mardi 17 janvier 2012Portraits

Robert Barouki, au coeur des perturbateurs endocriniens

©Inserm

Bisphénol A, phtalates, parabens… nous sommes entourés, au quotidien, de ces perturbateurs endocriniens qui font peur. Mais que font nos politiques pour nous protéger ? Des projets de lois qui n’aboutissent pas… Mais que font les chercheurs pour les décider à agir enfin ? L’Observatoire des Cosmétiques est allé le demander à l’un d’entre eux, et parmi les plus éminents dans le domaine : Robert Barouki.

Temps de lecture
~ 9 minutes

Robert Barouki est Directeur de l'Unité UMR-S 747 (Toxicologie, Pharmacologie et Signalisation cellulaire) à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Depuis son petit bureau universitaire parisien de la rue des Saint-Pères, il a une vision particulièrement acérée des problèmes que posent les perturbateurs endocriniens. Et pas seulement parce que, comme tout le monde, il y est exposé chaque jour. Mais surtout parce qu’il les étudie, les analyse, décortique leurs mécanismes d’action sur la paillasse de son laboratoire… Les perturbateurs endocriniens sont l’objet de ses recherches, ils sont son quotidien.

Qui êtes-vous, monsieur Barouki ?

Robert Barouki n’est pas né chercheur… mais il l’est vite devenu. À 7 ans, il lisait les journaux que son père, fonctionnaire dans une administration, rapportait du travail : ça "l’amusait", dit-il aujourd’hui. Il a toujours aimé l’histoire (qu’il se serait bien vu enseigner quand il était en 3e), la politique… mais dès avant le bac, c’est la recherche qui l’attire : " Prof, chercheur… il y a des gens qui disent que c’est l’orientation que choisissent ceux qui ne veulent pas grandir. Mais je ne le crois pas. J’avais déjà cette curiosité, cette envie de participer aux progrès de la …

Ce contenu n'est disponible que pour les abonnésPREMIUM, PRO, STARTUP et TPE

Vous êtes déjà abonné(e) ?Identifiez-vous

Découvrir nos abonnements

PortraitsAutres articles

88résultats