you have a recipe for skin barrier disaster.

Here’s how to avoid that – or to repair the damage.

What’s the Acid Mantle, and Why You Absolutely Must Protect It

The acid mantle is the protective film of natural oils, amino acids and sweat that covers your skin. Damage it with too much scrubbing or neutralize it with alkaline washes and you’re on your way to barrier problems: inflammation, allergies, breakouts.

Talk of the acid mantle (apologies!) means a lot of talk about pH, which, to the surprise of many a chemistry teacher, is the sort of thing beauty addicts love to discuss online these days. So, while alkaline water may be all the rage for health, you definitely don’t want to use it on your (acidic) face.

Cleansing your skin with anything alkaline interferes with the skin’s ability to repair itself and makes it less elastic, Dr. Bowe said. A high pH also encourages the growth of a bacteria called propionibacterium acnes that, as you may guess from the name, plays a major role in many forms of acne. That face wash that is super-foamy and lathery? There’s a fairly good chance it’s alkaline because the ingredients that give it those qualities are high pH.

“The problem is, people want lather to feel clean,” said Emily Parr, a founder of HoliFrog, a line of cleansers that is set to debut in September. “So we had to counter ours with a ton of rich oils to reinforce the barrier.” (The brand’s namesake frog is a nod to its focus on barrier protection; frogs’ skin is so permeable that they can’t survive in toxic environments.)

Christian Surber, a professor of dermatopharmacology at the universities of Basel and Zurich and an author of studies on the acid mantle, suggests avoiding products with a pH of more than 7. This doesn’t mean the lower the pH the better; skin pH is about 5.5 and ability to tolerate more acid depends on both your skin and how well the product is formulated.

Skin grows more alkaline as we age – activating enzymes that chew away, Pac-Man-like, at collagen – and acidic products can restore pH, protecting against droopy skin and the development of wrinkles.

This focus on acidity as the key to healthy skin is the theory behind such start-ups as Atolla, in the Brooklyn Navy Yard, which tests for factors including pH and sends monthly customized serums. It’s also why companies like Mr. Travis’s and Ms. Parr’s list pH on the packaging (something Dr. Surber, who is not connected with either, thinks all brands should do).

The phrase “pH balanced” is about as useful as the term “clean” or “natural” – which is to say, it means nothing. If you want a specific number, the company has to supply it. Not even a cosmetic chemist (or armchair cosmetic chemist) can guesstimate this based on ingredients, Dr. Surber said.

The bad news: When researchers tested 31 moisturizers widely available in the United States, they ranged in pH from 3.73 to a havoc-wreaking 8.19. A 2018 German study found only a little over a third of commonly available moisturizers had a pH “appropriate for barrier protective basic therapy.” (Companies constantly tweak formulations, so it’s impossible to have a complete updated list of villains.)

Dos and Don’ts of Restoring Your Skin Barrier

The first step in skin barrier protection is stepping away from the kajillion products.

“The 10-step Korean regimen is an ordeal for the skin,” Dr. Surber said.

Chemical exfoliants like glycolic, lactic and salicylic acid are usually more gentle than physical exfoliants (particles in scrubs, microdermabrasion) but should be used no more than once a week for dry or sensitive skin and three times a week for oily skin. Consider a recent meme that made its way around beauty insiders: “Look, I can totally fix your acid mantle, if you could just lay off the 30 percent glycolic for 10 minutes.”

(The meme’s creator – the guy doing the death stare in the photo accompanying the text – is Jordan Samuel Pacitti, the founder of Jordan Samuel Skin, who said in an interview that it came from his company’s philosophy of “keeping the barrier and acid mantle in check.”)

Initially there was a lot of excitement among doctors about ceramides, which glue the barrier back together and help prevent the skin from drying out and wrinkling. But the skin is simply too complex for any single ingredient to do the job, said S. Tyler Hollmig, an assistant professor of dermatologic surgery at Stanford University. He still recommends ceramides, but they’re not a cure-all.

Products with ingredients like glycerin, petrolatum and hyaluronic acid can also help repair the skin barrier and replenish lost moisture. These don’t need to be fancy. Shari Marchbein, a dermatologist in New York, advises that, as basic as it sounds, moisturizer should be applied within 60 seconds of cleansing to trap in the hydration.

“If you frost a dry cake, the cake is still dry,” Dr. Marchbein said. “If you frost a moist cake, it stays moist.”

Courtney Rubin - The New York Times
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07/30/2019 " L'Oréal réalise son meilleur premier semestre depuis douze ans "

Sur un marché en pleine forme, L’Oréal surperforme ! Nous accélérons par rapport à l’année dernière et nous réalisons notre meilleur premier semestre depuis douze ans, avec une croissance de 7,3 % sur un marché qui progresse de 5,5 %. Au niveau mondial, il y a un véritable appétit pour les cosmétiques. D’abord parce que dans nos nouvelles zones de croissance comme l’Asie, l’Amérique latine et même l’Afrique, l’intérêt pour la beauté est très fort. Ensuite, le digital contribue à faire progresser le marché, grâce aussi au rôle moteur des réseaux sociaux. Enfin, ce marché se " prémiumise ". C’est un des seuls dans le monde où les attentes ne vont pas vers des produits moins chers, mais vers plus d’innovation et de valeur ajoutée. Cette montée en gamme concerne tous les pays et toutes les catégories, soins de la peau, capillaire ou maquillage.

Le groupe a plusieurs turbos, plusieurs segments sur lesquels L’Oréal parvient à croître encore plus vite que des marchés très porteurs. C’est le cas de l’e-commerce et de l’Asie notamment. Dans le commerce en ligne, nous progressons de 48 % sur un marché dynamique à +25 %. Et en Chine, nous affichons une hausse des ventes de 38 % sur un marché porteur à +14 % sur le semestre. Dans le travel retail [distribution dans les aéroports, NDLR], qui est un autre de nos moteurs, nous sommes en progression de 21 %, comme le marché. Aujourd’hui, L’Oréal est le numéro un mondial de ce segment pour la beauté. Enfin, le luxe et les produits dermo-cosmétiques surperforment aussi, avec des hausses de 13,2 % et 13,6 %.

Le modèle L’Oréal est organisé pour avoir une hausse régulière de la profitabilité. Nous sommes parvenus à dégager une hausse de 30 points de base au premier semestre. Ce qui porte notre marge d’exploitation à un niveau record de 19,5 %. C’est le meilleur niveau de rentabilité jamais réalisé par le groupe sur un semestre.

Pas seulement. Nous sommes globalement la société la plus en avance dans le digital. En Chine, plus d’un tiers de notre activité se fait via l’e-commerce. De plus en plus de pays enregistrent de fortes croissances sur ce canal, qui devient de plus en plus significatif, comme en Grande-Bretagne et en Corée par exemple. Au global, il représente désormais 13,2 % du chiffre d’affaires de L’Oréal. La Chine est effectivement en avance, car elle bénéficie d’un écosystème particulier, avec des acteurs spécifiques, comme Alibaba ou Tencent. Pour nous, c’est un formidable laboratoire de progrès. Ce basculement est l’une des raisons de l’accélération du marché et de la surperformance du groupe. Le fait que nous ayons été les premiers à maîtriser le jeu digital, qui évolue sans cesse, a été déterminant dans notre succès.

C’est clairement un circuit très important, qui représente environ 6 % du marché mondial et pèse entre 8 et 9 % de notre chiffre d’affaires, avec une rentabilité très significative. Nous sommes le seul groupe dans le monde à y avoir une approche multidivisions. Si le luxe y est prépondérant, nous développons aussi la présence dans les aéroports de nos marques de grande diffusion, comme L’Oréal Paris et NYX Professional Makeup, ainsi que celle de nos marques de dermo-cosmétique, avec des comptoirs SkinCeuticals, La Roche Posay et Vichy.

Même Kérastase, la seule marque capillaire de luxe, y est aujourd’hui proposée. De plus, le travel retail a un rôle de vitrine, car plusieurs milliards de voyageurs passent dans les aéroports chaque année du fait de la démocratisation du voyage aérien. Il faut donc, en parallèle, diversifier l’offre pour satisfaire toutes les envies. C’est une approche que nous avons lancée il y a dix-huit mois, et qui est très appréciée des opérateurs. Ce secteur s’installe comme l’un des grands circuits à part entière de demain, alors qu’il existait peu il y a dix ans. C’est un secteur stratégique, il était donc légitime de faire entrer le patron de ce circuit au comex.

L’Asie est effectivement la première zone du groupe. C’est un événement très important, surtout pour moi qui ai créé cette zone presque ex nihilo en 1997, en installant des filiales en Chine, mais aussi en Thaïlande, en Corée, en Malaisie… En vingt-deux ans, L’Oréal est devenu le leader dans cette partie du monde. C’est capital, car la zone est le premier marché mondial de la beauté, et va encore renforcer sa prééminence dans les années à venir. Notre croissance y est spectaculaire, avec une hausse de 24 % sur le premier semestre (+10 % pour le marché).

Aujourd’hui, nous y sommes le numéro un du secteur avec une part de marché encore faible, à 8,7 %, contre 13 % dans le monde. En Asie, il est en train de se passer pour nous ce qui est arrivé en Europe il y a trente ans et aux Etats-Unis il y a quinze ans. Partis comme challenger, nous y avons acquis une position de force. Les opportunités de développement sont encore formidables. La Chine représente 45 % de notre chiffre d’affaires dans la zone, mais toute notre croissance en Asie ne vient pas que de là. Il y a aussi l’Inde, qui connaît une forte progression (+18 %), l’Indonésie, très stratégique avec ses 300 millions d’habitants (+22 %), ou encore la Malaisie (+27 %) et les Philippines (+16 %)

Ce n’est pas une bonne année en Amérique du Nord. Le marché des cosmétiques y a ralenti, ce qui peut sembler paradoxal, alors que l’économie va bien. Les ventes de maquillage, en particulier, y sont stables. Or, ce segment a connu un boom incroyable ces cinq dernières années, avec l’éclosion de nombreuses marques, comme NYX Professional Makeup, Urban Decay, que nous avons rachetées, ou d’autres. Cela a créé une sorte de bulle de consommation. D’où cette baisse. Or le maquillage est une partie très importante de l’activité aux Etats-Unis. L’Oréal détient 40 % de parts de marché sur ce secteur dans la grande distribution outre-Atlantique, avec notamment Maybelline et L’Oréal Paris. C’est le taux le plus élevé au monde. Quand ce marché est contre-cyclique, nous sommes pénalisés. Mais je suis confiant. Cela va repartir.

Nous voulons renforcer la division luxe dans les parfums, avec l’ajout de deux belles marques, Mugler et Azzaro. La taille et les effets de synergies sont très importants pour réussir dans ce secteur. Nous sommes très confiants à moyen et long terme. Car les populations asiatiques, notamment les Chinois, s’ouvrent au parfum. Leurs achats ont augmenté de 30 %, c’est donc un domaine d’avenir. C’est en plus une opération positive pour le groupe. L’effet corollaire de cette acquisition, c’est que nous allons redevenir rapidement le numéro un mondial du parfum.

Je suis partisan d’une bonne information du consommateur. Il est légitime de les aider à choisir en connaissance de cause. Encore faut-il que les choses soient bien faites. Le problème, c’est que toutes ces applications ont tendance à se contredire. Ce qui crée de la confusion. L’une juge un produit excellent, et l’autre très mauvais. Il y a de sérieux progrès à faire en termes de méthodes. Nous sommes prêts à travailler avec elles, à leur ouvrir la liste de nos ingrédients. N’oubliez pas que L’Oréal a 4.000 chercheurs et investit près de 1 milliard de dollars par an en R&D. Nous pouvons jouer un rôle dans une évaluation sérieuse en proposant une expertise objective. Nous avons d’ailleurs créé un site Internet dédié à faire toute la transparence sur la composition de nos produits.

L’élimination progressive du plastique est une bonne chose pour l’humanité. Même si L’Oréal est un petit contributeur au niveau mondial, nous sommes décidés à réduire son utilisation. Le groupe a pris des engagements avec la Fondation Ellen MacArthur. L’objectif est qu’en 2025 tous nos emballages soient réutilisables, recyclables, rechargeables ou compostables. Nous travaillons, avec différents partenaires, dont Carbios, pour trouver des solutions technologiques de remplacement. C’est un combat à entreprendre qui nous tient à coeur.

Dominique Chapuis,David Barroux - LesEchos.fr
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07/30/2019 PROCTER & GAMBLE dépasse les attentes au quatrième trimestre

(AOF) - Procter & Gamble a affiché, au titre de son quatrième trimestre, un bénéfice par action ajusté en hausse de 17% à 1,10 dollar, supérieur de 5 cents au consensus. Pour sa part, le chiffre d’affaires a augmenté de 4% pour s’établir à 17,1 milliards de dollars, ce qui est également supérieur aux estimations des analystes (16,8 milliards de dollars).

“Nous avons atteint ou dépassé chacun de nos objectifs de base en matière de ventes, de bénéfices et de liquidités pour l’exercice 2019”, a déclaré David Taylor, président du conseil, président et chef de la direction.

“Nous avons accru nos ventes, notre part de marché et notre marge bénéficiaire tout au long de l’année, terminant avec notre plus fort trimestre de croissance interne des ventes en plus d’une décennie”, a-t-il ajouté.

L’an passé les ventes d’hygiène-beauté en grandes et moyennes surfaces en France ont poursuivi leur décélération, en valeur (-1,8%) comme en volume (-2,1%). Sur les trois dernières années, le chiffre d’affaires a reculé de 470 millions d’euros selon le cabinet IRI. Cette tendance s’explique par deux facteurs : la déconsommation et la déflation. Le premier est lié aussi bien à l’inquiétude quant à la composition et la qualité des produits qu’au souhait de développer une consommation responsable. Quant au second facteur, l’IRI a constaté un recul de 1,5% pour l’hygiène-beauté alors que le prix moyen des produits de grande consommation s’est maintenu. Il prévoit une poursuite de cette tendance en 2019 car, avec la loi Egalim, les distributeurs sont encadrés quant aux prix et aux promotions sur l’alimentaire. Ils devraient donc miser sur des catégories non concernées comme l’hygiène-beauté pour attirer les consommateurs avec des prix bas et de fortes promotions.

Dans ce contexte défavorable, les ventes des cosmétiques bio s’en sortent bien. Ces produits représentent désormais 2,5% des ventes en valeur de l’hygiène-beauté.

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07/29/2019 Oui, on peut concilier business et écologie !

Les parcours de ces créateur(trice)s prouvent que lancer une vraie boîte tout en respectant des valeurs environnementales fortes paie.

Le marché des produits “verts” est en plein boom. Près des trois quarts des Français déclarent consommer de façon responsable, selon le dernier observatoire Cetelem. Ainsi, d’après l’Agence Bio, le chiffre d’affaires de l’alimentation biologique progresse de plus de 15% par an (à 8,4 milliards d’euros en 2017), tandis que les ventes issues du commerce équitable dépassent le milliard d’euros. Valorisé à plus de 400 millions, le marché hexagonal des cosmétiques naturels est le deuxième plus important d’Europe. Autant de chiffres qui font rêver de plus en plus d’entrepreneurs en quête de sens souhaitant concilier business et développement durable. Voici les parcours de huit d’entre eux, qui ont réussi à faire de leur démarche écolo une vraie entreprise.

De la banque d’affaires à la lutte anti-gaspillage, il y a un pas de géant que Jean Moreau, 34 ans, a franchi en 2014. Son idée ? Donner une seconde vie aux invendus alimentaires. “Nous avons transformé un centre de coût en un centre de profit”, explique ce diplômé de l’Essec et de Sciences Po Paris. Concrètement, les supermarchés demandent à Phénix de venir collecter les aliments avant qu’ils ne partent à la benne et de les apporter aux associations. Les distributeurs évitent ainsi des frais de destruction tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse, puisque 60% de la valeur de la marchandise cédée leur revient en réduction d’impôts. La commission de 18% prise par Phénix est indolore.

La start-up s’adresse aussi en direct aux consommateurs avec son enseigne Nous anti-gaspi (déjà deux magasins ouverts, dix sont prévus d’ici à la fin de 2019), et une appli mobile permettant d’acheter des produits à prix cassés dans 150 magasins à Paris et à Lyon. En cinq ans, elle est devenue le leader français de la récupération alimentaire. Après avoir changé trois fois de modèle économique, Jean Moreau emploie aujourd’hui 130 personnes, et sa société double son chiffre d’affaires chaque année (9 millions d’euros réalisés en 2018). L’an dernier, Phénix a levé 15 millions d’euros pour faire connaître son appli (qui référencera 1 000 magasins d’ici à la fin de l’année), développer son réseau de boutiques, étendre son activité au textile et aux produits d’hygiène et se développer dans d’autres pays. Phénix, futur leader mondial du secteur ?

Pa clé pour que ça marche : faire en sorte que, pour les industriels, donner soit aussi facile que de jeter.

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Faute de trouver en supermarché une vraie lessive écolo, Cyril Neves, 32 ans, a décidé de créer lui-même une lessive biodégradable, fabriquée en France et sans huile de palme. “Nous avons testé plus de 30 formules en laboratoire avant de trouver la bonne”, confie cet ancien chef de produit chez L’Oréal et Danone. Pour faire connaître sa marque, Les Petits Bidons (sa lessive est conditionnée dans de petites bouteilles en plastique 100% recyclable), il a lancé l’an dernier une campagne de financement participatif sur Tudigo. “Nous avons levé 20.000 euros, le double du montant demandé. Beaucoup de personnes nous ont posé des questions sur la lessive, et l’une des contributrices, Margot Luscan (31 ans), est devenue mon associée.” En seulement quatre mois d’activité, plus de 3.500 personnes ont testé leurs lessives, vendues en ligne (12,90 euros le bidon de 1 litre) ou par abonnement (de 12 à 36 euros).

L’entreprise cherche aujourd’hui à améliorer le packaging, “pas encore parfait”, pour se diriger vers un système de vrac avec consigne. Les ventes progressent grâce à une communication inventive sur les réseaux sociaux, où la marque est suivie par plus de 10.000 fans. “Il faut communiquer, parler de son projet et ne pas hésiter à demander leur avis aux gens”, affirme l’entrepreneur. Alors que 200 machines à laver sont lancées à chaque seconde en France, la petite équipe sait qu’elle a devant elle un énorme marché.

Pa clé pour que ça marche : proposer aux consommateurs un produit en rupture avec les pratiques polluantes mais qui soit aussi efficace que de la lessive classique.

Découvrez cette méthode de brainstorming pour générer de bonnes idées en deux heures chrono

C’est après une expérience humanitaire marquante qu’Hugo Lemoine, 33 ans, décide d’entreprendre dans l’écologie. En 2016, ce Breton crée Conouco, une marque de vêtements fabriqués en lin français bio. Il choisit le domaine du textile car “cela permet d’agir aux niveaux économique, social et environnemental”. Toutefois, il ne connaît rien au secteur. “J’ai fait toutes les erreurs possibles. Par exemple, je ne me suis pas déplacé pour rencontrer mon premier fournisseur, ce que j’ai regretté par la suite. J’ai découvert sur le tas les corps de métiers impliqués dans la fabrication d’un vêtement et, au départ, beaucoup de banques ont refusé de me soutenir.” Jusqu’au jour où un banquier lui prête 40.000 euros. Cette mise de départ, associée à 12.000 euros levés en financement participatif, lui permet de lancer la production et d’écouler sur son site Internet plus de 700 vêtements, vendus entre 90 et 150 euros.

Après deux années dans le rouge, Conouco vise un premier résultat positif cette année. L’an dernier, un retard dans la production avait plombé la saison estivale, la plus propice au lin. “Il faut s’accrocher et faire des compromis entre nos désirs et la réalité du marché”, reconnaît aujourd’hui l’entrepreneur, qui a dû réduire ses coûts de production en limitant le nombre de tissus et en se concentrant sur du lin français et des vêtements fabriqués en Europe plutôt que sur du bio. Hugo mise à présent sur sa nouvelle collection de 45 pièces conçue par Camelia, une styliste roumaine. Dès cet été, les pantalons et les chemises de Conouco rejoindront les étals d’Esperluette, une boutique partagée avec un autre créateur, à Dinard, dans les Côtes-d’Armor, et de plusieurs magasins bio en Bretagne.

À lire aussi - Une idée business écolo ? Voici les villes où vous lancer

Pa clé pour que ça marche : admettre que des vêtements fabriqués en Europe avec du lin français sont plus écologiques que des habits en coton bio venus du Bangladesh.

De la transparence là où les jeunes parents en avaient sans doute le plus besoin : c’est le contrat de confiance qui unit Joone à sa communauté de clients. Cette jeune entreprise qui produit des couches pour bébés a en effet cassé les codes d’un business jusqu’ici plutôt opaque. Dans ses produits fabriqués en France, on ne trouve ni substance cancérigène, ni chlore, ni parfum, ni phtalates, ni perturbateurs endocriniens. “La réglementation sanitaire sur les couches est très peu contraignante, explique Carole Juge-Llewellyn, 35 ans, qui a créé Joone début 2017. Nous avons voulu porter un discours de vérité et nous nous sommes imposé des standards très élevés.” Cahier des charges, traçabilité, qualité des matières premières, sourcing exigeant : ces exigences se traduisent par un tarif supérieur au marché d’environ 20%.

Mais la formule séduit, et pas que dans les centres-villes aisés et bobo. D’autant plus après la publication en 2018 par le magazine 60 Millions de consommateurs d’une enquête retentissante sur la toxicité des couches pour enfants, où Joone fut plébiscité. Après avoir réalisé 1 million d’euros de chiffre d’affaires lors de sa première année d’exercice, la société affiche aujourd’hui une croissance mensuelle de 10% et commercialise 2 millions de couches par mois. Elle compte désormais 35 salariés et en recrutera 5 à 8 de plus cette année. Par ailleurs, après avoir été soutenue à ses débuts par l’accélérateur parisien The Family, elle a séduit le fonds d’investissement Alven Capital. Dans ce secteur tendu, on reste discret sur le montant du financement, mais c’est là le seul secret des couches Joone.

À lire aussi - L’État attaqué en justice pour des couches toxiques

La clé pour que ça marche : si vos produits sont beaucoup plus chers que des produits non bio, soyez transparent sur leur fabrication ; 65% des consommateurs sont prêts à payer davantage pour des produits sains (source : Opinion Way).

Un aléa climatique a décidé de sa précoce reconversion : fin 2016, promise à une carrière de journaliste, Julie Davico-Pahin, 26 ans aujourd’hui, lâche son CDI sur la chaîne de télévision CNews et rejoint son père, horticulteur à Aix-en-Provence. La sécheresse vient de faire perdre à celui-ci 25% de sa récolte. Le père et la fille ont alors l’idée d’ombrières connectées pour protéger les cultures de plein champ à haute valeur ajoutée, comme les fleurs, la vigne et les fruits et légumes. Un système de panneaux hissés sur des structures légères qui s’ouvrent et se ferment en fonction des besoins d’ombrage et monitorés en permanence par des capteurs installés sur la parcelle. La nouvelle vie de Julie démarre sur les chapeaux de roue : “L’idée a germé en septembre, les statuts d’Ombrea ont été déposés à la mi-octobre et le brevet en décembre”, se souvient-elle. Aucun des deux créateurs n’a un profil d’ingénieur ou de commercial. Pourtant, dans le contexte du réchauffement climatique, l’idée plaît.

Accompagnés par la pépinière aixoise Cleantech, ils obtiennent 650.000 euros de banques et de France Initiative. “Grâce à eux, nous avons pu développer notre technologie en interne en recrutant des profils techniques en 2017 et en 2018 : des informaticiens, des docteurs en biologie, des ingénieurs en mécanique. Ça nous a permis de présenter des résultats fiables et d’entamer une commercialisation fin 2018”, raconte la jeune femme. La bonne connaissance de son père du monde agricole, un partenariat avec la Société du Canal de Provence et leurs multiples contacts constituent de solides atouts : ils viennent de lever 1 million d’euros auprès de business angels, du Crédit Agricole et de la Région.

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La clé pour que ça marche : effectuez la promesse la plus forte possible (maîtriser les aléas climatiques, par exemple) et tenez-la.

Les végétaux peuvent-ils devenir plus résistants grâce à un “bon” stress ? En 2012, des recherches du laboratoire de physiologie des fruits et légumes de l’Université d’Avignon permettent de l’affirmer, et conduisent à un dépôt de brevet. Le principe : soumettre les végétaux à un rayonnement ultraviolet contrôlé pour stimuler leurs défenses naturelles. L’intérêt de la méthode est la réduction de façon drastique les traitements chimiques nécessaires à leur culture. “En viticulture, nos tests ont montré que les UV peuvent réduire de 50% l’apport de produits phytosanitaires, précise Yves Matton, qui dirige UV Boosting, la société créée pour développer et commercialiser cette idée novatrice. Pour les fraisiers sous serre, nous constatons que le traitement par UV supprime presque tous les entrants chimiques.” UV Boosting a été montée en 2017. Un premier tour de table de 280.000 euros a assuré le démarrage des phases de test, sur un site puis sur cinq, l’année dernière.

L’entreprise compte aujourd’hui 15 employés (des profils tech et experts, en biologie, ingénierie et en optique). Un nouveau tour de table, de 2,2 millions d’euros provenant de family offices et de 1,4 million de l’Ademe, va lui permettre de poursuivre son développement. Le secteur viticole se dit intéressé par cette façon de cultiver de raisins respectueux de l’environnement qui fait l’économie de produits phytosanitaires coûteux. “Nous avons perçu une forte volonté de changement de la part de ces professionnels”, confirme Yves Matton. Le dispositif prendra la forme de rampes lumineuses montées sur les engins agricoles. La commercialisation est prévue pour le début de l’année prochaine.

Pa clé pour que ça marche : montrer à vos clients que les pratiques écologiques peuvent faire diminuer leurs coûts de production.

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Fins de série, produits défectueux, prototypes, etc., les fabricants de snowboards ont toujours des planches à jeter. Sensibles à ce gaspillage, Adrien Réguis, 39 ans, et Vincent Gelin, 31 ans, ingénieurs R&D chez Rossignol, ont l’idée de récupérer les pièces vouées à la benne pour en faire des skateboards “eco-friendly”. Fin 2017, ces deux passionnés de sports de glisse quittent leur employeur et créent NoK Boards à Grenoble. Après une première campagne de financement participatif réussie sur Ulule (20.000 euros de précommandes récoltés), ils commencent la production de planches à roulettes issus de snowboards recyclés. Très vite, les premiers obstacles surgissent. “Le plus compliqué a été la mise en place d’une organisation semi-industrielle, alors que chaque planche demande un traitement spécifique”, raconte Adrien Réguis.

Au bout de plusieurs mois, l’équipe, accompagnée par l’incubateur Ronalpia, parvient à monter un circuit de production cohérent en s’appuyant sur des ressources locales. Un sous-traitant spécialisé prend en charge la découpe des snowboards. Dans leur atelier de 180 mètres carrés, les deux associés s’occupent du reste de la fabrication. L’assemblage des roues et le conditionnement sont confiés à une entreprise d’insertion grenobloise. Et la production est vendue sur leur site Internet et dans plusieurs boutiques ou e-commerces spécialisés. Trois cents planches ont trouvé preneur en 2018. Pour développer son activité, le duo réfléchit à la fabrication de petit mobilier (tabourets, tables basses, etc.) issu lui aussi de snowboards en fin de vie. Objectif : dépasser les 100.000 euros de chiffre d’affaires cette année.

Pa clé pour que ça marche : Pour créer une filière de production à partir de rien, il ne faut pas hésiter à se faire accompagner et à y consacrer plusieurs mois de travail.

C’est au lycée agricole de Coucy-la-Ville (Aisne) que Maxime Mularz, 38 ans, alors professeur de mathématiques, découvre l’apiculture. “L’établissement possédait quelques ruches dont les abeilles mouraient. L’idée de créer une ruche connectée a germé dans ma tête”, raconte-t-il. A partir de 2014, il développe un premier prototype de capteur permettant de contrôler depuis un ordinateur ou un smartphone la température et l’humidité à l’intérieur d’une ruche. Convaincu du potentiel commercial de son invention, il fonde Hostabee en 2015, avec deux entrepreneurs locaux et 137.000 euros de subventions européennes en poche. Chaque capteur est vendu 96 euros et coûte 3 euros par mois, après la première année d’utilisation.

En trois ans, la start-up de Saint-Quentin a touché environ 300 apiculteurs, qui ont commandé plus d’un millier de modules connectés. Reste que le marché français, estimé à 2.000 professionnels actifs, paraît étroit, sachant qu’il existe déjà une trentaine de solutions de ruches connectées. Avec six salariés, l’entreprise a tenu le choc grâce à l’apport de nouveaux investisseurs en 2017 (pour un montant de 150.000 euros) et au soutien de Bpifrance et du département. Elle espère vendre 2.000 capteurs cette année. Mais l’international reste sa meilleure carte, notamment les Etats-Unis. D’ailleurs, l’une de ses grandes fiertés est d’avoir équipé les ruches de Google, à Mountain View, en Californie. Un bon début.

La clé pour que ça marche : si vous êtes sur une niche très encombrée, regardez vers l’exportation ; les problèmes environnementaux rencontrés en France existent aussi à l’étranger.

Jonathan Chelet - Capital.fr
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07/29/2019 Artificial Intelligence Can Now Create Perfumes, Even Without A Sense Of Smell

Isn’t a sense of smell a critical part of creating perfume? While it’s not unimportant, a lot of the groundwork when developing a new fragrance is done by evaluating data, and that’s something artificial intelligence is highly qualified to do. In a partnership between IBM Research and Symrise, a global producer of fragrances and flavors based in Germany with clients such as Estee Lauder, Donna Karan, Avon, Coty and more, the first AI-developed scent is now available for purchase in Brazil.

Meet Philyra

Philyra became the artificial intelligence (AI) apprentice IBM created that perfumer David Apel worked alongside to create two new fragrances for Brazilian cosmetics company O Boticário in time for the country’s Valentine’s Day holiday this year. They were specifically looking for a fragrance to sell to Generation Z and millennials who they knew would be intrigued by a fragrance created by AI. This collaboration officially launched AI into the fragrance industry.

How does Philyra work?

There are 1,300 scent building blocks (synthetic fragrances and extracts from flowers, mosses, spices, and fruits) that are available to a perfumer. Symrise has a database of 1.7 million formulas made from various combinations of these substances, and this database was shared with Philyra. Philyra was also given information about what fragrances sold well among different genders, age groups, and countries. After analyzing the data with a deep-learning algorithm, the AI system (that’s unencumbered with cultural bias, personal preference, knowledge, experience or comfort with a substance) found possibilities that hadn’t been explored previously. From the data, Philyra output perfume formulas that should perform well for a target group. The perfumer stepped in to refine the AI-generated formulas. It’s important to understand that Philyra’s deep-learning algorithm allows it to learn how various ingredients can be combined and is not just acting based on what a human programmed it to do.

The beauty of the AI analyzing the data and suggesting formulas is it results in formulas that humans had never considered before for whatever reason. Turns out the sense of smell isn’t the most critical aspect of creating a new fragrance; it’s understanding the perfume’s composition.

AI algorithms can learn and suggest:

· Novelty of a fragrance by comparing it to commercially available fragrances

· Raw material substitutes and complements to be used in formulas

Philyra, with the help of perfumer David Apel, created three different versions for O Boticário’s Valentine’s Day launch – one created entirely by AI, a second where the perfumer made some adjustments and a third where the AI output was used merely as a suggestion, but the final product was the perfumer’s own formula. All three were tested, and the “overwhelming majority opted for the 100% AI-generated perfume.”

Egeo ON Me and Egeo ON You, AI fragrances

Philyra’s and Apel’s creations for O Boticário, Egeo ON Me and Egeo ON You, were released this year in time for Brazil’s Valentine’s Day on June 12.

Egeo ON Me is the feminine fragrance, and ON You is the fragrance more typically masculine, however, the company wants each individual, no matter what gender, to select whatever fragrance resonates with them the most. The fragrances combine notes of fruits, flowers, woods, caramel, and even condensed milk.

Machines augmenting the process

As was the case when artificial intelligence was first used in other industries, there are questions in the fragrance industry about the future of human perfumers. Abel, for one, sees artificial intelligence as a collaboration between humans and machines rather than a threat. Free from bias, machines can help humans overcome barriers to creativity and provide novel ideas. In addition, it typically takes six months to four years to develop a new fragrance; using AI, the timeline is dramatically shortened.

The innovation of IBM Research and Symrise may have been the first fragrance house to use AI to develop new combinations, but it certainly won’t be the last. This year, flavor and fragrance company Givaudan unveiled CARTO, a system designed to use the Odors Value Map to maximize olfactory performance in final formulas of flavors and fragrances.

Turns out creating fragrances is an art and a science. Master perfumers still have the emotional advantage over AI, so until that changes, AI will augment human expertise in fragrance development.

Bernard Marr - Forbes
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07/25/2019 How Eufora Haircare's CEO is Taking a Stand Against Counterfeits

Beth Bewley and her husband Don, a hairstylist and successful salon owner moved from Cleveland to San Diego to founded Eufora International, a professional haircare brand, more than 20 years ago. From the beginning, the brand developed a strong focus on building relations with salons and their staff and serving with their needs. Consistent with this business model, the product was distributed exclusively to salons, making it unavailable in retailers such as drug stores, supermarkets, and department stores. A major part of the positioning of the brand is on a combination of high quality and all-natural ingredients, qualities salon professionals and their clients place a premium on.

Bewley stresses the importance of Eufora’s relationship with salons and the importance of providing them with high-quality products. She states: “Eufora, since its inception, has dedicated its business to supporting the independent salon. Products are sold exclusively through independent salons to the consumer. In addition to premium products, Eufora provides salon professionals with a complete offering of advanced education in precision cutting, coloring, and business education to help stylists and owners thrive financially in their businesses.” The education program offered by the company also supports salon owners by providing information on leadership, financial benchmarking, marketing, and staff development.

With her beloved husband and business partner Don passing in 2015, Bewley made the decision to stay on as CEO and owner. Eufora has continued to grow and expanded into international markets, including several countries in Asia, Europe, and South American. With the past decade, however, Bewley began to see and hear reports of Eufora products being offered online, usually via Amazon either as outright counterfeit or via gray markets (i.e., legitimate product, but diverted from authorized distribution channels). Concerned about protecting the product’s reputation with salon owners and customers, Bewley decided to aggressively pursue putting a stop to these practices and to address the issue head-on when she launched a dedicated team to investigate and contact every illegal Amazon seller, demanding the removal of Eufora products from their site, whether counterfeit or not.

Bewley believes that the gray marketing of hair care products has been exacerbated by the rise of Amazon and other online retailers and that it has a detrimental impact, stating: "Salon professionals use their professional recommendation and training to build a brand’s identity and trust with the consumer. The salon relies heavily on the profits generated from retail sales to ensure that their small business is profitable. In general, salons run with an anemic profit margin without the retail sales revenue. While salons build the reputation of the brands in their salons, grey market product sellers online capitalize on the salon’s endorsement of brands. Gray market products are most often obtained in unethical and sometimes illegal ways (theft) and tarnish our reputation with the Salon and the consumer.

The counterfeit product is even more problematic for Eufora because low-quality copies undermine the brand’s reputation. Bewley notes, “Counterfeit product poses a much greater threat to the consumer. These products are filled in potentially unsanitary conditions and can be contaminated with harmful bacteria or mold which can cause severe reactions.” She notes that loyal customers can often identify the quality difference easily and that some post reviews indicating that a counterfeit they bought is not the same as what they buy in the salon.

Eufora’s efforts to chase offenders often landed them at fake addresses when attempting to serve them cease and desist letters, as well as sellers simply creating new accounts, under a different name. Bewley notes that in response to the letters some quit selling the product but some do not. Bewley does not plan on stopping the pursuit because she believes protecting the quality of the product to be critically important. However, she wishes Amazon was more aggressive in stopping the practices. She states, “What is most frustrating is that Amazon, quite possibly the largest retailer in the world, takes no responsibility for 3rd party sellers using their platform to sell products unethically. The famous quote:”with great power comes great responsibility" is something Amazon needs to embrace."

According to Bewley, Amazon’s standard response to a complaint about counterfeiting or gray marketing is:

“Amazon respects a manufacturer’s right to enter into exclusive distribution agreements for its products. However, violations of such agreements do not constitute and intellectual property rights infringement. As the enforcement of these agreements is a matter between the manufacturer and the retailers. It would not be appropriate for Amazon to assist in enforcement activities.”

Bewley acknowledges that when it comes to gray markets, Amazon’s statement is true. Yet, she sees a problem in that, “Amazon absolves themselves from any involvement in perpetuation the problem and in doing so harms small business and puts consumers at risk, essentially condoning the unethical practice. Amazon must acknowledge and accept their responsibility to the consumer to ensure that those who shop on their site are not buying a tainted or stolen product. While most products such as electronics and other hard goods may not be a threat to the consumer, cosmetic and personal care products sold online through unauthorized sellers do pose a potential threat to consumer safety. It’s very risky business for a consumer to buy a product on Amazon that they ingest or put on their bodies from a 3rd party unauthorized seller. Products can be old and expired, contaminated or tampered with.”

As an additional measure to combat counterfeits, Eufora recently launched an e-commerce site to allow consumers a safe place to purchase their products and help prevent counterfeits from ending up in loyal consumers’ hands. The company’s site asks the buyer to specify the salon they go to and profits are then shared with the salon, illustrative of the company’s continued support of salon professionals.

While gray marketing has always been a murky legal area, and counterfeiting is notoriously difficult to stamp out, CEO Beth Bewley’s frustration with the process and her commitment to product quality and protecting salon owners is, no doubt, laudable.

Charles Taylor - Forbes
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07/25/2019 For Sephora the store is core to its beauty

It’s lunchtime in La Défense business district in Paris and the Sephora store is full of shoppers browsing through its high-end make-up and beauty collections.

One young woman is testing out lipstick colours on a virtual mirror; another completes a touchscreen questionnaire to find the perfume that best reflects her desires. She plumps for a bottle of Dior’s J’Adore and takes it to the personalisation counter for engraving.

Like its stores in New York’s Times Square and Dubai Mall in the Middle East, Sephora in La Défense has recently reopened after an extensive refurbishment. The investment reflects how bricks and mortar and experiential retail are key to Sephora’s growth. The LVMH-owned group, which stocks about 300 brands alongside its own label, has increased sales fourfold in the past five years, fuelled by a booming beauty market.

“A lot of people are scared of the retail apocalypse so they’re not investing in stores, and that becomes a self-fulfilling prophecy,” said chief executive Chris de Lapuente in an interview on the shop floor. “We’re investing in our stores, taking our top 100 stores in the world and renovating them to the best possible standard.”

The global cosmetics market was worth $532bn in 2017 and is expected to grow more than 7 per cent a year to $806bn by 2023, according to Orbis Research.

LVMH on Wednesday said that like-for-like sales at the selective retailing division that Sephora is part of rose 8 per cent to €7.1bn in the first six months of the year. Rogerio Fujimori, an analyst at RBC Capital Markets, estimates that the beauty group accounts for about 60 per cent of the unit’s sales, and has a profit margin of 12-13 per cent. Sephora is LVMH’s second-largest brand by sales.

Mr de Lapuente says one attraction of Sephora is that consumers “discover brands they can’t find anywhere else”, noting that about a third of its offerings are exclusive to Sephora, and it acts as an incubator for upcoming or niche brands.

Exclusivity might be with Huda, which began selling false eyelashes in Dubai and subsequently developed a collaboration with Sephora; pop star Rihanna’s cosmetics brand Fenty, which recorded €500m sales in its first year; or an exclusive collaboration with Dior for the Dior Backstage range of make-up.

Pointing to the beauty bar where customers can get a free makeover, Mr de Lapuente added: “Experiential retail is crucial to our success. Sephora is a place where people come for advice, they come to listen. We teach, inspire and play . . . You’re not going to get this online. Online you can do your research . . . here you can come and experiment.”

Mr Fujimori agrees, saying Sephora “successfully combines experiential retail with a leading ecommerce presence, leveraging digital technology to enhance the shopping experience in-store and online”.

The challenge now for Sephora is to stay ahead in a world where there are more make-up and beauty brands than ever, and social media has lowered barriers to entry and boosted the speed to market. Meanwhile, Amazon last month announced the launch of its professional beauty stores, aimed at the mass market.

“Amazon is just another one of the many choices out there,” said Mr de Lapuente. “They have a strong e-commerce offering. They don’t have stores. We love that consumers love to shop online and in store.” He says that customers who buy both on- and offline tend to purchase three times more than those who buy using just one channel. Ecommerce represents an average of 20 per cent of sales in each country for Sephora, which uses influencers to build its community. “Amazon just forces us to raise our game.”

Mr de Lapuente, a former Procter & Gamble executive, joined Sephora as CEO in 2011. It has since launched in 14 new markets, including Mexico, Brazil and Malaysia and now has 2,600 stores in 35 countries, opening stores at a rate of up to 150 a year.

The priority, however, is south-east Asia – “a fantastic opportunity” according to Mr de Lapuente – where sales are growing 20 per cent a year, and 30 per cent in China. Asia’s younger consumers, its growing middle class and a high interest in prestige beauty are attractive, and this year Sephora will open stores in Hong Kong and South Korea. The region accounts for roughly 15 per cent of overall sales.

Despite Sephora’s increasingly international footprint, it is small or absent in some key markets. It re-entered Germany in 2017, and has no presence in the UK – having pulled out a few years ago – or Japan. “They’re opportunities for one day,” said Mr de Lapuente.

The pressure is on to keep on innovating. “Beauty is so fast-moving, you can’t cruise,” said Mr de Lapuente. He says innovation will come both from new products (citing untapped potential in haircare and wellness), and from the way in which brands reach consumers. He sees opportunities in areas like voice-activated ordering through home assistants such as Amazon’s Alexa, and social commerce through platforms like China’s WeChat.

But despite such technological developments, for Mr de Lapuente, the store has a robust future.

At La Défense, customers are returning to work with Sephora’s distinctive striped bags modelled on the black and white stripes of Italy’s Siena Cathedral. “Is physical retail alive or dead?” mused Mr de Lapuente among the throng of shoppers. “It looks pretty alive to me. The store is where the magic happens.”

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07/23/2019 When You Wear Sunscreen, You're Taking Part in a Safety Study

The Food and Drug Administration almost never tests products itself. But in May, the Journal of the American Medical Association published the results of a randomized trial, conducted by F.D.A. researchers, to determine whether the chemicals in four commercially available sunscreens are absorbed through the skin into the bloodstream. Four times daily, subjects were coated in one of the formulas in an amount determined to be the maximum a person might use: two milligrams per square centimeter of skin over 75 percent of the body. Later, blood samples were drawn and analyzed. All of the sunscreen chemicals were detected in concentrations that exceeded an F.D.A. threshold past which manufacturers are required to do further toxicology tests. “People who use sunscreens very reasonably presume they have been tested and are safe and effective,” says Kanade Shinkai, a dermatologist at the University of California, San Francisco, and an author of an editorial accompanying the JAMA study. “And we don’t really have that evidence.”

Legally, the U.S. regards sunscreen as a drug, meaning a substance “intended for use in the diagnosis, cure, mitigation, treatment or prevention of disease” – in this case, sunburn and skin cancer – and/or one that affects “the structure or any function of the body.” Until 1962, drugs could be sold in the U.S. without any data to support claims of their efficacy. But that year, reports that a sedative called thalidomide had caused severe birth defects in thousands of babies in Western Europe led to the Kefauver-Harris Amendment to the Federal Food, Drug and Cosmetic Act, which requires drug makers to satisfy the F.D.A. that their products are safe and effective before they go on sale.

But more than 100,000 over-the-counter drug products were already on the market, including sunscreens, each of which, under the new law, needed review. To streamline the process, in 1972 the F.D.A. sorted them into therapeutic categories (antacids, for example) as assigned “monographs,” which included lists of active ingredients. If publicly available data demonstrated that these ingredients were generally safe and effective, they could be used in current and future products under conditions specified in the monograph without further review.

Almost 50 years later, a third of the monographs, including the one for sunscreens, have not been finalized; hundreds of over-the-counter drugs currently on sale have not yet been determined to be safe and effective. (The agency blames the delay on an antiquated system and a lack of funding.) Sunscreens are unique, however, in that the way we use them has changed significantly. Decades ago, the sunscreens that Americans were dabbing on their noses were often mineral concoctions, like zinc oxide and titanium dioxide, that sat on the skin in a thick white cream and physically blocked the sun’s rays. But as awareness grew that ultraviolet rays can cause skin cancer even without burning the skin, public health experts began to advise that people wear sunscreen daily on all exposed areas of the body. (Hats, long-sleeves and avoiding prolonged sun exposure are also recommended.) This substantially increased the usage of less messy, chemical sunscreens – which contain molecules, or “filters,” that can absorb a “broad spectrum” of ultraviolet light – including by pregnant women and children as young as 6 months.

Initially, it was assumed these chemicals, like mineral sunscreens, stayed on the surface of the skin. Then, in 1997, a study published in The Lancet demonstrated that after subjects applied sunscreen, the UV filter oxybenzone was present in their urine; in 2008, a national health survey by the Centers for Disease Control and Prevention found oxybenzone in 97 percent of urine samples; a 2010 study of nursing mothers in a Swiss hospital reported that 85 percent had UV filters in their breast milk. (Because UV filters are in everything from makeup to shampoo to patio furniture, sunscreen was probably not the only source.) This widespread use has raised environmental concerns: Hawaii and Key West, Fla., have recently banned sunscreen ingredients, including oxybenzone, that studies have suggested may be damaging coral reefs. Yet despite sunscreen’s extensive use over decades, there has never been any indication that sunscreen chemicals are harmful to humans.

[Read more about recent sunscreen research.]

While drugs – like other products and health recommendations – can be tested for years in clinical trials of hundreds, or even thousands, of people, this doesn’t always predict how they will affect millions of people after decades of use. In the general population, dangerous side effects can remain invisible in the absence of large, long-term studies. In 2002, some six million women were using hormone-replacement drugs to relieve menopause symptoms – one chemical was substituted for another, innocuously, it seemed – when a large federal study showed that after five years, the drugs increased the risk of breast cancer, heart attack and blood clots.

So, the lack of negative evidence alone doesn’t prove that sunscreens are safe. Animal studies have raised the possibility that some UV filters, including oxybenzone, may disrupt the endocrine system, which can adversely affect reproduction, development and immunity. Even if those filters only slightly elevated the same risks in people, which no evidence suggests they do, says Dr. Robert Califf, a former F.D.A. Commissioner and professor at the Duke University School of Medicine and the other author of the JAMA editorial, “small differences in a big population can be very important, and it would be very hard to see it. People have trouble getting pregnant, men are sterile – these things happen every day, so you don’t think back, Gee, it must be the sunscreen. And it’s probably not.”

But population-wide studies of sunscreens are especially difficult to perform because so many variables are involved. In the U.S., 14 active ingredients in the sunscreen monograph are available to be combined any number of ways. People use many formulas, apply them in varying amounts using different methods (e.g., sprays and lotions) and engage in a wide range of activities while wearing them. This is partly why, Shinkai says, basic research is lacking: “We don’t actually know what the proper dose is to prevent skin cancer and whether that is different for different agents or even different combinations of agents that are used in sunscreen.” (The American Academy of Dermatologists recommends one ounce for most people.) More information could be lifesaving: For instance, diagnoses of melanoma, the most common type of skin cancer, are increasing. And though there is strong evidence that sunscreen use prevents skin cancer, experts disagree whether the available data shows that current sunscreen formulas and application methods protect against melanoma specifically. There might be better practices we aren’t aware of.

There may also be more effective sunscreens unavailable to Americans. In Europe, newer formulations that are broader-spectrum have been in use for years, but the F.D.A. won’t consider them without more data, leaving the U.S. marketplace with 1970s-era ingredients that, except for mineral varieties, the F.D.A. has not deemed safe and effective, either, but that it also can’t remove without eliminating a valuable form of skin-cancer protection. “The public needs to know, Should I continue to use sunscreen?” says Henry Lim, former president of the American Academy of Dermatology and a dermatologist at Henry Ford Hospital in Detroit. “And that is becoming a challenge.”

The F.D.A. is maintaining its official position that Americans should keep using sunscreen. But by showing that chemicals are being absorbed, the agency has effectively forced manufacturers to provide additional data, which they argue is unreasonably exhaustive, by November or risk having their products pulled off U.S. shelves. (The F.D.A. will likely grant them an extension.)

All of which raises the question of how deeply the unknown risks of a medically beneficial drug can and should be explored. “Science doesn’t hold still, and we keep learning things,” Dr. Janet Woodcock, director of the F.D.A. Center for Drug Evaluation and Research, points out. That is, all of us are taking part in toxicology studies, whether we like it – or know it – or not.

Kim Tingley - The New York Times
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