CosmeticOBS - L'Observatoire des Cosmétiques

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23 mai 2019 Fenty: quand "Mademoiselle" Rihanna présente sa première collection

A Paris, la marque Fenty, créée par Rihanna associée à LVMH, dévoile ses modèles de vêtements et accessoires dans une boutique éphémère qui ouvre vendredi 24 mai.

Fenty, le nom de famille de la chanteuse Rihanna, sera-t-il bientôt aussi connu que son nom de scène ? Après la ligne de cosmétiques Fenty Beauty créée en septembre 2017 dans le cadre d’un partenariat inédit avec LVMH, la star du RnB et le numéro un mondial du luxe récidivent en lançant ensemble la marque de vêtements et d’accessoires Fenty. Une boutique éphémère, installée dans une galerie parisienne du quartier du Marais, présente du vendredi 24 mai jusqu’au 2 juin la première collection qui sera mise en vente sur Internet dans 14 pays - Europe et Etats-Unis - à partir du 29 mai. Le lancement en Asie devrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année.

Rihanna veut apporter “une nouvelle vision de la mode”, a expliqué la chanteuse mercredi lors de la soirée de lancement, à deux jours de l’ouverture du “pop-up store” au public. Pas question pour elle d’être un simple faire-valoir. “C’est elle la patronne”, confirme-t-on chez LVMH. Cofondatrice de la société qui commercialise la nouvelle marque, elle en est aussi la directrice artistique, entourée “d’une équipe de 45 personnes”, révèle son manager, Jay Brown.

Rihanna et Bernard Arnault, le mercredi 22 mai. Crédit photo : Anne-Marie Rocco

Pour ceux qui en douteraient, Fenty est bien une nouvelle “maison” du groupe LVMH, au même titre que Dior, Louis Vuitton, Céline ou Givenchy, même si elle n’en est qu’à ses débuts. Cela n’était pas arrivé depuis 1987, avec la création de la marque Christian Lacroix. Et c’est la première fois depuis la constitution du groupe par Bernard Arnault qu’une nouvelle marque est créée par une femme. Une artiste planétaire et une influenceuse, avec 70 millions d’abonnés sur Instagram, qui possède déjà sa marque de lingerie et collabore avec Puma, Gucci ou Armani. En lançant sa propre marque de mode, elle renforce sa posture de femme d’affaires.

Pour Fenty Beauty, un succès phénoménal avec 500 millions d’euros de ventes pour la première année, Rihanna la métisse a imposé une gamme de maquillage très large pour s’adapter à toutes les couleurs de peau. Avec sa ligne de vêtements chic, décontractés ou sexy, elle veut aussi “toucher un très large public”. Les prix restent bien en-dessous de ceux de Dior ou de Louis Vuitton : de 600 à 800 euros pour une robe, 500 euros pour des sandales, 300 euros pour des bijoux fantaisie.

La marque Fenty propose des vêtements très structurés, dans des tons blancs, beige ou rose, et des pièces en denim. Crédit photo : Anne-Marie Rocco

Vêtue d’une robe-chemisier crème ultra-courte, très épaulée avec de larges manches, “Mademoiselle” Fenty sera-t-elle la Gabrielle Chanel du XXIè siècle? Chaussée de sandales haut perchées, elle présente sa collection à la centaine d’invités de sa soirée de lancement, en présence de Bernard Arnault et de tous ses enfants. Des vêtements très structurés, dans des tons blancs, beige ou rose, et des pièces en denim. Mais aussi des sandales, des casquettes et des bijoux fantaisie ainsi qu’une impressionnante collection de lunettes. Pas encore de sac, produit-phare des marques de luxe. Mais il y a fort à parier que cela ne saurait tarder.

Anne-Marie Rocco - Challenges
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23 mai 2019 Plantes et Fruits, une offre nature pour la cosmétique et l'alimentaire

Au coeur de l’Eure-et-Loir, PMA 28, spécialisé dans les plantes médicinales, et Fruitofood, qui produit des fruits déshydratés, s’allient pour proposer une gamme élargie en misant sur le bio et le naturel.

Dans les plaines à blé de la Beauce, PMA 28 fait pousser depuis trente ans des plantes aromatiques et médicinales, comme la menthe poivrée, l’angélique ou la mélisse, destinées à l’industrie cosmétique et pharmaceutique. Le mois dernier, cette entreprise, qui emploie 50 personnes entre Varize et Châteaudun (Eure-et-Loir), a bouclé sa première opération de croissance externe en rachetant Fruitofood, une société voisine spécialisée dans les fruits déshydratés à basse température. Pour mener à bien l’opération, PMA 28 (10,7 millions de chiffre d’affaires en 2018) a monté un holding - Plantes et Fruits - dans lequel ont investi Crédit Agricole Régions Investissement (Carvest) et Loire-Centre Capital, une société régionale créée à l’initiative de la Caisse d’Epargne Loire-Centre.

Ce rapprochement, qui a également bénéficié de l’appui de bpifrance et du CIC, vise à développer des synergies commerciales et industrielles pour accélérer la croissance du nouveau groupe, qui représente aujourd’hui 15 millions de chiffre d’affaires et 70 salariés. " D’ici deux ans, nous comptons atteindre le chiffre de 20 millions grâce à la dynamique de nos deux structures et à la complémentarité de nos gammes “, précise le nouveau président Jean-Raymond Vanier, fondateur de PMA 28.

Son entreprise, qui cumule une activité de production et de négoce de plantes séchées, a principalement pour clients des fabricants d’extraits végétaux, en France avec des groupes comme Pierre Fabre ou Alban Muller, et à l’export, pour un quart de son activité. Mais elle s’intéresse aussi de près au marché de la tisanerie. Pour l’instant, ce segment représente moins de 10 % de son activité malgré quelques clients prestigieux comme Dammann, mais il devrait pouvoir se développer fortement grâce à Fruitofood.

Son nouveau partenaire y réalise en effet la moitié de son activité, grâce à des produits phares comme le citron, l’orange, la bergamote séchée ou encore les fruits rouges. En retour, Fruitofood, lui aussi très présent à l’export, compte bien profiter du réseau de PMA 28 pour vendre des poudres de fruits à des fabricants de compléments alimentaires. " Nous sommes en mesure de fournir des produits d’origine certifiée, à 45 % bio, qui répondent à la demande du marché pour des produits plus naturels “, précise le nouveau directeur général de l’entreprise, Pierre-Yves Copy. Autre cible, le secteur cosmétique, intéressé par les eaux de fruits bio qui sont récupérées lors du processus de séchage, avec, à la clef, un million d’euros d’investissement pour renforcer l’outil de production de Fruitofood, qui arrive à saturation.

Christine Berkovicius - LesEchos.fr
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23 mai 2019 Proneem obtient l'AMM de son antiacarien naturel en Europe

Nathalie Hagege, présidente-fondatrice de la société de biotechnologies marseillaise Proneem.

C’est une étape décisive pour son futur développement que vient de franchir Proneem en obtenant, après quatre ans d’évaluation, l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe pour son principal actif. Cet antiacarien naturel devient ainsi, selon sa présidente-fondatrice, Nathalie Hagege, " le premier biocide biosourcé validé par la Commission européenne “. La société de biotechnologies marseillaise commercialisait déjà ce produit avec une autorisation transitoire.

Son actif est formulé à partir d’extraits de margousier, une espèce originaire d’Asie déclarée " arbre du XXI siècle " par les Nations unies, en raison des nombreuses vertus procurées par ses 140 constituants actifs. Le Neem, ainsi qu’on l’appelle dans la pharmacopée ayurvédique - médecine naturelle indienne - est notamment un puissant antiparasitaire, très efficace contre les acariens. C’est au sortir de ses études de biologie moléculaire en 2002 que Nathalie Hagege a trouvé le moyen d’encapsuler l’huile qui en est extraite dans des microbilles. Elle a déposé un brevet et séduit le principal fabricant français de couettes, Dodo, puis La Redoute et Carrefour pour ses literies Tex.

Depuis, Proneem s’est enrichi de 25 autres actifs végétaux que l’entreprise fabrique dans son usine, inaugurée il y a cinq ans à Marseille. " Nous sommes devenus spécialistes de la fonctionnalisation de toutes sortes de supports “, explique Nathalie Hagege. Antimoustique, antifongique, absorbeur de transpiration… la société a produit l’an passé quelque 80 tonnes d’actifs qui protègent plus de 8 millions d’articles : linge de maison, literie, cosmétique, détergence, vêtements… avec une progression de 30 %. Outre l’ouverture de nouveaux marchés avec son AMM, la société dispose d’autres leviers de croissance avec trois nouveaux actifs qu’elle s’apprête à enregistrer. L’un d’eux s’attaque aux punaises de lit” avec une efficacité de 100 % en 15 minutes “, selon la présidente qui cible les hôpitaux, prisons et hôtels.

Paul Molga - LesEchos.fr
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22 mai 2019 Weed producer Canopy moves into skincare with £43m This Works buy

Canopy Growth is buying UK skincare brand This Works for £43m ($54.4m), in an all-cash deal that would add beauty and sleep products to the Canadian weed producer’s existing portfolio of cannabis oil, hemp and medicinal offerings.

Founded in 2004, London-based This Works is best known for its face creams and pillow sprays that help users sleep. While the company currently does not make pot-based products, Canopy said the acquisition would give it a platform to develop and sell such items in the burgeoning global beauty and wellness market.

“We believe CBD [cannabidiol] has the potential to disrupt the cosmetic and sleep solution industries and have been working for years to build and establish the right entry point into this opportunity,” said Bruce Linton, Canopy chairman and co-chief executive.

CBD is a non-psychoactive compound derived from the hemp plant that is increasingly being used in a variety of products. Heineken and Molson Coors have both announced plans to sell cannabis-infused drinks, while Coca-Cola said last year it was examining the space.

Canopy said on Wednesday the acquisition of This Works also fits with its strategy of expanding internationally.

The growing movement to legalise recreational marijuana usage is creating increasing interest in cannabis-related products. Canopy announced in February that lifestyle guru and TV personality Martha Stewart would join as an adviser and help develop CBD products for humans and animals.

That comes less than a month after Tilray, another Canada-based pot grower, struck a deal with US marketing and entertaining group Authentic Brands to develop cannabis-infused products.

In New York,Pan Kwan Yuk,hemp - Financial Times (FT)
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22 mai 2019 L'américain Avon racheté par le roi brésilien des cosmétiques Natura

Avon, qui a été pionnier dans la vente directe en envoyant des armées de vendeuses aux portes des foyers nord américains, s’est laissé distancer par ses concurrents.

Avon va pouvoir se refaire une beauté. En difficulté depuis plusieurs années, le fabricant de cosmétiques américain, qui a été contraint de supprimer 2.300 emplois en début d’année, va être racheté par son concurrent brésilien Natura Cosmeticos.

L’opération, intégralement réalisée en actions, devrait valoriser le groupe coté aux Etats-Unis à plus de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros). A l’issue de l’opération, Natura détiendra environ 76 % des parts du groupe fusionné, tandis que le reste appartiendra aux actionnaires d’Avon, selon les informations du Financial Times .

Les conseils d’administration des deux entreprises ont approuvé la transaction, à l’étude depuis plusieurs mois, rapporte pour sa part le Wall Street Journal, sans avancer de montant. L’opération devrait être officialisée ce mercredi.

Avon, qui a été pionnier dans la vente directe en envoyant des armées de vendeuses aux portes des foyers nord américains, s’est laissé distancer par ses concurrents, comme L’Oréal ou Sephora, plus prompts à s’adapter au marché, bouleversé par le développement de l’e-commerce et l’importance des réseaux sociaux.

Le secteur, bien que florissant, est en pleine transformation avec le rôle croissant des influenceurs et influenceuses sur Instagram. C’est bien souvent sur ce réseau social que les adolescents découvrent les produits qu’ils vont ensuite se procurer en ligne ou acheter directement en magasin.

De son côté, Natura cherche à conquérir de nouveaux marchés et espère qu’Avon lui ouvrira les portes de l’Asie et de l’Europe. L’Américain vient de se séparer de son activité domestique, revendue à Cerberus Capital Management pour 135 millions de dollars.

Le groupe brésilien continue de tisser sa toile à l’international. En 2017, Natura s’était emparé de The Body Shop, la chaîne de magasins britannique, alors propriété de L’Oréal.

Gabriel Nedelec - LesEchos.fr
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22 mai 2019 Brazil's Natura agrees to buy Avon in all-stock deal

Natura Cosméticos, the Brazilian group that owns The Body Shop, has agreed to buy Avon Products in an all-stock deal that values the US group more than $2bn, said people with direct knowledge of the matter.

The São Paulo-based company will end up owning about 76 per cent of the combined group, while the reminder will be owned by Avon shareholders, the people said.

The proposed deal, which has been in the works for several months, is set to be announced on Wednesday morning, one person said.

Avon has been struggling in recent years and was forced to cut 2,300 jobs in January. The equity value of the New York listed group, which was about $1.4bn based on the stock’s closing price on Tuesday, has dropped dramatically over the years.

The company that pioneered the direct selling model has fallen behind rival cosmetic brands, which have been faster at adapting to a market disrupted by social media.

Avon, which is headquartered in west London, has lost market share to savvier rivals such as LVMH-owned Sephora, Estée Lauder and L’Oreal.

In London,James Fontanella-Khan - Financial Times (FT)
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21 mai 2019 How To Reach The Connected Consumer In The Beauty And Cosmetic Space

With new brands and products launching daily, breaking into the beauty and cosmetic industry is no easy feat.

For a new company, trying to break into the beauty and cosmetic industry is not always pretty.

For one thing, the space is crowded – new brands are being created every day. For another, customers aren’t always eager to give up long-time brand loyalties and try something new.

What this means is that beauty brands that want to reach today’s consumer – the connected consumer – must have a deep understanding of what these consumers value, and how those values translate into not only the products, but the story that these beauty brands are telling.

Here are 4 practices every beauty brand must adopt in order to reach the connected consumer.

When it comes to social media, up your transparency factor.

For beauty brands, image-based social platforms like Instagram and Pinterest are – unsurprisingly – hugely important.

Your customers want to see your products in action, so images and video of those products and their application are key to building your online following. However, remember that the connected consumer also craves something else: authenticity and transparency.

This is part of why today’s consumers, especially Millennials, trust regular people over celebrities or models. With that in mind, brand managers in the beauty space should take a good look at their company’s social media profiles to see what kind of images they’re projecting.

Are diverse types of people represented in those images? Are they out in the world, going about their lives, or cooped up in a studio, looking utterly perfect? Are there typical, everyday users that your customers can see themselves in?

Every brand will have somewhat different needs in this area, of course, and it’s no secret that the beauty industry has always been – and continues to be – an aspirational one. Balancing that aspirational aspect with the authenticity that the connected consumer demands will look different from brand to brand, but the balancing act itself is a constant.

Invest heavily in influencer relationships.

In the beauty industry, influencers are a key component of effectively reaching the connected consumer.

Even though some achieve “Insta-fame,” boasting millions of followers and a seemingly glamorous lifestyle, most influencers still qualify as the “regular people” that connected consumers would almost always rather listen to.

Take the beauty startup Glossier, an online-only cosmetics company that surpassed $100 million in revenue in 2018. The company not only partners with influencers – it was started by an influencer and beauty blogger, Emily Weiss, who focused on conversations with real women about their real beauty routines.

Bridge the online and offline shopping experiences.

Even though the popular image of the connected consumer is one of a Millennial scrolling endlessly on their phone, connected consumers do still desire a hands-on shopping experience.

It’s a hallmark of the connected consumer’s purchase journey, which today is much more complex than the simple A to C path that generally existed before the internet.

As we discovered through our research into the connected consumer, connected consumers often begin their purchase journey online by researching a product, often creating documents or systems for keeping track of and organizing their options. If the opportunity is available, they’ll often visit a store to try a product out, or to pick up a product they purchased online.

Beauty brands can take advantage of this need by implementing experiential marketing tactics, like pop-up events that allow consumers to try out their products or get free one-on-one styling advice.

This is what we did for Chase for Business – we launched the Chase BizMobile, a high-tech mobile van that small business owners could visit for one-on-one social media consultations with Zen Media’s marketing experts. This idea could easily be translated for the beauty industry.

Streamline the try-out and purchase experience.

Perhaps one of the most interesting paradoxes of the connected consumer is that they wield unprecedented amounts of power when it comes to their purchasing choices – and yet, that same power is also paralyzing.

We heard from consumers during our research that they often felt worry that they were not making the right choice when it came to the brands they ended up purchasing from. Some took it even farther, worrying that they were not making the best possible choice.

To help ease this anxiety, beauty brands can streamline their purchasing experiences by offering “try-before-you-buy” options, free shipping, and free returns.

Companies like the eyeglasses retailer Warby Parker have perfected the try-before-you-buy model, shipping frames to customers so they can try a variety before choosing. They support this part of the consumer experience by encouraging consumers to Instagram selfies in their Warby Parker glasses using a branded hashtag.

While glasses are not the same as, say, lipstick or hair conditioner, the concept holds true. Beauty companies that make samples available or that allow users to upload pictures of themselves to virtually “try on” different shades of makeup, will get much farther with the connected consumer than those that remain wedded to the old retail models.

Shama Hyder - Forbes
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21 mai 2019 Décès du coiffeur Patrick Alès

Il s’occupait de Catherine Deneuve et Jackie Kennedy. Le plus discret des coiffeurs de célébrités et fondateur du groupe de cosmétiques à son nom s’est éteint lundi 20 mai, à l’âge de 88 ans.

Il y a quelques années, il avait envoyé une lettre manuscrite à de nombreuses rédactions, dont celle du “Figaro”, écrivant qu’il ne fallait pas attendre la disparition de leurs fondateurs pour parler des entreprises de beauté françaises encore indépendantes comme la sienne ou celle de Pierre Fabre. De son vrai nom Jésus Gonzalez, Patrick Alès, né en 1931 à Santander dans le nord de l’Espagne (sa famille émigrait en France au moment de la guerre civile) avait fondé un empire: les laboratoires Phytosolba en 1969, spécialisés dans les produits capillaires, devenus la marque Phyto, puis Lierac qu’il rachetait dix ans plus tard pour en faire le succès que l’on sait. Après plus de 50 ans à la tête du Groupe Alès, il s’était retiré l’an dernier pour laisser la présidence du conseil de surveillance à son fils, Romain Alès. “Tout au long de sa vie, mon père a su nous faire partager ses passions, son amour des plantes, sa vision et sa curiosité, a réagi ce dernier dans le communiqué. Il a fait du Groupe Alès une entreprise dont les marques sont reconnues aujourd’hui partout dans le monde. Sa disparition plonge notre famille et l’ensemble de ceux qui lui ont été proches dans une émotion profonde.”

Moins branché que Vidal Sassoon, plus discret qu’Alexandre de Paris, au milieu des années 1960, Patrick Alès coiffait pourtant de nombreuses célébrités, mannequins et têtes couronnées, telles Catherine Deneuve et Jackie Kennedy, dans son salon des Champs-Élysées. Il avait commencé tout en bas, d’abord coursier pour des adresses prestigieuses, avant de devenir coiffeur par hasard et, surtout spécialiste de la mise en forme des cheveux mouillés à l’aide d’une brosse et d’un séchoir - certains allant jusqu’à affirmer qu’il a inventé le brushing.

En pleine mouvance Flower Power, ce passionné de phytothérapie commençait à concocter dans son garage, avec son épouse, des formules capillaires à base de plantes pour préserver les mains de ses shampouineuses (en contact permanent avec des substances chimiques) mais aussi soigner le cuir chevelu. Ses mélanges à base de sauge, de romarin et de bardane étaient commercialisés, en 1969, sous le nom Phyto, plébiscités rapidement par les dermatologues, les pharmaciens et les salons.

Toute sa vie, fidèle à son look “nature”, sa barbe poivre et sel et son franc-parler, Patrick Alès vantait les mérites des plantes: “À l’origine de la médecine, et durant des millénaires, les plantes étaient les ‘simples’ par lesquelles les hommes cherchaient un soin, une protection, un chemin vers un monde d’esprits. Aujourd’hui les ‘simples’ ont perdu certains de leurs mystères mais pas de leur efficacité, lit-on dans le manifeste de sa marque. Elles sont toujours la source primordiale de principes actifs pour les produits du Groupe Alès. Cette foi dans la nature s’exprime dans les formules des produits conçus par nos laboratoires en utilisant plus de 500 ingrédients naturels.” Par la suite, toujours autour des plantes et du savoir-faire, l’entrepreneur diversifiait son activité en rachetant les produits de soin Lierac puis les très beaux parfums Caron (revendus l’an dernier). En pleine révolution du naturel, adoptée par les femmes du monde entier pour ses formules végétales et ses rituels simplifiés, la ligne Phyto s’apprête à fêter, cette année, ses cinquante ans.

Emilie Veyretout - Le Figaro.fr
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21 mai 2019 La mode végane séduit davantage

Plus de 8000 visiteurs dont une majorité de jeunes et de femmes ont participé à la VIIème édition du salon VeggieWorld ce week-end à Paris, soit une hausse de 14% par rapport la fois précédente. Reportage.

Cosmétiques, produits simili-carnés, crémerie végétale bio ou tofus à toutes les sauces, habillement, traiteurs pour un mariage… Il est aujourd’hui possible de se nourrir et de se vêtir sans tuer d’animaux. Un constat que l’on pouvait dresser ce week-end à Paris en déambulant dans les allées de 7ème édition du VeggieWorld de l’Espace Champerret dans le XVIIème arrondissement de Paris. “J’ai trouvé deux très belles paires de chaussures véganes fabriquées en France à partir du plastic recyclable, soit l’équivalent de 6 bouteilles d’eau minérale chacune, pour 70 euros pièce”, commente Edena, retraitée venue d’Orléans pour l’occasion avec un ancien boucher acquis au véganisme depuis dix ans et une amie conseillère en nutrition. “J’ai trouvé du fromage végétal ainsi des gâteaux sans produits d’origine animale”, indique Annie Charbonnel. Elle organise à Orléans des ateliers culinaires. “Je suis étonné de voir de nouveaux participants qui tapent à ma porte pour suivre un régime végétal car ils ont trop de diabète ou de cholestérol”, poursuit-elle.

Outre l’achat de produits en tout genre, les visiteurs, pas tous végans d’ailleurs, sont venus participer à des tables rondes. Une dizaine au total avait lieu sur les deux jours dont l’une, élections obligent, était consacrée à “l’Europe des Animaux”. “Il faut utiliser le levier européen pour faire avancer la cause face à l’immobilisme de la France”, explique Christophe Marie, directeur du bureau de la protection animale et porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

“Nous allons faire un mariage totalement végan”

Dans les allées de l’Espace Champerret, on croisait aussi des tourtereaux venus compléter leurs banquets de noce. “Nous nous marrions vendredi prochain à Paris. Ils nous manquaient des simili-carnés de saucisson et chorizo pour les apéros, détaille Isis en compagnie de son futur, David. Nous allons faire un mariage totalement végan. Il existe des traiteurs 100% végan comme Betty Nu Food”.

Et ce n’est pas parce qu’on est végan que l’on ne peut pas se maquiller. Des fabricants de cosmétiques sont là. Rouge à lèvres, lait pour le corps, toute la palette est disponible. “Tous mes ingrédients proviennent d’huiles végétales ou de plantes du sud-ouest et sont formulés à froid pour une plus grande efficacité sur la peau”, souligne Carole, responsable de la marque les Happycuriennes.

Au total plus de 120 exposants et 8000 visiteurs ont foulé les allées de l’espace Champerret. Avec une augmentation sensible du nombre de visiteurs. “Nous avons enregistré une fréquentation en hausse de plus de 14% par rapport à la dernière édition, celle de l’automne dernier, indique Pierrick Durand, organisateur du salon. Beaucoup de gens sont venus s’informer autour des conférences-débats et montrent l’intérêt croissant des jeunes et des femmes pour ce mode de consommation”. On est loin de certains activistes extrémistes du mouvement. “On prône la non-violence, on doit convaincre par le dialogue et notre manière de vivre”, assure Tevy, d’origine cambodgienne, en se dirigeant vers la sortie du salon.

Un chiffre d’affaires en hausse de 24%

Toutefois les chiffres ne doivent pas masquer une réalité. Les végans seraient moins de 2% en France. Si l’on ajoute les végétariens (qui ne mangent pas de viande), ils représenteraient 5% des Français, selon un sondage mené en 2017par l’institut d’études marketing et de sondages d’opinion Harris Interactive.

Un segment de marché en forte hausse. Les ventes de produits végétariens et végans ont généré en 2018 un chiffre d’affaires en hausse de 24%, à 380 millions d’euros, dans les grandes et moyennes surfaces (GMS) françaises, selon des données publiées début janvier par l’institut d’études Xerfi. Une vraie poule aux yeux d’or. Mais celle-là, on ne la mange pas!

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21 mai 2019 Neymar lance son parfum et crée le buzz

Dimanche soir, le 19 mai, 5 millions de personnes ont visionné en avant-première sur le compte Instagram de Neymar, le film publicitaire de son premier parfum avec Diesel. Combien seront-ils à acheter, dès demain (mercredi 22, date de sa commercialisation) le flacon en forme de poing décoré d’un tatouage tête de lion - celui qu’arbore le Brésilien sur la main gauche? C’est le fameux taux d’engagement recherché par toutes les marques aujourd’hui… En signant avec le troisième homme le plus suivi sur les réseaux sociaux - après Ronaldo et le catcheur Dwayne Johnson, alias The Rock - Diesel n’a que peu de doutes sur l’ampleur de l’opération… “Le digital a révolutionné l’industrie de la beauté, le business model et la façon de communiquer, affirme Guillaume de Lesquen, président monde des Designer Brands Fragrances, qui comprend Diesel, chez L’Oréal Luxe. Regardez les derniers gros succès: ce sont les lignes de maquillage de Kylie Jenner (Kylie Cosmetics) et de Rihanna (Fenty Beauty). À lui tout seul, sur Instagram, Facebook et Twitter, Neymar”parle" à 250 millions d’individus dans le monde. Pour ce projet, il a travaillé sur le jus, le flacon, la campagne, mais surtout il est devenu notre éditeur, un média à part entière: c’est lui qui, avec notre appui, a publié toutes les informations en avant-première."

Maîtrisant parfaitement les codes des réseaux sociaux, le numéro 10 du Paris Saint-Germain a donné le coup d’envoi il y a presque un mois en postant une photo de lui sous-titrée “newproject” (nouveau projet) qu’il a supprimée seulement quelques heures plus tard. Le temps de faire enfler la rumeur sur Internet: allait-il enfin rejoindre le Real Madrid? Deux jours après, Neymar joue à nouveau avec les nerfs de ses followers et publie un message disant qu’il ne peut pas encore en parler, mais qu’il travaille avec Diesel. Une semaine plus tard, il met en ligne en avant-première la campagne publicitaire et, surtout, demande à ses fans de lui proposer un nouveau tattoo: le gagnant sera invité à la soirée de lancement du parfum le mardi 21 mai à Paris où le joueur se fera tatouer en live.

Notez que la fragrance en question, Spirit Only The Brave, joue avec l’idée de la peau, de l’encre, du tatouage. “Les réseaux sociaux ont instauré une relation ‘one to one’ entre la star et le consommateur. On est passé d’un phénomène de masse (les campagnes de publicité) à une conversation, avec des messages reçus en direct, et en temps réel, sur son smartphone, reprend Guillaume de Lesquen. Cette opération, en apparence spontanée mais organisée de A à Z, a déjà mobilisé des millions de gens, hommes comme femmes, qui étonnamment représentent 50% des followers de Neymar et demeurent les premières consommatrices de parfum. Finalement les gens, surtout les Français, se moquent d’avoir une fragrance de célébrité, en revanche ils veulent posséder le parfum que leur idole a pensé, conçu pour eux.” Déjà à l’œuvre dans le prêt-à-porter ou le maquillage, le système de la collaboration entre une marque et une star pourrait démarrer une stratégie gagnante dans l’industrie de la parfumerie.

Emilie Veyretout - Le Figaro.fr
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