La durabilité? ou jusqu'à quand peut-on utiliser un cosmétique ?

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Comme beaucoup de produits de consommation courante, les cosmétiques ont une durée de vie, qui correspond à la période de temps durant laquelle on peut les utiliser sans crainte de voir leur efficacité diminuer et sans danger ni risque de les voir atteints par des contaminations extérieures (champignons et moisissures ou bactéries…). Les fabricants ont l’obligation de porter cette information à la connaissance des consommateurs, et on ne saurait trop conseiller à tous de les consulter d’abord, et de les respecter ensuite !

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Il est prévu par le nouveau Règlement régissant les cosmétiques en Europe qui est entré en application le 11 juillet 2013. Ce nouveau logo en forme de sablier introduit la date de durabilité minimale du cosmétique. Une notion à bien comprendre, pour une utilisation optimale de nos produits !

Le concept de durabilité minimale

Parfois confondue avec une date de péremption , la date de durabilité minimale désigne précisément, selon le texte du nouveau Règlement , "la date jusqu’à laquelle le produit cosmétique continue de remplir sa fonction initiale et reste sans danger", c’est-à-dire celle "avant laquelle il est préférable d’utiliser le produit".

Concrètement, elle doit se composer, dans l’ordre :
• soit du mois et de l’année,
• soit du jour, du mois et de l’année,

et peut être présentée de deux façons :
• soit précédée (comme actuellement) de la mention "à utiliser de préférence avant fin",
• soit précédée de ce nouveau symbole.

La barre des 30 mois

L’indication de la durabilité minimale est obligatoire quand celle-ci est inférieure à 30 mois. Dans le cas contraire, quand elle est supérieure à ces 30 mois fatidiques, l’indication est remplacée par une autre, celle de la durée pendant laquelle le produit est sûr après son ouverture et peut être utilisé sans dommages pour le consommateur, plus connue sous le nom de durée d’utilisation après ouverture , et prenant la forme d’un pot ouvert dans lequel viennent s’inscrire un nombre suivi de la lettre M pour "mois".

On a déjà eu l’occasion de souligner que cette indication risquait d’être de peu d’utilité pour le consommateur s’il ne prenait pas la peine de noter scrupuleusement la date à laquelle il a ouvert pour la première fois chacun de ses produits. Également de remarquer qu’on ne voyait pas sur le marché d’étiquette permettant de le faire aisément.
On se félicite donc de voir apparaître sur les étiquettes les premières initiatives dans ce domaine.

 30 mois : l’âge de quelle sécurité ?

Pour résumer, nous sommes donc en présence de deux indications différentes pour les cosmétiques qui peuvent "vivre" plus, ou moins, de 30 mois. Et ce principe réglementaire, énoncé par la précédente Directive et reprise quasi à l’identique dans le nouveau Règlement (à un logo près), n'est pas sans soulever quelques questions.

Car qui dit qu'un produit dont la durabilité est inférieure à 30 mois peut rester par exemple 24 mois ouvert et entamé sans subir quelques dommages ?
Autre exemple : imaginons un cosmétique dont la durabilité est supérieure à 30 mois. Il indique, tout à fait légalement, qu'il peut être utilisé durant 6 mois après sa première ouverture. Imaginons ce même produit, restant sur l'étagère d'un petit institut de beauté dont le stock ne "tourne" que lentement, ou au fond de l'armoire de votre salle de bain, oublié… puis retrouvé. Vous pouvez ainsi tout à fait tranquillement vous tartiner d'une crème vieille de 3, 4, 5… 10 ans, peut-être ! Que vaut-elle après tant de temps ?

À y regarder de plus près, on se dit que les législateurs n'ont pas dû penser au fait qu'un cosmétique ne se conserve pas de la même façon avant et après son ouverture, et que finalement, ces deux indications sont des repères bien différents, tous deux indispensables à la sécurité du consommateur, et qui devraient être tous deux obligatoires, sur tous les produits. Vraiment, on se demande ce qui a pu motiver l’édiction de la règle du avant/après 30 mois…
Et on encourage les fabricants qui vont au-delà de ce que la loi leur impose et indiquent les deux dates !

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