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29 janvier 2019Comptes-rendus Congrès

Nanomatériaux : la bonne caractérisation pour être conforme à la réglementation pro Ajouter à mon portfolio
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Georges Favre

L’idée est assez répandue qu’on ne dispose pas aujourd’hui de méthodes analytiques suffisantes pour caractériser les nanomatériaux et répondre avec pertinence à l’exigence de l’étiquetage des ingrédients nanos présents dans les produits cosmétiques. Une idée que Georges Favre, Directeur de l’Institut LNE Nanotech, a voulu battre en brèche lors du 16e Congrès Parfums et Cosmetiques de la Cosmetic Valley, où il a détaillé les obligations induites par la réglementation et les différentes techniques disponibles pour les satisfaire.

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“Je veux aller contre l’idée qu’il n’est pas possible de caractériser des nanoparticules : aujourd’hui, il existe des moyens pour le faire et nous avançons dans le bon sens”, a affirmé d’entrée Georges Favre.

Son laboratoire, le LNE (Laboratoire National de métrologie et d’Essais) est un EPIC (Établissement Public à caractère Industriel et Commercial) placé sous la tutelle du Ministère de l’Industrie. Il dispose de 55 000 m² de laboratoires, 30 équipes d’experts pluridisciplinaires et 750 collaborateurs dont les trois quarts sont techniciens, ingénieurs et chercheurs. En 2016, il a réalisé un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros, 24 % de son budget est dédié à la R&D. Il compte 8000 clients dont plus de 70 % d’entreprises industrielles, de collectivités et d’associations.

De l’intérêt des nanomatériaux

Les nanomatériaux sont des substances chimiques très intéressantes, a rappelé l’intervenant : quand on diminue la taille des particules, jusqu’à une échelle de 1 à 100 nanomètres (si l’on s’en tient aux définitions réglementaires), de nouvelles propriétés apparaissent, soit totalement nouvelles comme des propriétés physico-chimiques spécifiques (modifications des propriétés optiques (couleur), des propriétés thermiques ou effet antibactérien…), soit liées à la grande surface spécifique des matériaux considérés, par des effets d’interfaces démultipliés.
Pour illustrer ce ...