mardi 27 décembre 2011Apprendre à lire les étiquettes

La mention "Non comédogène"

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Intéressante, cette mention, sur l’étiquette d’un cosmétique ! Car qui a envie d’un produit pouvant provoquer ou favoriser l’apparition de comédons ? Mais que garantit réellement cette allégation ? Comment faut-il la comprendre et que peut-on en attendre ?

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Un produit cosmétique (ou un ingrédient cosmétique) comédogène est, par définition, susceptible de favoriser l’apparition de comédons (ou points noirs), en général du fait de son caractère occlusif.

Un agent occlusif forme  comme un film étanche sur la peau. Il trouve ainsi son utilité en cosmétique pour préserver l’hydratation de l’épiderme, puisqu’il "retient" l’eau à la surface de la peau. Intéressant pour les peaux sèches ou en cas d’exposition à des facteurs extérieurs pouvant perturber l’équilibre hydrolipidique des autres (grands froids, grosses chaleurs, climatisation…).

Mais ce faisant, l’occlusion peut aussi contribuer à obstruer les pores, empêchant la bonne évacuation du sébum. On voit ainsi tout l’intérêt pour une peau grasse de choisir un cosmétique non comédogène.
D’autant qu’un pore obstrué par le sébum a tendance à la formation de comédons, qui, en plus de leur aspect assez inesthétique, peuvent faire le lit de l’acné.

Une mention fiable en tous points ?

Face à la mention "Non comédogène", il faut d’abord se rappeler qu’elle n’est pas à proprement parler réglementée.
Ce qui signifie que les textes ne prévoient pas de critères bien définis à satisfaire avant de l’apposer sur l’étiquette d’un produit.
Cette revendication ne dépend donc que de la responsabilité du fabricant et de son engagement vis-à-vis du consommateur.

Et il faut le dire : si l’on voit sur le marché des cosmétiques qui s’affichent "Non comédogène" de façon justifiée, on en connaît aussi d’autres sur lesquels on peut émettre quelques réserves quant à l’effectivité de cette propriété…

On pourrait attendre en particulier d’un produit non comédogène qu’il ne contienne pas d’ingrédient occlusif. Et surtout pas en quantité importante.
Et cela, eh bien… ce n’est pas toujours le cas ! Attention donc : pour vérifier la pertinence de cette mention, mieux vaut vérifier la liste des ingrédients.

Les ingrédients occlusifs

Tous les agents filmogènes ont un caractère occlusif.
Parmi eux, les cires minérales dérivées d’hydrocarbures (Cera microcristallina, Ozokerite, Synthetic wax…), végétales (Candelilla cera, Copernicia cerifera cera, Oryza sativa cera…), ou animales comme la cire d’abeille ou la lanoline (Cera alba, Lanolin). Les gommes et résines sont également à classer dans cette catégorie.

Nombre d’hydratants réputés ont aussi cette caractéristique.
Toutes les huiles, même végétales (particulièrement si elles proviennent d’amande douce, de jojoba, d’avocat…), sont ainsi plus ou moins occlusives, mais dans des proportions différentes selon leur origine.
Si les silicones (Dimethicone, Cyclomethicone, Cyclohexasiloxane…) le sont faiblement, les huiles minérales (Petrolatum, Paraffinum liquidum, Polyisobutene…) le sont très fortement !

Citons aussi certains esters gras, en particulier dérivés des acide stéarique et oléique ou encore le myristate d’isopropyle, les insaponifiables, les squalane et squalène…

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