CosmeticOBS - L'Observatoire des Cosmétiques
21 octobre 2015Publications scientifiques

Les parabènes n'épargnent pas les dauphins Ajouter à mon portfolio
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© L'Observatoire des Cosmétiques

Au vu de leur (encore) large utilisation, dans les produits cosmétiques mais aussi l'alimentation ou les médicaments, on n'est pas étonné de trouver des parabènes dans les tissus du corps humain. Mais aujourd'hui, une équipe de chercheurs vient de montrer que ces conservateurs se retrouvent aussi chez les mammifères marins comme les dauphins ou les loutres de mers, mais aussi les ours polaires. Leur étude a été publiée dans le journal scientifique Environmental Science & Technology.

Temps de lecture : ~ 2 minutes

Une étude menée aux États-Unis avait déjà montré que la plupart des consommateurs avait des niveaux détectables de parabènes dans leurs urines. On voit aujourd'hui que les humains ne sont pas les seuls à être exposés aux effets potentiellement nocifs de ces conservateurs. Les produits contenant des parabènes, une fois rincés ou jetés, finissant leur vie dans les systèmes de retraitement des eaux et des déchets, ils peuvent être relargués dans l'environnement. Une équipe de scientifiques américains a cherché à savoir si les animaux marins pouvaient, eux aussi, voir les parabènes s'accumuler dans leurs organismes.

Ils ont analysé 121 échantillons de tissus de huit espèces de mammifères marins vivant sur au large des côtes de Floride, Californie, Washington et Alaska.Ils ont détecté du méthylparabène dans un très grand nombre de ces échantillons. Un métabolite du méthylparabène, le 4-hydroxybenzoic acid (4-HB) était présent dans tous les échantillons. Selon les espèces, les niveaux de méthylparabène variaient : à l'état de traces chez les ours polaires, il était présent à hauteur de dizaines de milliers de nanogramme de 4-HB par gramme de tissu chez certains dauphins et loutres de mer. Selon les scientifiques, bien que le métabolite 4-HB soit naturellement présent dans certaines plantes, la corrélation entre le méthylparabène et le 4-HB dans les échantillons laisse à penser qu'ils ont issus de sources synthétique. Ils ont indiqué que des études complémentaires étaient nécessaires pour déterminer quels risques pour la santé des animaux marins. Des études précédents avaient montré que les parabènes et leurs coproduits pouvait agir comme des œstrogènes chez les animaux.

Pour aller plus loin
• Voir l'étude Elevated Accumulation of Parabens and their Metabolites in Marine Mammals from the United States Coastal Waters , Environmental Science & Technology,  17 septembre 2015.

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