CosmeticOBS - L'Observatoire des Cosmétiques
3 décembre 2018L'actualité des ingrédients

Quand les ingrédients cosmétiques dépendent d'autres réglementations pro Ajouter à mon portfolio
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Raniero de Stasio

Il n’est pas absurde de penser que les ingrédients utilisés dans les produits cosmétiques sont totalement régis par le Règlement Cosmétiques 1223/2009, ses dispositions et évidemment ses annexes dessinant un cadre suffisamment précis et exhaustif. Il arrive pourtant que ce ne soit pas le cas, et que certaines autres réglementations, particulièrement les Règlements CLP et REACH, avec leurs principes fondamentaux très différents, impactent fortement les matières premières cosmétiques jusqu’à menacer leur avenir. Lors du 16e Congrès Parfums & Cosmétiques de la Cosmetic Valley, Raniero de Stasio, de la Strategic Core Team “Ingredients Defense” de Cosmetics Europe, en a fait la démonstration en évoquant les ingrédients “chauds”, des microplastiques aux CMR, en passant par une réflexion sur la différenciation entre risque et danger.

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Les microplastiques

“Vous ne pouvez pas vivre aujourd’hui dans notre monde sans entendre le mot ‘microplastique’”, a introduit Raniero de Stasio. “Depuis quelques années, les plastiques et microplastiques sont devenus une préoccupation majeure du grand public et des législateurs”.
Et pour lui, la cosmétique joue le rôle de “Cendrillon de l’industrie”, sur qui on fait porter tous les blâmes et toutes les responsabilités, en étant régulièrement mise au premier plan des campagnes de sensibilisation des médias et des ONG.

La cosmétique est ainsi la principale accusée de polluer les océans avec ses microplastiques, alors que, comme l’a rappelé le représentant de Cosmetics Europe :
• les microplastiques issus des produits cosmétiques ne constituent qu’une fraction extrêmement faible des plastiques qui polluent l’environnement marin ;
• bien d’autres industries ajoutent des microplastiques dans leurs produits, la plus grande partie de ceux qu’on retrouve dans les milieux marins provenant plutôt de la dégradation d’autres plastiques, par exemple ceux contenus dans les pneus de voiture qui s’usent sur les routes et que la pluie lessive vers les océans.
“Cela a été prouvé scientifiquement”, a souligné Raniero de Stasio, “mais qui a déjà entendu parler d’une interdiction des ...