lundi 8 janvier 2018Bien utiliser ses cosmétiques

7 règles d'or pour bien utiliser ses cosmétiques

©Thinkstock/L'Observatoire des Cosmétiques

Il y a des choses qu'on sait tout simplement, d'autres qu'on est sûr de savoir… alors qu'on fait des erreurs parfois ! Exemple : êtes-vous parfaitement au point pour utiliser au mieux vos produits cosmétiques ? Savez-vous en tirer le meilleur… et éviter les erreurs les plus courantes ? Petit listing non-exhaustif des bons gestes et des réflexes à adopter.

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Nous utilisons tous, hommes, femmes et enfants, des produits cosmétiques. Du dentifrice au savon pour les mains, du gel douche au fond de teint ou à la crème solaire, les cosmétiques font partie intégrante de notre quotidien.

Ce ne sont pourtant pas toujours des produits anodins. Parfois composés d’actifs allergisants ou irritants, voire dotés d'un potentiel toxique pour l'organisme, parfois réservés à un usage à l'exclusion de tous les autres, parfois fragiles et susceptibles d'être gagnés de quelque micro-organisme ou bactérie… et de les "transmettre" à leurs utilisateurs, les produits cosmétiques, surtout s'ils sont mal utilisés, peuvent s'avérer moins efficaces, voire être responsables d'effets indésirables plus ou moins graves.

Sachons éviter cela ! En se rappelant quelques principes de bon sens, et en faisant siens quelques bons réflexes.

Respecter la durée de vie du produit

Comment ?
En prêtant attention à la date de péremption (date de durabilité minimale) ou/et à la durée d’utilisation après ouverture (indiquée dans le petit pot ouvert).

Pourquoi ?
Parce que ces repères sont calculés précisément par le fabricant et qu'ils indiquent les périodes et les limites dans lesquelles le produit peut être utilisé en toute sécurité, sans perdre ni en stabilité, ni en activité de ses actifs, ni en protection face aux éventuelles contaminations extérieures.

Un exemple ?
On ne garde pas ses produits solaires trois étés de suite, ni même d'une année sur l'autre si le pot ouvert indique 12 M. Du fait de la dégradation naturelle des filtres solaires au fil du temps, on risque de ne plus avoir le niveau de protection anti-UV mentionné sur l’étiquette.

Savoir ce qu'on se met sur la peau

Comment ?
En décryptant la liste des ingrédients, même si elle est souvent inscrite en tout petits caractères sur l’emballage.

Pourquoi ?
Parce que certains ingrédients sont déconseillés pour certaines catégories de personnes, par exemple les bébés ou les allergiques, qu'au contraire d'autres sont recommandés pour tel ou tel type de peau, et qu'ainsi on peut mieux choisir ce qui nous convient le mieux.

Un exemple ?
Même si la réglementation les y autorise parfois encore, les ingrédients agissant en perturbateurs endocriniens sont à éviter dans les produits pour bébés.

Maîtriser les effets indésirables

Comment ?
En oubliant le geste qui consiste à débarrasser le cosmétique de son carton d'emballage et à le jeter dès le retour à la maison. Au contraire, on le garde jusqu'à ce que le produit soit terminé.

Pourquoi ?
Parce que c'est sur l'emballage que figurent des informations indispensables au médecin, voire au centre antipoison, en cas de d'effets ou de réactions indésirables.

Un exemple ?
La liste des ingrédients ne figure pas toujours sur l'emballage primaire (pot, flacon, tube…) mais seulement sur l'emballage secondaire (carton, film plastique…). Mais en cas d'allergie, d'irritation, ou même d'ingestion par un enfant, elle donne des indications précieuses sur le traitement à prescrire.

Lire le mode d'emploi… et le respecter

Comment ?
En les cherchant sur le carton d'emballage ou la notice à l'intérieur.

Pourquoi ?
Parce que le fabricant y précise parfois une zone d’application, une fréquence d’utilisation, un temps de pose, la nécessité d'un rinçage… et qu'il ne le fait pas par hasard.

Un exemple ?
Certaines huiles essentielles sont photosensibilisantes et peuvent provoquer des réactions de la peau exposée à la lumière du soleil. La mention "Éviter l'exposition solaire après l'application" est alors tout à fait pertinente !

En règle générale, éviter tous les produits contenant des ingrédients photosensibilisants durant les périodes ensoleillées : l’alcool, les eaux de parfum ou de toilette… peuvent aussi provoquer des photo-réactions.

Protéger ses cosmétiques

Comment ?
En les conservant à l’abri de la chaleur, du soleil et de l’humidité, en les refermant soigneusement après chaque utilisation, et en se lavant les mains systématiquement avant.

Pourquoi ?
Les laits corporels ou les rouges à lèvres peuvent s’oxyder au contact de l’air, les gommages ou les après-shampooings moisir si des gouttes d'eau de la douche les envahissent, les crèmes voir leurs actifs perdre de leur efficacité sous l'effet de la chaleur, tous les cosmétiques se faire le refuge et le lieu de proliférations de microbes qui traînaient sur un doigt.

Un exemple ?
Dès qu'un produit change de couleur ou d'odeur, déphase (un dépôt liquide se formant à la surface) ou change d'aspect, mieux vaut ne plus l'utiliser : c'est signe que sa stabilité est atteinte… et peut-être aussi sa sécurité d'emploi.

Penser aussi à nettoyer régulièrement à l’eau chaude savonneuse ses accessoires de maquillage (pinceaux, éponges, houppettes…) et à les renouveler de temps en temps. Eux-aussi se contaminent au fur et à mesure des applications.

Garder le cosmétique pour ce qu'il est

Comment ?
En le réservant à l'usage pour lequel il est destiné, et en s'interdisant de le "recycler" même si certains blogs sur le net en ont lancé la mode.

Pourquoi ?
La formulation d'un produit cosmétique est un processus élaboré, et les ingrédients qui le composent ne sont pas choisis au hasard. Certaines compositions ne sont ainsi adaptées qu’à un usage particulier.

Un exemple ?
Ne pas utiliser d’autobronzant ou d’huile de beauté en guise de produit solaire. Ils ne contiennent pas en général de filtres anti-UV et n’assurent donc aucune protection face aux méfaits du soleil.

À l'inverse, un produit de protection solaire qui contient des filtres anti-UV au potentiel parfois allergisant, s'il est très utile lors des expositions en été, ne doit pas être "fini" en lait hydratant pour le corps à l’automne : des applications trop répétées sur une longue période peuvent sensibiliser l’organisme, au risque de déclencher des réactions indésirables.

Autre exemple : un liniment destiné à nettoyer et désacidifier les fesses des bébés a un pH bien trop basique, quoi qu'en disent certaines étiquettes, pour le démaquillage quotidien des visages des mamans. Il risquerait d’en perturber l'équilibre épidermique, provoquant rougeurs et irritations.

Se montrer égoïste… parfois

Comment ?
En ne prêtant pas certains cosmétiques même à votre meilleure amie, ou en ne le partageant pas avec toute la famille.

Pourquoi ?
Vos muqueuses ou les zones très sensibles de votre visage (yeux, bouche…) sont aussi très sujettes aux contaminations bactériennes… avec des effets éventuellement des plus indésirables.

Un exemple ?
Au contraire du gel-douche qui peut laver toute la famille, les produits de maquillage (rouges et baumes à lèvres, eyeliners, mascaras…) ou votre brosse à dents sont à vous et rien qu'à vous.

Et au rayon des bons réflexes, ne pas oublier pas qu’un contenant cosmétique se recycle dans de nombreux cas (étui carton, flacon plastique…). On peut être propre et au top de sa beauté en respectant la planète !

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