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1 juin 2016Lexique cosmétique

Blur, l'art du flou Ajouter à mon portfolio
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© Thinkstock/L'Observatoire des Cosmétiques

C'est un terme qui se répand depuis quelque temps sur les étiquettes des cosmétiques, et particulièrement dans les argumentaires des produits anti-âge. Le concept peut paraître nouveau… même si la cosmétique connaît son principe depuis longtemps, notamment avec les techniques de soft focus.

Temps de lecture : ~ 4 minutes

Le concept du "blur", transposé de la photographie aux applications cosmétiques, est né (comme beaucoup de ce qui fait les tendances aujourd'hui en cosmétique) en Asie. Repris aux États-Unis, il a fini par arriver jusqu'à nous, et on ne compte plus les marques européennes qui l'ont introduit dans leurs gammes.
Il consiste à utiliser des substances qui ont la propriété de diffracter la lumière au niveau de la peau plutôt que de la réfléchir, pour masquer visuellement son réseau microdépressionnaire qui constitue les reliefs, autrement appelé "rides".

En anglais, "blur" se traduit par "flou". Les ingrédients blur donnent ainsi l'impression optique d'un lissage de la peau, par un floutage des rides (enfin, surtout des ridules), comme si on apposait un voile ou un calque sur le visage. L'avantage du procédé est qu'on apprécie son efficacité de façon immédiate… même s'il disparaît au démaquillage, ou au fur et à mesure de "l'estompage" du produit appliqué au fil de la journée. Mais avoir l'air plus jeune en une minute, cela ne refuse pas, n'est-ce pas ?

Les produits blur

Les premiers ingrédients utilisés dans ce cadre ont été des pigments, qualifiés de "soft focus", élaborés à partir de poudres de mica, de nacres ou de billes de silice.
La technique s'est ensuite affinée, et a été complétée (au moins dans la cosmétique conventionnelle) par la mise au point d'élastomères de silicone.
L'aspect visuel de la peau s'en trouve modifié, pour, comme disent les marques, la "resurfacer".

Puis, au seul effet optique, se sont ajoutées les touches de soin. On voit ainsi aujourd'hui des produits qui s'attachent à masquer les rides immédiatement, mais dans des formulations travaillées pour agir plus en profondeur sur les différents aspects du vieillissement de la peau.
Et un produit blur peut être une crème, un soin contour des yeux, un fond de teint, ou encore un "primer" ou un produit spécifique uniquement… blur.

Les blurs en pratique

Pas de souci pour une crème de jour ou un fond de teint, on sait comment et à quel moment de la routine de soin les appliquer.
Mais on peut être un peu plus perplexe sur la façon idéale d'utiliser un "simple" blur.

Quand ils sont positionnés comme "primers", la question est vite résolue : "primer" en anglais signifie "l'amorce" et ils sont conçus pour être appliqués avant tous les autres produits, comme on le ferait d'un sérum qui vient avant la crème de soin. Il faut juste prendre la précaution de bien le laisser sécher et absorber par la peau, pour ne pas risquer de voir les produits suivants "pelucher".

Les simples blurs, eux, sont conçus pour être utilisés après le soin de jour et avant le maquillage, là encore, avec un temps de pose d'au moins une minute entre chaque étape d'application. Ils se posent sur l’ensemble du visage ou uniquement sur les zones à corriger (contour des yeux, front, contours de la bouche…). Ils permettent alors au maquillage d'avoir fini encore plus uniforme et de mieux masquer les défauts de la peau.
Et ils peuvent aussi revenir en appoint au cours de la journée, par petites retouches sur les zones ciblées, appliqués alors parcimonieusement et par tapotements légers… comme un petit comblage optique supplémentaire !

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