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29 octobre 2014Publications scientifiques

Nano ou pas : le TiO2 est toxique pour l'environnement Ajouter à mon portfolio
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Le rapport est publié par l’Umwelt Bundesamt, l’Agence fédérale pour l’environnement allemande. Il donne les résultats d’une étude sur l’impact environnemental de trois dioxydes de titane, dont deux sous forme nano. Conclusion : nano ou pas, sous l’effet des radiations UV, le TiO2 (largement utilisé en cosmétique et notamment dans les crèmes solaires), est toxique pour la faune. Et de dénoncer une sous-estimation des risques environnementaux liés à son utilisation.

Temps de lecture : ~ 2 minutes

À l’origine de ce rapport, une étude sur le danger éco-toxicologique du dioxyde de titane, par le biais de nanomatériaux de deux tailles différentes et d’un TiO2 non-nano, pour les organismes vivants dans différents milieux naturels.

Plusieurs types d’effet (sur la respiration, la mobilité, la mortalité, la reproduction, le développement embryonnaire) ont été pris en compte et testés sur plusieurs espèces (puces d’eau, embryons de poissons, vers de terre…) dans des scénarii d’exposition envisageables dans la réalité.

Conclusion : les tests ont montré que les radiations solaires avaient un fort impact sur la toxicité du TiO2, qu’il soit sous forme nano ou non.

“La simulation de radiation solaire dans le test d’immobilisation aigüe (OCDE 2004a) sur les puces d’eau Daphnia sp. s’est montrée toxique à des concentrations nominales de TiO2 de quelques mg/litre, et de l’ordre de μg/litre en concentrations analytiquement mesurées”, précise le rapport.
“Ce test montre de plus que la toxicité du TiO2 induite par les radiations solaires n’est pas une caractéristique de la forme nano, puisque la radiation a induit une toxicité du TiO2 nano comme du TiO2 non-nano”.

L’Agence pour l’environnement allemande affirme que cette étude démontre la nécessité de prendre en compte la photo-activité à la fois de la forme nano et de la forme non-nano dans l’évaluation du risque environnemental du dioxyde de titane, c’est-à-dire, précise-t-elle, en pratiquant des tests d’écotoxicité sous irradiation simultanée par le soleil. Négliger l’impact des rayons du soleil aboutit à une sous-estimation évidente du risque environnemental lié au dioxyde de titane, conclut-elle.

Pour aller plus loin
• Voir le rapport Environmental hazard of selected TiO2 nanomaterials under consideration of relevant exposure scenarios, Umwelt bundesamt, October 2014.

FP

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