vendredi 3 décembre 2010Apprendre à lire les étiquettes

Un Flashcode sur un cosmétique, ça sert à quoi ?

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Il s’appelle communément Flashcode (surtout en France), mais aussi code QR ou Datamatrix… c’est le petit frère de notre vieux code barre, mais en deux dimensions, également qualifié de code barre intelligent. Et après les journaux, les affiches de films, les flyers publicitaires, les panneaux d’horaires des bus… nos cosmétiques commencent également à les voir apparaître sur leurs emballages. Mais pour quoi faire ?

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~ 4 minutes

De prime abord, ce sont des carrés de mosaïques noires et blanches aux allures assez psychédéliques et bizarroïdes. Leurs promoteurs les présentent comme une technologie avancée de l’interactivité, révolutionnant le rapport consommateur/produit.
En cosmétique, après le label Natrue qui a lancé les siens début 2010 , les marques s’y mettent de façon plus individuelle… comme Pomarium , qui a aidé à décoder ce nouveau code.

C’est quoi, ce picto ?

Un code barre 2D est en fait une voie d’accès à une information, ouverte en tous lieux et à tout instant dès que l’on possède un téléphone portable ayant accès à une connexion Internet.
Il permet ainsi de consulter un article sur un site web alors qu’on feuillette un magazine, de visionner la bande annonce d’un film en passant devant son affiche dans la rue, de consulter les horaires et itinéraires des bus à un de leurs arrêts, les horaires d’ouverture et les prix d’entrée d’un parc d’attraction par le biais d’une simple publicité sur papier, de disposer d’informations pratiques, culturelles ou touristiques au cours d’une balade dans une ville étrangère… Ses applications semblent infinies. Et bien sûr, il permet donc aussi dorénavant d’en savoir plus sur un produit cosmétique, sur son lieu de vente et avant même de l’acheter…

Comment ça marche ?

La manœuvre est simple. Prenons l’exemple de ce sérum, fourni par la marque Pomarium .

 1 – Vous le découvrez dans le magasin. Vous êtes tenté, mais… vous ne savez rien de cette marque ni du produit.
 2 – Avec votre téléphone portable, vous prenez une photo du code barre 2D que vous voyez sur l’emballage ou directement grâce à l’application téléchargée auparavant pour ce faire (Flashcode, ou dans notre exemple Scanlife), vous identifiez le code et envoyez l’information via Internet.
 3 – Vous accédez à la page d’informations mise à disposition par le fabricant du produit. Dans le cas présent : un argumentaire détaillé sur ce qui fait l’intérêt de ce sérum.
Voir la procédure en images ci-dessous.
Suivez le guide en images en passant votre souris sur les photos.

Est-ce que c’est utile ?

Ne nous y trompons pas. Le code barre 2D n’est ni plus ni moins qu’un nouvel outil de communication. Pratique par son accessibilité et sa rapidité à accéder aux informations, ludique avec son aspect de fun-technologie, et incontestablement très tendance… mais comme tout outil de communication, il demande une petite analyse pour être bien utilisé.

Autrement dit : oui, il est utile… à condition de savoir de qui il émane et vers quoi il mène, et de considérer les informations qu’il fournit à l’aune de ce filtre. Ainsi, il est évident qu’une marque (cosmétique ou pas) ne donnera jamais d’éléments négatifs sur son produit, mais on peut par ce biais en apprendre un peu plus par rapport à ce que l’emballage a la place de mettre en avant, sur sa composition, ses qualités ou ses indications…

Faut-il s’y mettre ?

Une chose est sûre : les marques, elles, s’y mettent ! Par le biais de ces codes "intelligents" ou d’applications pour Smart Phones, l’industrie prend de plus en plus position sur le créneau de la communication sur mobiles et autres tablettes numériques. Lancôme, Make up for Ever, Lancaster, L’Oréal, Yves Saint Laurent… sont déjà sur le marché, qui avec des contenus pas plus riches qu’une plaquette publicitaire, qui avec une offre plus complète comprenant conseils, informations sur les nouveautés, diagnostics personnalisés…

Et de fait, ce média semble avoir de l’avenir. Une récente étude menée par le cabinet Kline , vient de montrer que le Web et le mobile constituent des outils parfaitement adaptés à la demande toujours accrue de personnalisation des consommateurs, et conclut qu’un lien via le téléphone permet de fidéliser les utilisateurs.

Pour faire simple, disons que même le moins geek des consommateurs, s’il est averti, ne risque rien à utiliser les Flashcodes. Ni même à télécharger les applications dédiées aux cosmétiques. D’autant qu’on peut aussi en trouver de qualité, et réellement utiles (et ce n’est pas L’Observatoire des Cosmétiques, qui a lancé CosmeticOBS , qui peut dire le contraire, évidemment !).
Et puis, il va peut-être falloir s’y faire, car ces nouveaux outils vont faire partie de notre environnement quotidien le plus banal très bientôt !

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