mercredi 5 avril 2017L'ingrédient du mois

Que d’eaux, que d’eaux… en cosmétique !

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L’eau compose, bien souvent, plus de 80 % de la formule des cosmétiques que l’on trouve sur le marché. Il en existe à ce jour plusieurs sortes d’eaux qui sont un peu plus que de l’eau pour élaborer des produits de beauté. Utilisées pour leurs vertus cosmétiques reconnues ou pour apporter une touche d’exotisme, elles sont toutes le fruit de sources et de captations différentes.

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Fini (ou presque !) l’eau déminéralisée dans les cosmétiques, on connaît aujourd’hui plusieurs alternatives pour enrichir les formules.

Eaux de mer / Eaux de source marine

Dans le cas de l’eau de mer, il convient de distinguer deux catégories bien distinctes, qui pourtant portent le même nom INCI (Maris aqua).
L’eau de mer
Comme son nom l’indique, elle est directement puisée dans la mer, à une certaine profondeur, et filtrée pour ne conserver que son sel et ses oligo-éléments.
L’eau de source marine
Cette catégorie résulte de la résurgence de sources d’eau douce en milieu marin. Il faut aller les chercher en profondeur. Elles sont sollicitées en cosmétique pour leur composition, souvent plus stable en oligo-éléments que celle de l’eau de mer.
Elles sont fossiles, et gardent toujours la même minéralité et la même température. Bien souvent, on leur prête la vertu de renforcer la barrière cutanée et d’avoir des actions immuno-cosmétiques grâce à la présence de fragments microbiens de la faune et la flore marine.

Eaux florales

Il peut exister autant d’eaux florales qu’il y a de fleurs ! Elles sont en réalité fabriquées au moment où sont produites les huiles essentielles.
Le procédé est assez simple : on fait passer, sur les fleurs de son choix, de la vapeur d’eau. C’est elle qui extrait des pétales toute une série des substances qu’ils contiennent. Ensuite, la vapeur est récupérée et condensée, transformée en liquide par refroidissement de son récipient. Passé le stade de la condensation, le liquide final va se scinder en deux parties : l’huile essentielle qui surnage, et l’eau qui a aidé à l’extraction, qui reste au fond. Sauf que dans cette dernière, il reste des résidus floraux.
Les eaux florales sont utilisées dans différents produits en fonction de leurs propriétés pour la peau ou pour leurs pouvoirs odorants.
En termes de nom INCI, elles sont généralement désignées par le nom botanique de la fleur ou de la plante en latin suivi de la qualification de l’ingrédient final en anglais, avec la partie de la plante dont elle est issue (flower pour fleur) et la forme de l’ingrédient (water pour eau). Exemple : eau florale de rose de Damas / Rosa damascena floral water).

Eaux de composition

Derrière ce nom peu équivoque se cachent les eaux de fruits et de légumes, très souvent utilisées dans la cosmétique bio. Elles sont produites par des moyens bien particuliers.
Il est possible de les extraire par déshydratation. Les fruits ou les légumes sont placés dans de grandes étuves, puis chauffés légèrement jusqu’à ce qu’ils soient asséchés.
On peut aussi récupérer ces eaux par broyage de la matière première, suivi d’une filtration.
La plupart des eaux de fruits n’ont pas beaucoup de propriétés en elles-mêmes, ce sont surtout des compléments de formulation. Néanmoins, certains extraits, plus particuliers, comme l’eau de citron, ont été testés et reconnus comme ayant de réels bénéfices sur la peau.
Leur nom INCI répond aux mêmes règles que celles qui s’appliquent pour les eaux florales : le nom botanique du fruit ou du légume en latin suivi de la qualification de l’ingrédient final en anglais.

Eaux de glacier

Appréciées pour leur pureté, elles sont de plus en plus présentes dans le monde de la cosmétique.
Certaines marques récupèrent des morceaux d’icebergs flottant sur la mer, dont la chute est naturelle. Les blocs de glace sont ensuite entreposés à température ambiante. Une fois l’iceberg fondu, l’eau est filtrée afin de la débarrasser des éventuelles impuretés présentes.
La "pêche à l’iceberg" n’est pas le seul moyen de récupérer de l’eau de glacier. Il existe aussi des sources terrestres, nourries par la fonte des glaces.
Elles sont réputées idéales pour l’oxygénation de la peau, du fait de leur composition. Étant très pures, elles sont isotoniques et respectent l’intégrité des cellules de l’épiderme.
Bien qu’elles proviennent des glaciers, elles n’ont pas de nom INCI spécifique. Elles sont désignées par le simple terme "Aqua" dans les listes d’ingrédients.

JS

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