CosmeticOBS - L'Observatoire des Cosmétiques
19 avril 2017Organismes professionnels

Cosmétiques : les exportations passent la barre des 12 milliards d’€ Ajouter à mon portfolio
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Selon des chiffres communiqués par la FEBEA, les exportations françaises de produits cosmétiques ont passé le seuil des 12 milliards d’euros pour la 1ère fois en 2016, avec une progression de +2 % par rapport à 2015. L'excédent de la balance commerciale du secteur cosmétique atteint 9,2 milliards d’euros et place ainsi les cosmétiques en seconde place après le secteur de l'aéronautique.

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Communiqué de la FEBEA

L’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie demeurent tous les quatre dans le top 5 des pays vers lesquels la France exporte le plus, même si le montant des exportations a tendance à marquer le pas dans ces quatre pays.

Mais le dynamisme en Amérique du Nord et en Asie compense le ralentissement européen, avec notamment une croissance soutenue en Amérique du Nord : les exportations sont en hausse vers les États-Unis (+8,5 %), le Canada (+4,5 %) et le Mexique (+4 %).
L’ensemble de la zone Asie a connu une croissance de presque 10 % en 2016 avec des hausses vers la Chine (+15 %), Singapour (+13 %), la Corée du Sud (+18 %) et le Japon (+4 %).
En effet, si l’Asie avait connu une année plus difficile en 2015, on observe en 2016 une véritable reprise sur l’ensemble de la zone. La croissance demeure soutenue en Chine malgré une règlementation peu adaptée aux innovations constantes sur ce marché.
Désormais, l’Asie représente 17 % des exportations de produits cosmétiques.

"La cosmétique française poursuit son rayonnement international en alliant les forces d’une image de haute qualité à celles de l’innovation", selon Patrick O’Quin, Président de la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA).

Une instabilité dans les autres zones géographiques

Les exportations vers l’Amérique Latine (-7,2 %), les pays d’Europe hors Union Européenne (-3,5 %) et le Moyen-Orient (-5,9 %) connaissent en revanche une véritable baisse.
Les pays d’Europe hors Union européenne connaissent une baisse de leurs exportations depuis plusieurs années. Le rouble est une devise instable, cela impacte donc fortement nos exportations vers la Russie (-13 %).

Les baisses vers le Moyen-Orient (Arabie Saoudite (-18 %), Émirats Arabes Unis (-5,8 %) sont liées à une règlementation en pleine évolution et de plus en plus complexe, ainsi qu'à une économie en transition du fait de la baisse du prix du pétrole. Le pouvoir d'achat des Émiratis ou des Saoudiens baisse avec des conséquences importantes sur leur consommation de produits de luxe.

Les exportations vers l’Afrique du Nord sont en baisse de 3,6 %, l’Égypte étant la cause principale de cette baisse avec une chute des exportations de -27 %, là encore du fait de la situation économique très difficile du pays.

Les moteurs et nouveaux accélérateurs des exportations françaises

Les soins et les parfums représentent les trois quart  des exportations françaises de cosmétiques (43,4 % pour les soins et 31,3  pour les parfums).

"Les marques haut de gamme sont toujours plébiscitées dans le monde entier, et les marques de pharmacie accélèrent leur pénétration", souligne Virginie d’Enfert, Directrice des Affaires Économiques, Environnementales et Internationales de la FEBEA.

Enfin, la cosmétique française s’illustre par des caractéristiques nouvelles de transformation qui, outre la qualité des produits, peuvent expliquer ses succès. Une vocation accrue de bien-être, l’innovation dans les modes de distribution et l’investissement dans la science et les technologies font fortement évoluer la donne.

"Les acteurs du secteur s’attachent à créer un bien-être personnel et collectif, de soin de soi et de soin de l’environnement. Ils construisent de nouvelles stratégies de distribution Internet et font émerger de nouveaux points de vente physiques, avec par exemple le développement de boutiques en propre. Et les entreprises déploient le marché de la cosmétique personnalisée, connectée et technologique, ouvrant une ère nouvelle" conclut Patrick O’Quin.

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