jeudi 24 août 2017Marché

Un tiers des cosmétiques anti-âge viennent d'Asie

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Au sein de l'APAC, la Corée du Sud et le Japon sont en tête des lancements de cosmétiques anti-âge, chacun de ces pays représentant 23 % des lancements de la région entre 2014 et 2016, selon les chiffres de Mintel Global New Products Database (GNPD). Au troisième rang se trouve la Chine avec 22 %. La Thaïlande tient la quatrième place avec 7 %, devant l'Inde avec 6 %.

Répartition par région des lancements de cosmétiques anti-âge

 2014

 2016

Europe

 49 %

 40 %

Asie Pacifique

 28 %

 37 %

Amérique du Nors

 19 %

 16 %

Source : Mintel Global New Products Database


Au niveau mondial, c'est le Royaume-Uni, avec 16 % des lancements mondiaux d'anti-âge entre 2014 et 2016, qui détient la plus grosse part du gâteau. Mais sur la même période, Mintel révèle que le pays a connu un déclin d'années en années : 19 % de lancement en 2014, 17 % en 2015 et 12 % en 2016.

Selon Sharon Kwek, analyste de Mintel : "Le vieillissement est une préoccupation mondiale, particulièrement forte en Corée du Sud, au Japon et en Chine, les pays qui sont le plus touchés par une population qui vieillit rapidement. De ce fait, il est logique que ces marchés de l'Asie du Nord soient à la pointe de la beauté anti-âge dans l'Asie Pacifique. Cette population grisonnante ouvre des opportunités aux marques cosmétiques qui cherchent à capitaliser sur la "vague grise". Au Japon, par exemple, les marques conçoivent des produits de soins de la peau spécifiques pour cibler les consommateurs matures".

Parallèlement, il apparaît que le concept de l'âge a gagné une population plus jeune. Cela a fait émergé la tendance de "l'anti-âge précoce", qui voit les jeunes consommateurs commencer à utiliser des cosmétiques anti-âge qui agissent en prévention des signes de vieillissement prématurés.

Ainsi, l'étude de Mintel montre que pas moins de 30 % des consommateurs chinois urbains de 20 à 49 ans qualifie leur peau comme étant marquée par des rides et ridules prématurées, et 39 % des Chinoises de 20 à 24 ans déclarent utiliser des cosmétiques anti-âge. En Thaïlande, 45 % et 48 % des hommes âgées de 18 ans et plus sont respectivement soucieux concernant l'apparence des rides et des taches brunes.

"Une peau sans défaut, sans taches brunes ni rides, a longtemps été considérée comme "l'idéal" en Asie. C'est la quête de cet "idéal" qui encourage les jeunes Asiatiques à utiliser des produits de soin de la peau qui retardent et combattent les signes prématurés du vieillissement. Les jeunes consommateurs utilisent davantage de produits anti-âge, et les marques peuvent facilement les séduire en proposant des solutions anti-âge ciblées sur les stress liés au style de vie ou à l'environnement auxquels ils sont quotidiennement exposés", dit encore Sharon Kwek.

Enfin, l'étude de Mintel indique que plus de la moitié (55 %) des femmes urbaines en Thaïlande pensent que l'environnement (y compris la pollution) a un effet sur l'apparence de la peau. Et les préoccupations environnementales ont conduit à l'ajout de nouvelles allégations protectrices, particulièrement contre la pollution, dans le domaine de l'anti-âge. Selon le Mintel GNPD, les lancements de produits de soin anti-âge pour le visage portant une revendication antipollution sont passés de 20 % en 2015 à 35 % en 2016 dans la région de l'APAC.

"L'antipollution est un sujet chaud depuis quelque temps et les effets possibles de la pollution sur la santé de la peau, comme sur l'accélération du vieillissement, sont largement reconnus partout dans le monde. Le temps est venu pour les marques cosmétiques de s'aligner sur ce constat en innovant et en lançant des produits cosmétiques anti-âge aux allégations protectrices", conclut Sharon Kwek.

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