CosmeticOBS - L'Observatoire des Cosmétiques
13 avril 2016Organismes professionnels

Comment un pot de crème bio peut changer le monde ! Ajouter à mon portfolio
fonctionnalité réservé aux abonnés pro
voir nos formules d'abonnement

Cosmébio et Organics Cluster Rhône-Alpes se sont associés pour réaliser une étude consommateurs exclusive intitulée “Profil des consommateurs et pratiques d’achat de cosmétique et alimentation bio en 2016”, menée par OpinionWay/Senseva. Cette étude annonce un nouveau paysage de consommation et de comportements des français, notamment en cosmétique. Comment un petit pot de crème bio fait changer les comportements des consommateurs ?

Temps de lecture : ~ 6 minutes

Communiqué de Cosmébio et Organics Cluster

Passer à la cosmétique bio, c’est changer son style de vie

Le message phare de cette étude est clair : passer au bio implique un changement de vie pour 85 % des acheteurs de cosmétique bio.
71 % font plus attention à leur mode de consommation (gaspillage alimentaire, consommer moins mais mieux, gestion des déchets, covoiturage…).
45 % sont plus attentifs à leur santé : ils prennent soin de leur corps, font des cures détox, commencent ou intensifient leur activité physique.

Acheter de la cosmétique bio, c’est d’abord se nourrir en bio

Il faut rappeler que 85 % des acheteurs de cosmétiques bio ont également acheté un produit alimentaire bio au cours des 12 derniers mois : il est clair que l’acheteur de cosmétique bio achète d’abord un produit alimentaire bio. D’ailleurs, la consommation de produits bio est déclarée plus importante auprès des acheteurs de cosmétique bio (74 %).

Des consommateurs soucieux de leur santé

Les résultats de l’étude ont mis en évidence le fait que les acheteurs de cosmétiques bio sont attentifs à leur forme physique (86 %) et leur santé psychologique pour 87 %. Ils pratiquent régulièrement une activité physique pour plus de la moitié (50 %), et majoritairement une activité de plein air ou une activité sportive de manière hebdomadaire. Ils ont un intérêt marqué pour la cuisine, la recherche de produits alimentaires de qualité (+ 60 %)  mais aussi pour les activités de bien-être  (+ de 50 %).

Focus sur la première expérience bio

Le principal déclencheur d’achat est la prise de conscience pour + 62 % des acheteurs de cosmétique bio : impact écologique, problèmes de santé, scandales sanitaires. Ces éléments déclencheurs sont beaucoup plus importants chez les acheteurs de cosmétiques bio que chez les acheteurs d’alimentation bio.
Les consommateurs de cosmétiques bio sont récents (moins de 5 ans) pour 70 % d’entre eux étant donné les efforts d’innovation et de communication de la part des entreprises du bio.

L’achat d’un cosmétique bio

Pour se rassurer, les consommateurs de cosmétique bio sont attachés à la visibilité d’un label et au respect de la peau. L’achat des cosmétiques bio se fait en GMS, pharmacies et parapharmacies et magasins bio à part égale (autour de 30 %). Les premiers produits sont : les soins visage (20 %), les produits cheveux (20 %) et les soins du corps (16 %).

Les 4 raisons principales du passage à la cosmétique bio

• Se rassurer (préserver sa santé, consommer des produits sains, préserver sa peau) : 41 %
• Les valeurs (préserver la planète, respect des fabricants, consommer de manière éthique) : 26 %
• Le plaisir (consommer des produits agréables qui font rêver et voyager) : 21 %
• Par peur (pesticides, produits chimiques) : 15 %

Ce passage au bio se fait de manière durable pour la totalité des consommateurs (alimentaire et cosmétique). Après une étude de 3 000 verbatims environ, les termes les plus employés lors des questions ouvertes sur l’achat de produits bio sont la fierté, le soulagement, l’intérêt et le plaisir.
La consommation de produits bio apparaît majoritairement comme un acte “sérieux”, nourrit par des besoins de sécurité, de sens et de cohérence.
Cette consommation reste essentiellement basée sur la confiance accordée à la filière et impose un haut niveau d’exigence.

Les 5 profils d’acheteurs de cosmétiques bio

Les ambassadeurs engagés (33 %)
Ce groupe dont l’âge moyen est le même que celui des français. Ils ont de fortes valeurs (environnement, nature…) associées à un fort potentiel d’achat. La présence d’un label bio est importante. Ils sont plus prescripteurs que la moyenne et s’intéressent davantage aux vertus de la nature.

Les accros de la beauté (25 %)
Il s’agit d’un groupe jeune à très forte proportion de femmes qui sort le soir, qui aime aller dans des espaces de relaxation/bien-être. Peu consommateurs de produits bio, ce groupe privilégie le prix, principal levier à l’achat

Les seniors soucieux de leur santé (21 %)
Ce groupe est constitué d’une part importante de 65 ans et plus, peu actifs sur les réseaux sociaux. Ils cherchent surtout des produits respectueux de la peau mais un label bio leur importe peu.

Les défenseurs de la cause animale (12 %)
La garantie que les produits cosmétiques sont non testés par les animaux est un critère d’achat important. Consommer des produits cosmétiques bio leur permet d’être en cohésion avec leurs valeurs.

Les hipsters du bio (8 %)
Composé de 51 % d’hommes, ce groupe est très actif sur les réseaux sociaux. Il se concentre sur son apparence physique, son alimentation et son bien-être. Consommer des produits cosmétiques bio est synonyme pour eux de rêve et de voyage.

Méthodologie
Étude consommateurs Organics Cluster/Comsébio réalisée par OpinionWay/ Senseva du 2 au 14 février 2016, selon la méthode CAWI, auprès d’un échantillon de 1 076 acheteurs de produits bio de mars 2015 à mars 2016, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

FP

Tous les articles (110)