mercredi 28 avril 2021Les tendances cosmétiques

Bio et naturelle : une cosmétique nommée désir

Bio et naturelle : une cosmétique nommée désir

À la marge il y a encore quelques années, elle s’est invitée depuis dans le cœur des consommateurs. Il s’agit de la cosmétique naturelle et biologique. Les mutations environnementales et sociétales ont largement contribué à ce succès. L’institut d’études Xerfi vient de publier une enquête sur l’importance de la clean beauty dans le paysage de la cosmétique.

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“La clean beauty fait désormais l’objet d’un véritable engouement en France dans un secteur de l’hygiène beauté plutôt déprimé. Au risque de parfois friser le greenwashing. Aujourd’hui, les ventes de soins bio et naturels (+8 % en 2020) représentent 6,4 % du marché”, introduit Xerfi. “Demain, leur poids augmentera de 2 points à 8,5 % en 2023 grâce à des chiffres qui vont bondir de 12 % par an en valeur pour frôler les 1,4 milliard d’euros en fin de période, d’après les calculs des experts de Xerfi Precepta”.

Plus que jamais en ces temps de Covid-19, les consommateurs veulent des soins sûrs pour leur santé et bons pour la nature.
La croissance de la beauté naturelle a également été renforcée par la jeune génération, beaucoup plus sensible que ses aînés à l’état de la planète. “Dans ce contexte, l’enthousiasme pour les cosmétiques bio et durables a toutes les chances de s’imposer comme un phénomène pérenne. Et les géants de l’industrie de l’hygiène beauté conventionnelle entendent bien profiter de cette manne après une première incursion ratée sur ce créneau au début des années 2000”, reprend l’institut Xerfi.

Un segment concurrentiel

En 2020, seuls 6,4 % de l’offre beauté était estampillée biologique ou naturelle. Néanmoins, elle attire de plus en plus de consommateurs… et intéresse tous les acteurs de l’industrie, poids lourds comme marques indépendantes.
“Si les géants du conventionnel (L’Oréal avec Ushuaïa, Mixa, Cadum et Garnier ; Unilever avec Dove, Timoteï, Monsavon ; Henkel avec Vademecum, Le Chat…) redoublent d’efforts pour convertir le marché des cosmétiques bio et naturels au mass market, les pionniers n’ont pas dit leur dernier mot. Ils vont néanmoins devoir se retrousser les manches. D’abord, ils vont devoir augmenter leurs capacités de fabrication pour répondre à l’essor de la demande. Léa Nature a ainsi inauguré une nouvelle usine en 2019 pour à terme tripler sa production. Les pionniers doivent également s’attacher à élargir leur offre tout en préservant leur image de marque”, explique l’institut Xerfi.

La grande distribution, meilleur allié du bio

Selon le cabinet d’études, le e-commerce ne fait pas encore totalement la part belle aux soins naturels et bio.
Les ventes en ligne d’hygiène beauté des grandes surfaces alimentaires (GSA) et du sélectif ont respectivement bondi de 28 % et 52 % en valeur l’an dernier. D’ailleurs 45 % des consommateurs déclarent avoir fait leur premier achat “clean” dans un magasin.
“La grande distribution dispose de solides atouts pour se hisser très prochainement au rang de premier circuit de distribution de cosmétiques de cette catégorie : une offre accessible, le référencement des marques de certains laboratoires spécialisés, à l’image de So’Bio Éthic ou Weleda”.

Elle est bien loin l’époque où les soins naturels étaient pointés du bout du doigt pour leur galénique ou leur parfum désagréable, voire leur inefficacité. Aujourd’hui, tous les acteurs de l’industrie de la beauté s’y sont mis. D’autant que cette branche est au diapason des futures réglementations environnementales et des attentes des consommateurs.

JS
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