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16 mai 2019Zoom Nouveautés

Le triomphe du compressé Ajouter à mon portfolio
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Plus écologique, moins encombrant, le format compressé séduit les consommateurs. Après les déodorants, il commence à gagner d’autres produits de notre quotidien, comme les laques ou les shampoings secs.

Temps de lecture : ~ 6 minutes

Au niveau des déodorants, c’est un vrai raz de marée, le compressé domine en GMS comme en pharmacie.
Il faut reconnaître qu’il a tout pour plaire ! Plus respectueux de l’environnement (moins d’emballage, moins encombrant au niveau du transport), il utilise 50 % de gaz en moins.

Narta (le géant du secteur) l’a même précisément évalué en chiffres : “le format compressé, plus petit, permet 64 % d’unités en plus par palette pour réduire l’impact du transport. Il est plus léger (32 % de poids en moins pour un pack compressé par rapport à un pack classique de 200 ml) et plus écolo (neuf camions de moins par an)”.
Il est aussi plus mignon et plus léger. C’est pourquoi on l’a adopté au quotidien, et pas qu’en voyage ! Il offre autant d’utilisations qu’un format classique dans une contenance deux fois plus petite. Dans l’ensemble, la contenance de 100 ml permet autant d’utilisations qu’un 200 ml.
L’efficacité 48H semble être la règle en GMS comme en pharmacie.

Honneur au précurseur : le groupe Unilever a lancé les premiers déodorants compressés en 2014 chez Dove, Rexona, Monsavon, Axe, Brut… Le groupe déclare que “la prouesse repose sur la pulvérisation. Nos ingénieurs ont développé une nouvelle valve qui permet de faire qu’à chaque pulvérisation, la même quantité d’actifs soit libérée, et ce, avec deux fois moins de gaz. En compressant nos aérosols dans un format plus petit, nous utilisons moins d’aluminium pour l’emballage et moins de gaz à l’intérieur, réduisant ainsi significativement l’impact de nos produits sur l’environnement. Grâce à cela, depuis le lancement, nous avons économisé 731 tonnes d’aluminium et 12 087 tonnes d’émission de CO2. Et nous prévoyons d’aller encore plus loin dans les années à venir”.

Dans sa volonté de vouloir réellement changer l’impact écologique de la catégorie, Unilever avait d’ailleurs ouvert son brevet aux industriels concurrents. “Certains ont suivi, d’autres ne le font que maintenant”, précise le groupe.

Parmi les dernières creations de Dove, les Déodorants Compressés Talc Touch 0 % sels d’aluminium (100 ml, 3,95 - 4,40 €) qui existent dans les versions Original (enrichi d’1/4 de crème hydratante), Anti-Traces Blanches, Pêche et Verveine citronnée.

Le micro-talc est une valeur sûre, également utilisée par Cadum (Déodorants Compressés 48h au micro talc, 0 % alcool Fraîcheur d’Aloé pour les peaux épilées ou Douceur de Rose pour les peaux sensibles, 100 ml, 3,80 €).

Narta, lui, vient de sortir ses premiers Déodorants Compressés Magnesium Protect 0 % alcool, aux formules minimales (cinq ingrédients seulement) aussi efficaces que les sels d’aluminium et au toucher sec (100 ml, 4 €).
Le n°1 du déodorant a intégré dans sa formule (brevetée) de l’oxyde de magnésium antibactérien qui piège les mauvaises odeurs en les neutralisant. Quatre fois plus absorbant que le talc, il peut contenir jusqu’à deux fois son poids en eau.

L’autre grand lancement de la Division Grand Public L’Oréal France aura lieu cet été chez Ushuaïa avec ses Déodorants Compressés 48 h (100 ml, 4 €, quatre parfums : Fleurs d’oranger du Maroc et de Tunisie, Grenade des Açores, Vanille de Polynésie, Orchidée du Mexique, à partir du 1er juillet).
Ici, l’originalité réside dans la transparence du conditionnement (les autres compressés sont opaques), et les conditions de fabrication, en France, dans une usine qui s’engage pour le développement durable. La marque a également misé sur le faible impact environnemental de ses nouveaux produits.
En partenariat avec des organismes externes spécialisés, elle a mené une étude d’évaluation prenant en compte l’ensemble des étapes du cycle de vie du produit, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à l’utilisation chez le consommateur. Chaque flacon peut ainsi revendiquer sur son pack “moins 40 % d’émission de gaz à effet de serre”.
Dernier point : la forme du déodorant qui évoque une goutte d’eau est vraiment différente. Et ce changement est bienvenu car avec tous ces formats compressés identiques, on risque évidemment une certaine monotonie…

En pharmacie même combat

Les compressés ne s’y sont pas encore généralisés, mais les marques les plus innovantes comme SVR (Spirial Spray Anti-Transpirant Compressé ou Spirial Spray Végétal Compressé, 75 ml, 8,90 €) ou Rogé Cavaillès (Déodorant Dermato Anti-Odeurs 48h ou Déodorant Absorb + Spray Compressé, 75 ml, 8,50 €) les ont adoptés.
Les contenances sont encore plus petites qu’en GMS (ici, 75 ml = 150 ml).

Les laques et les shampoings secs compressés font leur apparition.
Le groupe L’Oréal mise décidément sur ce format en proposant les premiers shampoings secs chez L’Oréal Paris (Stylista Shampoing Sec Volume 24h, 100 ml, 7,30 €) ou laques chez Franck Provost (150 ml, 3,95 €).
Ces dernières revendiquent “27 % de gaz propulseurs en moins, 59 % d’alcool en moins et 43 % d’aluminium en moins pour le pack”.

Nous n’avons pas fini d’entendre parler du compressé mais de grâce, messieurs les fabricants, essayez de varier les conditionnements… !

Ariane Le Febvre

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