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10 avril 2018Billets d'humeur

IA : pas simple de s’y retrouver, mais pourtant ! pro

Jean-Claude Le Joliff

Les lecteurs réguliers des billets d’humeur dans ces colonnes n’auront probablement pas été surpris par l’actualité du moment qui tourne depuis quelque temps autour de la notion d’intelligence artificielle (IA). Pour ceux qui ne se sentent pas concernés, il est encore temps. Cette notion d’IA vient d’être brutalement mise sous les feux de l’actualité, entre autres par l’intermédiaire du rapport de Cédric Villani sur la nécessité d’investir fortement dans ces approches.

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Comme vous l’avez probablement compris, je suis un chaud partisan de l’utilisation de ces techniques dans nos métiers (voir mes billets L’intelligence artificielle et la formulation et Quelle intelligence pour la beauté ?), et, sans vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas car les applications commerciales ou les contributions significatives attendues dans la gestion de la supply chain ne sont pas de mon domaine, je suis de ceux qui pensent que, dans les métiers de la formulation et dans les fonctions techniques plus généralement, il est clair que ces approches vont apporter des avancées hautement significatives.

Sans envisager nécessairement l’utilisation de la robotique de laboratoire, ce qui est plus un du clin d’œil (encore qu’il soit très révélateur des progrès attendus), il y a des domaines très concrets sur lesquels des démarches d’IA seraient les bienvenues : le choix des systèmes conservateurs, le choix des filtres et des photoprotecteurs, le choix des tensioactifs et stabilisants, et, à un degré différent, le traitement de multiple, datas pour ceux qui en ont (centres d’évaluation ou de recherche clinique). Sans parler de l’automatisation de la fonction réglementation, dont on comprend difficilement là aussi ...