CosmeticOBS - L'Observatoire des Cosmétiques
9 juillet 2015Comptes-rendus Congrès

Quelle communication sur les risques pour le secteur cosmétique ? pro Ajouter à mon portfolio
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© Thinstock/L'Observatoire des Cosmétiques

Les réglementations sur les produits et les ingrédients cosmétiques sont basées sur l'évaluation des risques et les preuves qu'apporte la science pour les effectuer. Ce message, fortement rappelé lors de la deuxième Conférence Internationale de Cosmetics Europe qui s'est tenue les 16 et 17 juin 2015 à Bruxelles, a pourtant quelques difficultés à passer auprès du grand public. Comment le rendre compréhensible et y faire adhérer les consommateurs ? C'était l'objet d'une intervention centrée sur la communication des risques.

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Le Professeur Ragnar Löfstedt est Directeur du King’s Centre for Risk Management du King's College de Londres. Et ce spécialiste de la communication des risques est venu expliquer à l'industrie cosmétique en quoi elle était importante et comment elle pouvait être mise en œuvre au mieux.

La perception du risque

Le premier conseil du Pr. Löfstedt est la lecture d'un livre : Les deux vitesses de la pensée (Thinking, Fast and Slow), de Daniel Kahneman. C'est cet économiste comportemental, professeur à l'université de Princeton, Prix Nobel d'économie, dont l'équipe a démontré que les risques ne sont pas toujours perçus de la même façon, et qui a mis en évidence les variables de cette perception.

Risque naturel vs risque technologique
"Le Naturel est vu comme une émanation de Dieu", explique le spécialiste, "et quand il est associé à un risque, on ne peut rien reprocher à personne. La technologie, en revanche, est le fait des hommes, et là, on peut trouver un responsable, une personne à blâmer. Instinctivement, les gens recherchent le Naturel".

Risque volontaire vs risque involontaire
En 1969, une étude de Chauncey Starr a montré que les gens sont mille fois plus inquiets ...